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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 06:11

La maisonnée est réveillée depuis longtemps, Bonne-maman est partie travailler au bureau de poste, j’irai la chercher tout à l’heure, Pomponette s’active sans faire de bruit, Sister joue tranquillement sans doute, moi je me prépare en vitesse à aller retrouver les amis d’enfance ou bien le charron d’à côté qui me laissera actionner le soufflet de forge. Bon papa quant à lui dort encore du sommeil du juste, il est rentré tard, après la séance de cinéma quotidienne il s’est attardé à la terrasse d’un café sur la

place ombragée de platanes,


le bruit de la fontaine en fond sonore. Pendant des heures il a bavardé avec ses amis, pris des contacts, en fait je ne sais pas bien ce qu’il faisait, marchand de biens c’est vague pour une petite fille.
A dix heures il se lèvera, prendra son petit-déjeuner et ira sur la terrasse  rouler sa première cigarette, ce rituel accompli, tout le monde aux abris, le plan grand nettoyage de printemps journalier est déclenché, torse nu, en vieilles savates, le pantalon retroussé, l’ancien marin retrouve les gestes du moussaillon engagé à 17 ans, pour nettoyer le pont. Tout y passe, les sols balayés, les meubles essuyés, les tapis aspirés et pour finir une apothéose d’eau qui dispense une fraîcheur relative sur le carrelage. Mais là ne s’arrête pas le ménage, une autre cigarette plus tard, il s’enferme dans la salle de bains et n’en sortira quà 13h récuré, rasé de frais, parfumé, le crane chauve brillant comme une patinoire, au sale le pantalon du matin, place à celui du midi, toujours torse nu il attendra que bonne-maman arrive pour faire la grillade et à 16h tranquillement, re-habillé, re- parfumé il partira à Narbonne, le jeudi ou à Béziers le vendredi, ne rentrera qu’à 21h après avoir traité de mystérieuses affaires, re- grillades au feu de bois, re cinéma et c’est ainsi que se passe la vie de cet homme tranquille, parti bien trop tôt, à 59 ans.

J’ai le regret que Maky ne l’ai pas connu, ils auraient pu partager les grasses matinées.

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 08:46

Un exploit, levée à 8h, pas très passionnant pour le lectorat j’en suis bien consciente mais évènement notable pour moi, d’autant plus que j’ai failli me lever à 2h, réveillée par Maky qui lui venait se coucher, comme je l’ai déjà dit nous vivons de plus en plus en décalage. Il passe ses journées dans l’atelier, scie, coupe, présente des poutres, les recoupe, remesure, file chercher du ciment, transpire, fait de la poussière, perce, fait des copeaux, réflêchis, monte se désaltérer en laissant un sillage gris dans les escaliers, bref une vraie vie de travailleur manuel et tout ça en faisant bien attention à ne pas écraser sous un grand pied le petit lézard qui a élu domicile dans cet endroit avec Mr Crapaud, en fait je vis avec le Saint François d’Assise de Seine et Marne, l’homme qui parle à l’oreille  des lézards c’est lui, l’homme qui regarde avec béatitude les merles c’est le mien, j’ai beau lui dire chaque année que les merles qui se promènent dans les plates-bandes je m’en fiche royalement, c’est plus fort que lui « Mab vient voir ! » Moi je serais plutôt du genre à les chasser du cerisier, ils ont déjà pris position dessus et attendent que le vert passe au rouge.
Depuis presque une semaine une grande absente dans la faune du jardin, Chipie. Renseignements pris auprés de ses maîtres, elle est consignée dans une chambre afin de mettre au repos une patte endommagée par une chute, pas étonnant quand on on la voit jouer les filles de l’air sur les toits.

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 07:42

Sur la route de Normandie qui ressemblait à la Côte D’Azur en fleurs, tant par le ciel d’une pureté incroyable que par la température, aucun bouchon, aussi suis-je arrivée bien en forme pour trouver une Maminette en tenue d’été, une maison chaude et des garçons en pleine forme, tous les 3 m’ont raconté la mésaventure de N°3 qui a joué au passe-muraille et s’est retrouvé 2m50 plus bas lors d’une expédition dans un grenier qui leur était interdit. Des égratignures et une grosse peur !

Le lendemain direction Lisieux, l’ethiopathe après quelques craquements sinistres accompagnés de mes hurlements même pas étouffés m’a dit que vu l’état de mes vertèbres et de mes muscles même Ste Thérèse ne pourrait rien pour moi, de toutes façons je n’avais pas l’intention de lui demander quoique que ce soit. Pour en finir avec ce sujet ce matin je suis beaucoupmoins bloquée et coincée, une troisième séance sera nécessaire pour augmenter mes chances de me mouvoir un peu mieux.

Quelques bouchons au retour, de la chaleur et enfin la maison, le jardin et mon lit, j’avais l’impression d’être en voiture depuis 3 jours. Mais avant toute chose montrer à Sister et Pomponette les photos de Maminette en robe d’été, c’est bien une fille, très fière quand on lui dit qu’elle est jolie. Je crois bien qu’elle était déçue de me voir sans Maky ! le sourire a été un un peu long à venir.

Ces 3 derniers jours j’étais à Delft en compagnie de la petite servante qui a servi de modèle et d’assistante à Vermeer pour son portrait de « La jeune fille à la perle » pure fiction mais les descriptions de la vie quotidienne à cette époque, du fastidieux broyage des os, pierres et pigments pour trouver la couleur exacte, du marché aux fruits et légumes, tout est criant de vérité. Je me suis régalée et vais commencer l’autre bouquin dans la foulée.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 06:18

                                                      L' arbre  rose dans le jardin.

Le ciel pur mais un peu moins au-dessus de la région parisienne et la route plus du tout large au retour. A l’aller une mauvaise décision de ma part m’a fait sortir à Franconville, occasion inespérée de visiter ce joli port de pêche, de chercher sans résultat l’avenue de la Libération, de reprendre l’autoroute dans l’autre sens, un petit tour par la bonne ville de Robert Hue, et d’indications erronées en pertes de temps plus tard, la riante cité de Méry sur Oise se profilait à l’horizon. Pas le temps de pousser jusqu’à Auvers, trop de choses à admirer et à choisir chez le confrère de Sister, l’heure du retour que je prévois difficile  approche. Je ne me suis pas trompée,  peu après le stade de France, allez les bleus, un panneau nous inque 1h35 de bouchon pour rejoindre l’A6. Il fait chaud, la pollution pique les yeux, la pédale de l’embrayage se fait de plus en plus dure, toutes les 10 mn nous nous exclamons « quelle chance nous avons d’habiter la campagne » oui de la chance mais encore faudrait-il y arriver dans notre jardin. A 20h enfin un air pur nettoie nos poumons, les tomates ont l’air de nous saluer, les jambes se dégourdissent un peu, ça va mieux, je serai à l’heure habituelle devant FBI, dans mon lit, bourrée de cachets anti-crampes.
Et ce matin les oiseaux chantent je suis prête à reprendre la route pour la Normandie.

Hier la cata, ni plus ni moins, mon APN a rendu l’âme dans un feu d’artifices de couleurs violentes et inesthétiques. Bientôt mon anniversaire ça tombe bien.

 Heure-bleue je ne peux plus aller chez toi! ni chez les autres blogspirit!

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 05:46

Ma poulette,

Non je ne te ramènerai pas dans mes bagages mercredi, la faute à qui, je te le donne en mille, à ta grand-tante qui samedi et dimanche exposera sa marchandise au "Salon gourmand et art de la table" à l’abbaye de Cercanceaux, pour se faire elle a besoin d’un petit coup de main que je lui donnerai bien volontiers. Avec 10 ans de moins j’aurai pu mener de front l’installation, les va et vient et la gestion de ton auguste personne mais là je ne me sens pas de le faire malgré toute l’envie que nous avons tous de te voir. Ta grand-tante espère beaucoup de cette participation à ce salon, nouveaux contacts et révons un peu quelques euros sonnants et trébuchants. Et puis imagine que je sois obligée de rester avec Sister pour cause de trop grande affluence sur le stand…
Bon, en tous cas à demain, on t’a dit que je venais j’espère, de plus j’aurais de quoi agrandir ta garde-robe, à Béthanie c’est la période à 20 centimes le vêtement, donc te voilà à la tête d’un petit chemisier en liberty Jacadi, de bodys à col en dentelle, de gilets bien doudous et je ne sais quoi encore.
Hier le trio infernal des canards nous a rendu visite, je n’en dis pas plus ton grand-père en a fait une narration savoureuse.
Toujours hier j’ai fini la broderie sur ton petit bavoir, lapin, poule et coccinelle, j’espère qu’il te plaira. Nous avons reçu la photo de N°3  sur le tracteur avec toi dans la remorque, tu as l’air d’apprécier ce mode de transport. J’ai fini de planter les oignons rouges, si tu as les mêmes goûts que tes frères tu en mangeras l’année prochaine ainsi que des tomates, je mets la photo pour que tu voies comme elles se portent bien. Maky a bien avancé dans l’atelier, il prévoit un établi à hauteur d’enfants car il y a des amateurs, peut-être en feras-tu partie ?

A midi nous partons, Pomponette, Sister et moi dans l’Oise, à côté d’Auvers sur Oise chez un confrêre de Sister, elle ramènera de la camelote très belle et très chère, demain matin je vais chez mon docteur-épicier et je pars tout de suite après pour te retrouver, mais avant j’aurais récupéré tes frères à la sortie de l’école, tes parents seront à Paris, mercredi matin rendez-vous chez l’éthiopathe à Lisieux et retour pour Souppes. Tu vois que ma semaine est chargée. Pendant ma courte absence PC chéri ira chez son gourou, pas trop longtemps j’espère.

Vite que l’on soit à demain pour faire de gros bisous sur tes bonnes joues, je n’ai pas dit grosses…

Gros calins ma Maminette et à demain.

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 07:36
                                                        
                                                       La rue encore calme et dégagée.

Comme si je n’avais pas assez à me préoccuper de la santé des uns et des autres au sein de ma famille voilà que ce matin la première des choses que j’ai voulu faire fut d’aller chez Patriarch voir si les nouvelles étaient bonnes, pas trop mauvaises semble t-il : L’hôpital lui donne la permission d’aller voter.
Gageons que ce soir l’autoroute sera encore plus bondée qu’à l’accoutumée, les parisiens en mal d’herbe verte et de grand air rentrerons tous en même temps pour accomplir un devoir civique de la plus haute importance. Les 6 500 tonnes de papier utilisées iront rejoindre la pub qui envahit nos boîtes aux lettres et autre gaspillage et les marchands de pizzas enverront leurs livreurs aux 4 coins des villes.
Tous les candidats n’ont pas eu le bon goût d’utiliser du papier recyclé mais tous ont signé le pacte écologique, cherchez l’erreur.
Le Parisien tîtrait : Ségo et Sarko en finale. Ca fait un peu Star Académy, votez 1 ou 2 pour faire gagner votre menteur préféré !
En ce qui me concerne ce n’est pas le fait de voter qui me gonfle, c’est d’aller au bureau de vote, alors pour éviter ce désagrément je me faufilerai dans l’isoloir à l’heure du sacro-saint repas dominical, juste avant de retrouver Barnaby.
Ce soir ce sera DVD ou K7, après les résultats pas questions d’écouter les gagnants et perdants faire de l’auto-satisfaction. Les « On a perdu mais nous sommes les meilleurs » c’est juste bon pour les footeux.
Dimanche ne serait pas dimanche sans le marché, c’est la saison où trouver le fruit rouge qui fait envie à un prix n’avoisinant pas celui du caviar relève du défi et du parcours du combattant, attendons nos propres cerises, il devrait y en avoir beaucoup cette année.

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 06:30


Depuis 3 jours le billet d’Otir me plonge dans des abîmes de réflexion intense et stérile,(oui je peux cogiter  en semant mes laitues). J’ai répondu un peu vite à son invitation à rédiger un texte sur « ce que nous imaginions devenir plus tard quand nous étions petits. »

L’exercice me semble périlleux, semé d’embûches et se révèle pour moi à la limite de la mission impossible, car si j’ai de nombreux souvenirs qui remontent à mon enfance je ne trouve rien qui ressemble de prés ou de loin à une quelconque vocation, même pas à une projection dans le futur du genre « maîtresse-coiffeuse-mariée-2 enfants » rève classique de beaucoup de fillettes. Dans ce domaine ma mémoire est un vaste désert, que dis-je, le néant. La légende familiale se plaît à raconter que je jouais beaucoup à la reine ! Mais là se sont arrêtés mes rèves de grandeur.
Un peu plus grande ma terne scolarité à du étouffer dans l’œuf quelques velléités issues sans doute de mes lectures. Peut-être me suis-je imaginée second du capitaine Némo, pilleur de temple avec une pâle copie d’ André Malraux, mais cela reste du domaine des suppositions, non décidément je ne vois rien. C’est inconfortable, un peu troublant, mais d’un autre côté je ne me suis déçue, c’est déjà ça.
Par contre la quarantaine venant j’ai découvert qu’il était satisfaisant de travailler de ses mains, de petits bricolages en passant par divers travaux de décoration je me suis surprise à me dire « Ah si j’avais su ! »Les années  passant on me félicitait pour les vitrines que je décorais pour Sister, les amies faisaient appel à moi pour décorer leur table, en organisant le mariage de Fille Unique, l’évènementiel me titillait, mais je suis et reste une grande velléitaire.
Une chose est sûre je regrette de ne pas être une artiste, pinceaux et ciseaux de sculpteur manquent à ma panoplie de Bricol-girl à côté du marteau et de l’aiguille à broder. Michel-Ange ou personne, Karen Blixen ou rien, et bien le choix s’est fait tout naturellement : Mon nom est Inconnue, mon prénon Anonyme. Je me console en pensant que l’artiste avec un grand A ne peut que créer dans la souffrance, la pauvreté et l’incompréhension. Artiste maudite je ne serais pas, je me plonge avec délectation dans les biographies de peintres et  modestement je vais poursuivre mes petites créations qui m’apportent déjà beaucoup.
La petite fille que j’étais n’avait pas de rêve, mais la sexagénaire que je suis s’est réalisée dans une union réussie, une fille qui est ma fierté, des petits-enfants, une famille unie et je trouve que c’est déjà beaucoup.
Vais-je oser dire que de façon tout à fait abstraite une carrière de tenancière de maison close ne m’aurait pas déplu…ou bien en moins sordide, tenir un hôtel aurait satisfait mon penchant à donner des ordres…

Qui reprendra le flambeau transmis par Otir et devenu par mes soins une pauvre chandelle ? J’ai bien quelques noms qui me viennent à l’esprit n’est-ce pas Bérangère ? Ou bien FD, ou personne c’est comme on le sent.

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 06:27

                                           Explosion jaune au jardin.

Après une matinée à me traîner, fatiguée des agapes de la veille, une sieste où je n’ai pas trouvé le sommeil réparateur, la pensée de certains convives présents au fameux dîner, (pour la petite histoire, 83 ans tous les deux, des ennuis de santé, et pas des moindres), m’a fait l’effet d’un coup de pieds aux fesses.

«  Ils sont partis à Cherbourg récupérer une amie cubaine et toi tu te vautres comme un lamentin lamentable, secoues-toi pauvre chose fragile! » Cette admonestation intérieure étant faite, j’ai pris mon courage à deux mains et direction le potager. Deux heures plus tard, le soleil aidant au moral, basilic, ciboulette et persil étaient semés, les oignons rouges plantés, les dalhias aussi, la bassine pour récupérer l’eau de pluie vidée et nettoyée, quelques mauvaises herbes arrachées, les semis et plantations arrosés délicatement, les pieux pour soutenir les futures tomates en place et tout ça sans avoir besoin aprés, de m’affaler sur le canapé. Contente d’elle, Mab, les mains sales, un léger hâle sur les bras et la bonne conscience du devoir accompli. Ne reste plus qu’à espérer que toutes ces petites graines vont lever gentiment, fait pas très chaud la nuit !
Pour rester dans le domaine de la culture hier soir j’ai regardé le reportage sur les OGM, au Canada ce n’est pas la joie pour le colza, après il y avait Armani, ces robes sont plus belles que son caractère, ensuite embarquement immédiat dans le train qui relie Pékin à Lhassa, belle rélisation mais le Tibet et les chinois ne font pas forcément bon ménage. Dormi pendant la pub et réveil au tribunal pour enfants en Picardie…Soirée variée mais pas tellement réjouissante.

Il est 6h30, je viens d’entendre Nicolas Canteloup, les oiseaux s’en donnent à cœur joie, la journée commence bien.

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 08:58

Je ne sais pas pourquoi mais nous avons toujours des amitiés grandement au-dessus de nos moyens. J’ai dans l’armoire aux souvenirs l’image de vacances à Cabourg dans un luxueux appartement sur la promenade Marcel Proust, en rez de chaussée, il fallait faire quand même 3 mètres à pieds hors du jardin pour se retrouver sur la plage, les mêmes amis nous ont prété également un appartement à la Napoule, vue magnifique sur la mer et plage privée réservée aux résidents. Je garde en mémoire une journée de rève à Ste Maxime dans une maison qui surplombait le grandiose golfe de St Tropez, une virée en bateau sur une mer d’huile et une daube provençale divine. J’ai dans ma collection des menus exceptionnels, des lieux de rève et tout ça pour nos beaux yeux mais sans doute parce que nous le valons bien…
Hier soir c’était beau, c’était délicieux, c’était convivial, un zeste de je ne sais quoi, nous étions intégrés avec affection à une un fête familiale.
Un décor superbe, des mets délicats, de bons vins une ambiance un peu nostalgique malgré tout, mais c’était parfait.
Vous a-t-on assez remercié ?

Ceci expliquant cela je me suis levée tard, comme une idiote en rentrant j’ai allumé la télé et suis malencontreusement tombée sur Dr House, le piège intégral. Maky en a profité pour aller voir si la programmation de son article avait bien fonctionné et ce matin je suis en retard pour la tournée des popottes.

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 07:06

« -Tu viens chérie, on sort ! » pas besoins de m’imaginer que Maky m’emmène au restaurant ni au cinéma, nous sommes le veille du mercredi 18, j’ai plus besoin de la tenue d’éboueur que des talons hauts, les monstres sont sortis devant les maisons, les tas de n’importe quoi s’empilent en monticules instables sur les trottoirs et nous allons à la recherche de l’objet dont nous avons impérativement besoin avant de le déposer nous-même au prochain passage. La soirée est belle, les voitures qui font comme nous pilent sec devant une planche, un bureau cassé, une chaise bancale, des bouteilles vides, et que sais-je encore. Notre maraude nous permet d’admirer les lilas fleuris, les glycines violettes et nous débattons rapidement sur le fait de prendre ou pas ces tringles à rideaux en bois presque neuves.

 « Freaks » Rien à voir donc avec ce film de 1939 qui montrait la vie dans un cirque de pauvres gens malmenés par la nature. La parade monstrueuse était le moment fort du film, encore un que j’ai vu trop jeune, sans doute cachée derrière le paravent, pendant que papa dormait dans son fauteuil, et que maman faisait semblant de ne pas sentir ma présence.
Ceci étant dit voici l’inventaire de notre promenade : 7 ou 8 tringles à rideaux en bois, justement je n’en n’avais plus d’avance, une chaise toute neuve qui sera parfaite dans l’atelier, des étagères, aussi pour l’atelier, et le top du top une poussette d’enfant, récupérée pour les roues qui feront un formidable chariot pour promener Maminette dans le jardin, beaucoup plus drôle que la poussette, je la vois déjà rire aux éclats quand ses frères la tireront entre les massifs. On a toujours besoin de petites roues chez soi. Ah j’oubliais une roue de vélo sans son pneu qui devrait avoir la bonne taille pour remplacer celle voilée de la vieille remorque.

Au final une bonne moisson, je dois préciser que nous adorons ce genre de plan, des ancêtres chiffonniers sans doute ? De mon côté je ne crois pas, dans une autre vie peut-être.

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