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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 06:18

Tous vos témoignages plus chaleureux et affectueux les uns que les autres me font dire une fois de plus que l’amitié tissée au jour le jour par blogs interposés n’est pas un vain mot, nous en sommes tous très touchés et si un jour Pomponette peut les comprendre elle aura à cœur de vous répondre.

Mais nous n’en sommes pas là. Les mises au point, fermes, que j’ai faites n’ont pas été inutiles.

Maman, si tu savais que samedi soir tu as arraché ta perfusion, escaladé tes barrières et fait irruption dans la chambre  d’à côté à moitié nue, tu rentrerais sous terre de honte.

Un besoin pressant à satisfaire et dire que tu veux dormir, ça tu sais encore le faire, lire aussi, mais hier tu n’as pas reconnu tes filles…

 Je suis partie en te laissant, épuisée mais sans fièvre, bien rangée dans ton lit, dormant paisiblement, un petit sourire aux lèvres.

Aujourd’hui tu vas passer le scanner avec produit contrastant, tu verras le neurologue, les prises de sang vont continuer et les investigations aussi.

J’ai prévenu les infirmières, pas demandé la permission, juste prévenu, que tous les matins je viendrai te faire manger ton petit déjeuner préféré, nescafé, une grosse rasade de lait condensé sucré, une sucrette (ben oui) et du pain coupé . Une vraie soupe…

Pour vous tous qui montrez tant de compassion à notre égard voici quelques précisions.

L’hôpital de Nemours n’est pas un mauvais établissement et il a le grand avantage d’être à 10 minutes à peine de la maison, nous estimons que dans le cas de maman, notre présence quasi constante est primordiale, même si elle ne sait pas où elle se trouve elle doit bien sentir que les lieux lui sont familiers. De plus je connais beaucoup de monde et quand ce n’est pas le week-end je peux compter sur des médecins que nous connaisssons depuis des années.

La proximité de cet hôpital permet aussi de mettre tous nos amis à contribution si un jour nous ne pouvons pas y aller.

Mais il est bien évident que si un changement est jugé nécessaire, par son médecin traitant, par exemple, nous nous y plierons, bien sûr.

Ma broderie bénéficie de ces longues heures au chevet de maman.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 07:10


Prostrée, à peine réveillée, ne réclamant qu’à dormir, pauvre petit oiseau perdu dans un grand lit, le choc a été rude pour Sister  de voir maman comme ça.

Dans un joyeux brouhaha les infirmières finissent leur déjeuner « Oui aujourd’hui elle est fatiguée » c’est un euphémisme, elle est épuisée et brûlante.

Depuis jeudi soir qu’elle est dans ce service le « confidentiel » accroché au pied du lit mentionne son nom, prénom, âge, c’est tout.

Un gribouillis illisible indique la température, toujours élevée, et le seul traitement est celui pour une hernie hiatale, pas de nom de médecin, pas d’AVC signalé.

Je me demande même si à midi on lui a apporté un plateau !

L’heure du passage de l’infirmière arrive, 39°8 « Mais c’est beaucoup dit-elle » Avec mon air le plus ingénu je demande quel traitement on lui donne, elle regarde dans le dossier et très, très génée me répond : rien.

 Je peux donc laisser mon mécontentement sortir.

Une femme de 86 ans, pas assez cohérente pour se plaindre ou réclamer quoique ce soit, avec une forte fièvre, que l’on laisse sans même une perfusion depuis jeudi soir, il y a comme un problème.

Nous sommes samedi, pas de médecin, sauf celui des urgences, qui arrive au bout d’une heure et enfin à 18 heures Pomponette est perfusée, antibiotique, anti-fièvre et hydratation.

Il semblerait donc maintenant qu’une infirmière ne peut pas prendre l’initiative de donner ne serait  ce qu’un doliprane à une malade.

Cet après-midi je m’attaque à la toilette…elle a un petit pansement à un orteil qui date de la maison…

Si je donne tous ces détails, ce n’est pas pour vous ennuyer mais pour la famille.

Autant dire qu’avec 39°8 elle ne nous a pas fait la lecture !

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 07:35


Ne se ressemblent pas, la semaine dernière c’était jour de fête de famille...

 Hier quand je suis arrivée à l’hôpital avec Maky, Pomponette  nous salué de son habituel « Bonjour les enfants »

Bien moins fatiguée que la veille mais toujours de la fièvre sans que les analyses montrent quoique ce soit, les investigations continuent donc.

Un grand verre d’eau fraîche et une bonne rasade de lait condensé en tube, la voilà bien installée dans son fauteuil. Dans la salle d’attente j’ai pris des Galas et Femme actuelle, elle me lit tout de A à Z, une étude sur les rouges à lèvres retient particulièrement son attention, nous passons ensuite aux magazines de jardinage.

Je suis là mais je sens bien que là ou pas ce serait pareil pour elle. Elle me demande quand même où est Sister.

Le corps médical est plus concentré sur la fièvre que sur la confusion qui l’habite. Le scanner n’ayant pas révélé d’hémorragie cérébrale. Elle marche, parle normalement, tout fonctionne sauf la cohérence des propos.

 

Nous sommes vraiment touchés de tous vos témoignages d’amitié, commentaires, emails, coups de fil.

Je vais lui imprimer le billet d’hier et lui apporter cet après-midi, histoire de voir ce que cela évoque pour elle. Et comme elle dit aux infirmières « nous réviserons » en passant en revue tout ce qui fait son quotidien.

C’est curieux comme même dans ce qui a l’air de ne vouloir rien dire il y a toujours une part de cohérence.

La mémoire immédiate lui fait défaut mais j’avoue que je suis presque contente qu’elle ne se rende pas compte de l’endroit où elle est.

Merci encore à tous et toutes.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 07:47


En 1 heure chrono, avec 1 journée d’avance elle a rassemblé toutes les affaires des petits et renvoyé à leurs parents 3 enfants excités, dont une Eugénie montée sur ressorts mais heureuse de voyager avec Maky, à peine le temps de déposer de gros bisous sur leurs joues rouges, de dire « A Pâques » en espérant que ce serait possible.

En moins d’une heure l’ambulance était là, et à 7 heures une Pomponette un peu confuse se trouvait aux urgences, pendant 3 heures sur un brancard, scanner, prise de sans, le verdict tombe, petit AVC.

Je connais depuis qu’il a 10 ans le patron du service, ça aide, un peu.

A 22h30 Pomponette est enfin installée dans un lit confortable, je la laisse pour la nuit et Maky et moi arrivons ensemble à la maison, lui de Normandie, moi de l’hôpital, le temps de rassurer Sister et vite, un cachet pour ne penser à rien et dormir d’une traite.

Il me semble que Pomponette était moins confuse  quand je l’ai quittée, ses propos moins « délirants ».

Le problème quand toute sa vie on eu une mère en pleine forme physique et intellectuelle c’est que l’on croit que ça va durer toujours, et qu’elle est immortelle.

Mais je suis confiante, je la connais, elle va récupérer j’en suis certaine.

Et pour détendre l’atmosphère la dernière d’Henri.

Nous revenons du magasin de maquettes où Victor a choisi un avion.

Et toi Henri quand tu auras 9 ans tu collectionneras quoi ? ( C’est un enfant très technique, habile et plus que vif). La réponse fuse « des casquettes ! ».J’avoue que je n’ai rien trouvé à dire…



Pas parfaite au point de gérer en même temps, une entrée aux urgences et des enfants pleins de vie.
 Il y a des moments où j'ai besoin de toute ma liberté de ne penser qu'à une chose à la fois et la priorité c'était maman.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 07:43






Elles ont 2,3,4 parfois 7 enfants, enceintes du 8 ième, un mari, un travail pour certaines, et elles bricolent, cousent, brodent, bloguent, les enfants sont douchés tous les jours, les repas sont équilibrés, les petites robes repassées,  les chemises des garçons aussi.

J’imagine même que les chaussures sont cirées.

Mais comment font-elles ces mamans parfaites ?

 En ce moment je n’ai que 3 enfants, 2 grands parfaitement autonomes, une demoiselle très dégourdie, mais pas moyen de trouver une minute pour lire ou broder et encore moins coudre une petite robe pour les poupées ou faire du pain ou des macarons, très tendance sur les blogs.

La douche passe à l’as quelques fois, les chaussures sont débarrassées de la boue mais pas cirées.

Quand 2 fois par jour je leur prépare un repas équilibré, j’ai le sentiment d’avoir accompli un exploit.

Le brossage des dents et la lecture sont incontournables mais les TShirts n'ont pas le coup de fer effaceur de plis.

Comment font-elles ces mamans ?

Bon d’accord elles ont 30 ans de moins que moi, mais à leur age j’avais moins d’énergie me semble t-il.

Il y a quand même une chose que je fais pour les miens, leur inculquer le sens du confort, la preuve avec la photo.

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 07:29






Parce que nous nous apprécions depuis 50 ans, parce que nos enfants se considèrent plus comme des cousins que comme des amis, parce que nos maris ont plaisir à refaire le monde inlassablement ensemble, parce que l’affection est toujours la même depuis tout ce temps passé, ils sont nos « amisdetoujours ».
Parce qu'en nous retrouvant les années s’effacent, nous avons 16 ans, 25 ans, les enfants ne sont pas mariés mais toujours les « petits », parce que nous sommes tous les 4 grands-parents, avec nos joies et nos peines partagées.
 Parce que nous sommes gourmandes et brodeuses toutes les 2, parce que c’est noêl quand ils arrivent les bras chargés, parce que Lui est devenu le « meilleuramidetoutelavie » d’Henri, pour toutes ces raisons nous avons eu encore une bonne journée.
Ca fait du bien de dire que les enfants sont ch….ts, parfois et même souvent, ça fait du bien de « taper un peu beaucoup, sur nos maris. Ca fait du bien de retrouver nos fous rire, nos délires et de conclure « Finalement nous avons de la chance ».
Parce qu’Elle retient la moindre remarque, le moindre désir, elle a brodé pendant 15 jours des théières pour moi et parce que je suis moins bien qu’Elle je ne lui ai offert qu’une oreille attentive.
Une grande promenade à pieds a permis aux enfants de se défouler, les restes d’un énorme Paris Brest ont accompagné un thé au jasmin, l’heure du départ a sonné, je suis sur les rotules mais heureuse de cet intermède amical.
Petite précision : les garçons ont passé l’aspirateur hier, Eugénie la tragédienne est en passe d’être matée, oui c’est bien moi la chef !
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 07:11








 Ma petite chronique matinale, qui n’à d’intérêt que pour Fille Unique, s’écrit pendant que le biberon d’Eugénie se vide devant les aventures du petit pantin au pays des jouets.

Quelle n’est pas pas contrariété quand ce matin le clavier refuse de répondre à la moindre pression.

Vite je me plie en 8, les genoux en 12 et une petite visite sous le bureau pour constater que le clavier indispensable est débranché et qu'un coup d'aspirateur serait nécessaire.

Je me voyais mal  commencer la journée sans la tournée des blogs, en outre il était un peu tôt pour endosser mon rôle de compagne de jeux d’Eugénie.

La-dite Eugénie qui a du trouver sa grand-mère bien moins cool hier.

Plus envie d’endurer les crises de désespoir bruyantes dès que Maky n’est plus dans son champ de vision. J’ai pris mon air le plus sévère et même ce matin à 5 h la belle réveillée s’est rendormie.

Non mais ! Qui c’est la chef dans cette maison.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 06:35



Je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je me réveille en riant de si bon cœur.

Du bureau jaillit un ordre, clair et impérieux « Makyyyyyyyyyy » il n’est que 5h33 exactement et l’appelé a besoin d’un bon coup dans les côtes pour obtempérer, dans un semi coma il me descend la demoiselle et la journée peut commencer .

 Hier après un déjeuner où les restes de la veille, nombreux étaient à l’honneur, la dernière cousine est repartie, nous nous sommes promis de ne plus laisser passer autant d’années sans nous voir, nous verrons bien.

Les rallonges rangées montrent bien que ce merveilleux week-end- famille est fini.

Le soir, pas envie de remettre la table, ce sera dînette-party sur la table basse, les enfants sont ravis, la soupe de Mab est si bonne qu’ils en redemandent, la tarte aux épinards est enfin terminée, Eugénie refuse les légumes , réclame pompopote, je parle bébé couramment, donc un grand bol de compote arrive instantanément devant elle.

Henri donne des signes de fatigue, le moto-cross c’est épuisant, alors à 20 h « les dents-pipi-au lit ».

Et moi aussi…

Malheureusement je me suis endormie devant  « Orgueil et préjugés »

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 06:48






                                                Les petits frimeurs...



Il y a des jours qui se mettent dès le réveil sous le signe de la grâce.

Eugénie en phase totale avec sa grand-mère, levée à 6h, de séances sur le pot en Oui-Oui, un petit-déjeuner avec Fille Unique et monsieur Gendre, au meilleur de sa forme et à 9h45 les cousins au téléphone « Nous sommes à Nemours »

J’ai 15 mn pour enfourner les tartes aux épirnards, effacer les traces des lits défaits, mettre une cuisine impeccable, comme si 12 personnes n’étaient pas conviées autour de la table, prendre une douche rapide et dire aux enfants « rangez tout ce qui traîne »

Un vrai bonheur que cette journée « cousines » des souvenirs, des fous rires, des déballages de cadeaux comme si c’était un super Noêl.

Même le départ de Fille Unique ne nous a pas laissé triste, quand à Eugénie, occupée avec son jouet grandeur nature elle ne s’est aperçue qu’au moment du coucher de l’absence sa maman.

Crise de larmes pendant 3 minutes chrono, relayée par Henri…A 8h30 une grand-mère épuisée par les laves vaisselle à charger, décharger, les poulets à découper, et les gâteaux divins à déguster se mettait au lit, enfin…

Eugénie de plus en plus fan de Maky, à tel point qu’Henri à dit à Maky : " Dommage que tu ne sois pas marié avec maman, Eugénie serait la plus heureuse des petites filles »

Dans l’Egypte antique cela aurait été envisageable.


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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 07:03



Mab a l’habitude des changements de dernières minutes, déjà la veille un coup de fil pressé lui avait annoncé. « Nous venons tous en voiture, que Papa ne se dérange pas »

La mère avait bien pensé qu’avec une voiture plus très vaillante…

« Nous serons là vers 13 h avait rajouté la fille »

A midi la table était mise, le repas prêt, ne restait plus qu’un livre à terminer.

12h20 « Allo maman, nous sommes en panne à 5 km de la maison, pas grave mais il faut le temps »

Lègère contrariété de la maman qui entrevoit un Arthur loupant son train pour Lyon.

Mais il reste 100 pages à finir, de quoi s’occuper l’esprit.

17 h, un coup de klaxon joyeux, une voiture qui déverse des enfants et parents fatigués, 9 h pour faire 300 km, ça use.

Thé, gâteau au chocolat, compliments sur les derniers travaux , tout devrait baigner dans la sérénite.

Mais c’est sans compter les idées lumineuses de cette famille atypique…

Dans le coffre de la voiture, dans un carton, un petit lapin de quelques semaines attend son biberon, biberon qui reste introuvable, tous les sacs vidés, les poches retournées, les accusations injustes envers Henri- chéri, pas de biberon.

Il est bien connu que malgrè toutes ces qualités, Fille Unique ne trouverait pas d’eau en Seine, surtout quand elle est est ici, son âme d’enfant remplace son efficacité de mère de famille nombreuse, maman va le trouver et maman l’a trouvé.

Un peu de lait tiédi, le lapin orphelin sur les genoux, Fille Unique donne la tétée.

Quelle famille !!!!

Mon livre est terminé, j’ai beaucoup aimé « La pluie avant qu’elle tombe »

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