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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 07:26
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Du tennis à la reine d’Angleterre.

Marie nous demande une photo de collier, c’est bien volontiers que je me soumets à son désir d’autant plus que j’y trouve matière au billet de ce matin.
Le goût de certains bijoux m’est venu en regardant Rolland Garros où un beau brun se faisait plus remarquer par son brillant à l’oreille que par son jeu. Qui se souvient de Pecci?
Une seule boucle d’oreille, ça c’était un truc pour moi, les affaires à l’époque marchaient bien et le père-noêl a fait transformer ma bague d’avant mariage en ornement auriculaire. Le brillant a été suivi d’un saphir et ainsi mes deux oreilles furent customisées. Une bonne chose de faite.
Ne disposant que de 2 oreilles,il fallait passer aux poignets, anniversaire et famille toujours généreuse ont fait cliqueter des joncs et des gourmettes, rien que de l’or, je n’aime pas le faux et en plus j'y suis allergique, des boutons me viennent aussitôt que du toc se pose sur ma peau délicate.
Les bracelets sont dans une coupe sur la commode, ils me gènent pour tapoter le clavier.
Je dois dire que la révélation du collier de perles m’est venue sur le tard, tout d’un coup il était indispensable !
Encore une fois anniversaire et famille  plus que généreuse se sont penchées sur le problème, pas question de franchir la porte d’un bijoutier, coup de pot et combine sisteresque,  voilà le 1er rang, mais comme il ne faut jamais laisser passer une bonne affaire je me retrouve avec 2 rangs de perles, le bonheur presque total puisque je vise maintenant les 3 rangs, comme la Queen, c’est tout. Jamais 2 sans 3.
Je ne suis pas très coquette, bricolant, les mains pleines de peinture, pantalon maculé de terre, chaussures vieilles de 10 ans, T-Shirt improbable ces éléments vestimentaires sont souvent mon lot quotidien mais jamais sans mes perles. Sauf quand Fille Unique me met un bébé dans les bras, car la force insoupçonnée des petites mains pourraient bien semer des perles sur le sol et un renfilage coûte cher.

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 01:07
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                                                                           Photo CORBILLO
20 octobre 2027 .

Mauvaise  surprise le quai du métro est noir de monde, vient d'annoncer La Voix,  cher ami, entre nous je ne comprends pas bien où est la surprise, cela fait 20 ans que les quais du métro sont ainsi, jour et nuit et pour cause, depuis 20 ans La Voix fait croire qu'au- dessus on ne respire que des miasmes, 20 ans que mes concitoyens vivent tels des cloportes, 20 ans que le métro s'est transformé en une mégapole souterraine, 20 ans que le soleil est caché par un nuage de pollution. Ne croyez-vous pas cher ami que l'on nous ment? Je sais bien que vous ne recevrez pas cette lettre, pour cela il faudrait, que le service postal soit assuré et que je puisse y accéder.
Sans doute vous êtes-vous étonné de n'avoir pas de mes nouvelles grâce aux technologies modernes, mais comme je vous l'ai dit maintes fois dans mes lettres écrites et jamais parties, le hasard a fait que lors de la grande migration sous terre j'ai pu échapper à la vigilance des sbires de La Voix et rester chez moi, au 56 ème étage, seul et condamné à n'en pas sortir, l'ascenseur est en panne depuis 10 ans. Vous vous demandez comment je vis? C'est très simple : L'épicerie de la galerie marchande au sous-sol était équipée d'un monte-charge, en étant des plus raisonnable j'arrive à me nourrir, frugalement certes, mais c'est  mieux que d'être dans le métro. Le miroir me renvoie l'image d'un  monsieur, très vieux, très blanc, presque diaphane, mais qui voit le soleil tous les jours, les arbres verdir au printemps, la neige recouvrir les avenues en hiver.

Cher ami, La Voix nous ment, La Voix nous terrorise avec ses propos alarmistes sur la pollution, La Voix nous tient en esclavage. Quand je dis nous,  c'est vous tous qui vivez comme des taupes, car moi,même confiné dans ma tour de Babel vide, je suis libre, je respire, je lis et surtout personne ne pense pour moi.

Cher ami, je vous joins la photo de mon immeuble, bien dégradé maintenant, prise par vos soins en octobre 2007.Transmettez mon bon souvenir à votre Fauvette.

Amicalement.

Robinson.

Ceci est ma participation à   Paroles Plurielles. 
Deuxième parution avec 2 rectifications à la demande Coumarine:
Auteur de la photo et lien exact vers Paroles Plurielles

                                                               
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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 08:06
IMG-0475.JPG                                                             Premier essai .

J’ai bien écouté le maître, j’ai bien suivi les contours, pas mis mes doigts trop prés de la lame, bref c’est un premier cours qui s’est bien passé, finalement le principe est un peu le même que de piquer à la machine, pousser le bois comme les tissus en suivant la ligne fixée au départ. Bon d’accord je ne suis encore pas aussi à l’aise que Maky, mes contours sont plus géométriques que floraux, mais je suis contente. Maintenant il faut trouver du temps pour tout ça. Petites préoccupations de femme qui ne travaille pas et n’a pas à chercher un moyen de transport pour ce jeudi noir. Le soleil sera là sans doute afin d’atténuer la morosité ambiante. Ce qui m’étonne toujours c’est de voir les personnes interrogées prendre la chose en riant, l’effet micro sans doute qui doit agir comme un euphorisant…
Hier nous sommes allés faire un peu de vide chez Archi-mamy, objectif : Les décos de noêl…Question guirlandes électriques, intérieures, extérieures, je suis pourvue jusqu’à la fin de ma vie et même les suivantes, ainsi que Fille Unique jusqu’à la 5ème génération.
Dimanche je m’installe sur le marché et je vends toutes les guirlandes à poils (Archi-Papy confondait Noêl et le 14 juillet) bleues, blanches et rouges. Quant au carton si lourd que Maky a failli me mettre sur la tête, il ne contient pas moins de 15 rampes électriques. Généreusement nous avons laissé pour les voisins la collection de bonhommes de neige (6) les bambis géants (2) à mettre sur la façade, le père-noêl qui escalade le mur,  les mètres carrés de fause neige et beaucoup d’autres choses. Archi-papy était le champion toutes catégories de la déco extérieure, il s’y prenait 6 semaines avant, les rallonges électriques s’entremêlaient dangeureusement sous la pluie et pour finir il revevait le premier prix décerné par la mairie.
La voiture était tellement pleine que nous n’avions plus de place pour éventuellement faire les encombrants, pas grave il n’y avait rien.

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 08:17
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Quand le week-end se transforme en lundi-mardi il est bien évident que le mercredi je me sens comme dirait un ami toute « dépaysagée ». Donc hier il n’y avait pas le film du dimanche soir et ce matin le boulanger est ouvert, en voilà des choses passionnantes à raconter ! Je dois quand même préciser qu’hier nous avons déjeuné dehors, au soleil et qu’il faisait chaud, oui carrément chaud, bien sûr il faut compter avec le soleil qui descend vite et s’éloigner de la maison de plus en plus, par conséquent ne pas être avare de ses pas et ne pas oublier une petite cuillère, mais un mardi au soleil-dehors-à la mi-octobre cela vaut bien quelques lignes. Une fois les amis déposés à la gare retour au village et direct derrière le camping où Maky le matin, en promenade avec nos parisiens, avait vu un tas prometteur de machins-trucs à jeter, j’ai ramené des pinces à linges et lui de la ferraille, ça sert toujours. Un vélo tout en inox pour les garçons nous a fait les yeux doux, mais il manquait une roue, roue sans doute fixe pour permettre des acrobaties, limitons les risques c’est mieux. Ce soir en principe nous rejouerons les chiffonniers car toutes les rues auront leurs tas de tout et rien.
En attendant ce merveilleux moment je pense attaquer le ménage, mais pas tout de suite.

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 07:06
IMG-0471.JPG                                                      Un cirque dans le village et les petits ne sont pas là!

« Chéri on va d’abord dans le 20ème et après Montreuil, d’accord ? » Chéri  n’est pas contrariant et programme le GPS. Cette fois nous décidons de ne pas contrarier la machine et de suivre exactement ses conseils avisés. Destination la rue de Bagnolet, je connais un peu le coin, Le père Lachaise, et sans vouloir vexer Mr GPS je sens bien qu’il ne nous emmène pas où l’on veut aller en premier, par contre après avoir pris multiples sorties d’auroroute, tourné à droit et gauche comme une girouette un soir de tempête, je vois entre 2 maisons « Pièces détachées pour électroménager » et la voix virtuelle nous annonce fièrement « Vous étes arrivés » Pas question de remettre  en cause les compétences de Maky, impossible ! Ce fichu appareil s’est planté et nous a emmené tout droit à notre second rendez-vous, j’aime bien critiquer et raler…Mais j’avais tort, GPS a bien fait son boulot et pas Maky. Finalement ce n’est pas mal du tout ce truc. Nous sommes quand même arrivés à l’heure à notre autre rendez-vous.
Pas de soleil dans Paris, parfois un petit vent frisquet,une expo intéressante au Louvre, un thé-tarte au chocolat chez Pluskami et retour à la maison à l’heure bleue où le jour s’éteint pour laisser place aux lampadaires dans les rues, il flotte dans l’air un parfum spécial et habituel à cette saison chez nous : « Pulpe de betteraves n°6 » pas toujours au gout des autres.

Mission accomplie nous sommes revenus avec dans la voiture un tourne-broche, une bavarde et un éreinté.

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 06:59
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Depuis que je m’essaie à la couture pour Maminette je parcours les blogs de jeunes femmes couturières émérites, qui entre deux aquarelles font une robe pour leur fille, une barboteuse pour le bébé d’une amie, écrivent leur blog, répondent longuement à des dizaines de commentaires, chinent tous les dimanches, font de la déco, bricolent, jardinent et travaillent, bonne cuisinières en outre et mères de plusieurs enfants, une race de mutante est en train de naître. Je me pose quand même une question : à l’heure où la mercerie de quartier n’existe plus, à l’heure où les marchandes de tissus sont une race en voie de disparition, pourquoi cet engouement pour la couture. Pomponette cousait pour nous par nécessité, toutes les femmes dont je parle pratiquent cette activité pour leur plaisir, ce que je commence à comprendre, mais quand on sait à quel point cela relève du parcours du combattant de trouver, fils, accessoires, tissus et surtout conseils, je les admire tout simplement. Mais si ce n’était que cela encore, en plus d’être des créatrices elles  sont un peu « spéciales ». Moi qui ai déjà bien du mal à décrypter un patron en français, je suis ébahie par ces jeunes aventurières de l’aiguille qui ne jurent que par des livres de couture japonais et même pas traduits, (c’est vrai que certains modèles sont jolis). Lorsqu’elles en parlent elles me font l’effet d’appartenir à une société secrète « As-tu fais le N°38 ? Avec 6 en moins ce sera mieux pour 10, mais en 3 fais le 27 avec 7 en plus et 4 sur les côtés) Couture et loto peut-être?
Avec tous ces chiffres je ne suis pas prête de coudre en japonais dans le texte.
Vivement que Maminette soit là pour que je prenne ses mesures exactes dans tous les sens et que je continue mon apprentissage.
Hier une journée magnifique de senteurs et couleurs, aller sur le marché a presque été un plaisir.

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 07:06
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Planèth dans son dernier billet nous parle fort joliment des « pensées papillons », l'image tout en étant d'une justesse  évidente  remue en moi en maelström d'odeur, de sensations, de goûts tels que j'en aurais presque le vertige.

 Je  n'ai retrouvé que très rarement l'odeur du livre de grammaire neuf que l'on nous a distribué à une rentrée en primaire. Je l'ouvrais avec la crainte de faire disparaître ce parfum étrange de colle et de papier. Rien que d'évoquer ce souvenir j'ai le nez qui palpite de plaisir.

Certains jours  un vent chaud se lève, le soleil est absent et l'espace d'un instant une « pensée papillon » la bien nommée, surgit.

 Eté 54.

Je cours devant la maison dans des herbes odorantes, j'ai lu (Heidi sans doute) il y a peu de temps que ce vent est le foën dans certaines régions, cela met un peu « d'ailleurs » dans mon quotidien, je cours avec un filet à papillons dans les mains, maldroite comme je suis, pas un seul ne se fait prendre, mais le souvenir de cet instant est ancré dans ma mémoire, pourquoi ?
Il suffit que le soleil se couche dans un flamboiement de rouge et orange pour que j'entende papa dire « Tu vois cet avion c'est le  Paris-Nice. A l'époque les avions étaient moins nombreux qu'aujourd'hui, papa l'a dit donc c'est vrai.
Dès que ces souvenirs font surface, aussitôt s'enchaînent des situations drôles ou émouvantes, cela ressemble un peu aux fameuses constructions en dominos, il suffit  que l'on en déplace un tout se transforme  en cascade, pour moi c'est la même chose, le cerveau est une machine qui ne s'arrête jamais, une photo, un mot, un objet tout est sujet à se souvenir, tout est propice pour revivre des moments du passé, une pensée fugace va donner lieu à une recherche minutieuse du pourquoi, quand, comment, disséquer le souvenir entraîne obligatoirement vers d'autres rivages de l'inconscient et rien ne peut stopper la machine.

Et qu'en est-il pour vous ?


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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 09:09
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Rituellement à cette saison j’arrête de brasser de l’air vers 18h pour, telle une Pénélope moderne prendre mon ouvrage et laisser vagabonder mes pensées au gré du motif à respecter. D’habitude c’est un bon moment jusqu’à 20 h, la maison est calme, Maky est à son bureau, j’entends ses pas de temps en temps, un coup d’œil circulaire sur le salon, tout est à sa place, les lumières ambiantes vont prendre vie au fur et à mesure que le soleil baissera, c’est chez moi, donc tout me plait, les tableaux, les meubles, les bibelots et même mon petit fouillis de livres sur la table basse, alors pourquoi allumer la télé ? J’ai décidé inilatéralement, en septembre que Ruquier n’aurait plus ma clientèle, trop de vulgarité et de « m’as-tu-vu-c’est moi le meilleur » alors d’une zapette alerte cliquons joyeusement sur la 5. Yves Calvie dans "C dans l’air" nous invite sur les sentiers des substances illicites, cultures, commercialisations diverses etc. Le front serein un intervenant de la police nous informe que pour 15 euros partout dans le monde (pas chez nous) on peut acheter un très jeune enfant esclave  (pas en vue d’adoption) pour le former  à l’arrosage délicat et constant de certaines plantes qui partent plus tard en fumée. Sans sourciller un autre invité nous assène qu’un avion obligé de s’arrêter en Mauritanie pour avarie a été confisqué pour la seule et unique raison qu’il contenait 150 millions de dollars en liquide (en l’écrivant je ne suis plus très sûre du montant). Et pendant 45 minutes tout fut à l’avenant. Parents et grands-parents il y a de quoi frémir en pensant à tout ce qui guette nos enfants.
Bravo le bon moment broderie dans la sérénité ! Je le sais pourtant que je dois éviter le plus possible d’écouter radio et télé.

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 08:59
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                                                                         La photo d'hier, mieux vaut tard etc...

J’ignorais totalement que le fait de partir 3 semaines loin de la maison, 880 km aurait le même effet sur moi qu’un périple en Amazonie ou en Asie, les effets indésirables du décalage horaire sont identiques et aussi pénibles.
Mab lève-tôt a fait place à une Mab qui se traîne lamentablement hors du lit vers 8 h après une nuit à chercher le sommeil, pas cool du tout ça. Où sont passées mes heures matinales en égoïste, rien qu’à moi, et voilà qu’en plus Fille Unique m’annonce que Maminette est devenue une vraie lève-tôt, elle. En ce qui me concerne il faut que ça change et vite, j’ai horreur de cette nouvelle organisation de la matinée, et surtout il me manque du temps, souvent pour ne pas faire grand-chose mais quand même, j’aime me lever très tôt.
Les vacances approchent, les garçons viendront en premier, Eugénie après, hier j’ai mis un peu d’ordre dans leur armoire, l’étagère impartie à la demoiselle est presque pleine, pour une fois celle de N°2 est plus garnie que celui des autres, à mon avis au moment des essayages, il y aura un truc qui clochera, ou la taille ou la forme ou la couleur, Monsieur est un peu difficile…
Fille Unique est fatiguée, pour qu’elle le dise…Fatigue bien compréhensible quand dans la journée il faut mettre successivement ou simultanément les casquettes de maman de 4 enfants, chauffeur, éléveuse d’animaux divers et variés, chef d’entreprise agricole, restauratrice pour horde de mâles affamés, institutrice après l’école juste avant de redevenir maman qui distribue câlins et histoires avant le dodo, ouf. Sans compter sur une Maminette que l’on pose à un endroit et que l’on retrouve à l’opposé sans savoir comment elle a fait, personne n’a rien vu et elle ne veut rien dire même sous la torture. Vais-je devoir mettre la barrière d’escalier ?

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 08:48












Encore une fois je suis privée de photodonc je vous mets le titre.
26 a
Diana Evans.

Pas facile pour une jeune Nigériane de vivre dans les brumes anglaises. Ida en fait l’expérience tous les jours, pas facile passés les premiers temps de vivre avec un mari qui n’aime que l’Angleterre, mais Ida à une faculté particulière,dès qu’elle revêt sa robe de chambre informe et douillete, sa mère apparaît et les conversations-confidences vont bon train. Ses filles, 4, dont des jumelles mènent leur vie au rythme des petites traditions familiales, ramasser les pommes, arroser le rosier, guetter l’arrivée du père, s’enfermer dans leurs chambre pour bavarder à l’abri d’oreilles indiscrètes, leur métissage ne les gène pas dans ce quartier de Londres cosmopolite, jusqu’à ce qu’elles partent en Afrique pour quelques années. Ida n’a plus froid, les grands-mères font la connaissance de leurs  petites-filles et celles-çi passés les premiers jours d’adaptation ne pensent plus aux locataires qui habitent la maison anglaise. Le père a peu de place dans cette famille de filles, Anglais coincé dans certains préjugés, complètement dépassé par toutes ces robes qui virevoltent, les vernis à ongles qui envahissnt la table basse et surtout par les jumelles qui vivent dans leur monde, excentrique et farfelu, il semble bien falot à côté des personnages féminins. Roman fantasque et attachant qui met le doigt sur la miximité, l’éloignement de son pays d’origine, la difficulté d’être 2 en une ou une en deux, beaucoup de sujets graves sont abordés avec humour et sensibilité. En lisant qu’Ida, la mère, a toujours froid, refuse de perdre son accent, d’ailleurs le voudrait-elle qu’elle ne pourrait pas, je pense à Pompette, propulsée à 25 ans en Seine et Marne, en pleine forêt, le premier magasin à 10 kms. Elle quittait le soleil à l’année, un village bien vivant, tous ces amis, sa famille, ses repères…pendant un an elle fut enrhumée. Finalement quitter l’Afrique pour l’Angleterre ou l’Hérault pour la Seine et Marne c’est un peu pareil.

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