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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 07:01

                                             Le trio infernal, la cane, son mari et son amant.
                                             Depuis 8 ans je les observe, c'est Dallas en pire.

Avril, avril, c’est vite dit, juillet serait beaucoup plus approprié et encore un mois de juillet beau et chaud, sans la couette sur le lit, la fenêtre et les volets grands ouverts la nuit, avec le bruit de la rivière qui nous berce, les hirondelles sur la goutière dès le matin et la chaleur qui s’installe déjà dans la maison malgré les précautions prises. Un avril-juillet qui a vu dimanche mes petits normands faire une promenade en bâteau-mouche, j’imagine leur joie et leurs exclamations devant un Paris défilant sous leurs yeux de petits paysans. Après cette promenade sur la Seine place à la découverte au palais du même nom, pour leur dernier jour de vacances ils ont été gâtés avec cette journée: Profiter de papa et maman rien que pour eux, sans  lapins, ni vaches et encore moins de Maminette restée dans sa maison avec ses grands-parents, ce n'est pas si souvent. N°3 a du chercher en vain dans les rues de la capitale un tracteur…
Vous ai-je dit, oui sans aucun doute, toute les satisfactions que nous avons avec nos tomates, après transplantations en godets individuels elles redressent fièrement leurs tiges graciles, et semblent nous remercier de tous les soins que nous leur apportons. Demain je plante les oignons rouges, indispensables avec la salade de tomates et la semaine prochaine je sème les premières laitues, gare aux limaces !
Hier petite virée avec Cerisette et Sister au magasin de tissus, déception de ne pas avoir trouvé la toile recherchée pour le store du jardin, il faut impérativement la changer, mais les couleurs bayadères acidulées proposées ne nous conviennent pas, classiquement nous voulons du vert et blanc. Tous les coussins sont ainsi, le parasol aussi, il nous reste à chercher sur internet…
Toutes ces informations importantes afin d’éviter de parler de ce qui fait l’actualité ce matin, fusillades, massacres, fillette écrasée par une voiture, l’horreur se banaliserait presque.

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 07:50
                                                

Quand le moral de certains amis est au plus bas, quand le sort s’acharne sur eux depuis trop longtemps, quand la santé est leur plus gros soucis depuis des années quoi de plus bénéfique qu’une soirée d’été en avril autour d’une table dans le jardin pour conjurer le mauvais sort avec la meilleure thérapie qui soit : évocation des souvenirs de l’époque où nous étions jeunes, minces, insouciants, le cancer était pour les autres, les quinquas pour nous étaient vieux et la vie un long fleuve tranquille. Les hirondelles zébraient le ciel sans nuage en piquant sur Chipie, la salade bien verte agrémentée de ciboulette et persil du jardin, la saucisse ramenée de Normandie excellente et parfaitement cuite par Maky au feu de bois. En guise de hors d’œuvres une pleine assiette de « tu te souviens », en plat de résistance des « et la fois où » le point d’orgue du repas étant toujours le même « et chez les L. quand nous sommes arrivés croyant être invités à dîner  et que nous avons compris que … » en fait il y avait erreur sur les convives, pas nous…
Maintenant nous sommes presque tous sexagénaires ou pas loin, les kilos se sont installés, le cancer  commence sa ronde dans nos rangs, mais l’amitié est toujours là et les souvenirs des soirées d’antan nous font toujours autant rire, provoquent toujours les « Oh put… celle-là qu’est ce qu’elle nous agacait et ces deux là, entre eux il y avait bien quelque chose ?

Le best-of des années 80-90 terminé, les moustiques et moucherons  un peu agressifs nous ont forcé à tout ranger et chacun est parti se coucher en ayant oublié pendant un court instant ses propres soucis.

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 07:26

Depuis quelques temps il n’y pas que moi qui plante (des tomates) PC chéri plante allègrement plusieurs fois par jour, quand ça m’arrive c’est beaucoup moins important que lorsque Maky vient travailler dessus, normal ! Hier pendant 30 mn il y à eu une déferlante de plantages et le plan ORSEC a été déclenché, analyse de tous le système, pendant que je brodais, vexée que dis-je outragée devant cette mauvaise volonté flagrante de PC plus du tout chéri, Maky s'est penché sur le récalcitrant. J’ai ignoré avec suberbe la manipulation et 21 h tapante au lit pour regarder la 3. Ce matin, confiante et sereine, sans aucune appréhension j’ouvre mon compagnon favori et que vois-je plus rien, plus d’icones, toutes mes petites habitude chamboulées, j’ai horreur de ça ! Malgré tout en épouse aimante et attentionnée je laisse le responsable dormir encore un peu avant de le mettre en demeure de me restituer au plus vite mes icones. D’habitude il me laisse un petit mot explicatif sur son intervention, mais là rien. Le dimanche s’annonce très mal…pour Maky.
J’ai l’immense fierté de vous apprendre que la centaine de petites tiges grèles et trop hautes qui feront des tomates ont subi avec succés la transplantation en godets individuels, taux de réussite avoisinant le 100%, pour le moment, il faut dire que le temps est avec nous et que nous les choyons au maximum.
Hier soir le téléfilm sur la 3. Un autre regard inhabituel sur la guerre de 14, un peu dérangeant quelque fois mais si certains en doutaient encore, les pioupious ne sont pas tous partis la fleur au fusil, bien joué par Rufus ce fut un moment par le sujet traité somme toute assez triste.
Pour me remettre les idées en place je vais aller sur le marché dominical en trainant mon caddy presque à reculons.

La photo représente un arbre magnifique à cette saison qui se reflète dans la rivière en face de chez moi.

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 07:02

C’est maintenant dans le journal d’Odette que je reprends le cours de sa vie, le bébé qu’elle attendait n’était pas un gros garçon mais une petite Monique  qui a vécu un jour, à partir de ce moment là je lis une grande tristesse bien évidemment, mais aussi une quête d’absolu,d'idéal et de pureté, la mort de son frère lui pèse de plus en plus, elle l’idéalise à un point tel qu’il est permis de penser que son mari a du en souffrir, tout son être est tendu vers Dieu, Odette vit dans l’espérance d’une nouvelle grossesse.

Le 19 février 1920 elle relate qu’elle s’est rendue sur la tombe de Robby à Hangar, apaisement, souffrance  et révolte sont les mots qu’elle utilise pour qualifier cette journée.

Le 6 septembre elle écrit qu’enfin la chance d’une deuxième grossesse lui est donnée. Attente dans la joie mêlée d’anxiété. Elle souhaite se montrer "bienfaisante et meilleure", elle pense sans cesse à Robby, l’appelle dans ses prières…la mort est omniprésente dans ses pensées.

11 mars 1921 Odette met au monde un petit Renaud qu’elle surnomme tour à tour « bébé-alouette » ou « mon chevalier » elle lui parle sans cesse de Robby dont la photo trône dans la chambre du bébé. Cet enfant la comble de bonheur mais toujours revient dans son journal la perte de son frère dont elle ne peut se remettre, il n’est question que de la grandeur de son âme. Un héritage bien lourd à porter pour un bébé.

Le 12 juin 1922 une jolie petite Michèle est née.

Le journal et la correspondance s’arrêtent là.

 

Le 2 août 1923, emportée par une maladie fulgurante Odette est partie rejoindre son frère, elle a 26 ans et  laisse 2 enfants de 2 et 1 an, un mari et une mère qui après son mari et son fils perd sa fille chérie.

La famille a dit aux deux enfants que leur mère est montée au ciel, jamais on ne les a jamais emmené sur sa tombe, ils n’ont bien sur aucun souvenir de cette époque.

A partir de ce moment-là Jeanne leur grand-mère, qu’ils appellent Mamine, va leur donner tout l’amour et toute l’affection qui leur est due, jusqu’à sa mort à 88 ans ils vont lui vouer une tendresse sans borne.

Emmanuel se remariera en 1930, il aura un fils qu’il appellera Guy. Il sera veuf une deuxième fois et se remariera une troisième.

En 1944 Renaud a épousé Pomponette et je suis là aujourd’hui pour clore le chapitre Odette, je n’ai pas retranscris des extraits de son journal, c’est trop intime, trop triste, trop exalté. Drôle d’impression que d’être plus âgée que sa grand-mère !

Michèle, Tante préférée, vit toujours et habite Avignon.

Quand en août 2003 j’ai emmené papa à l’hôpital il était un peu désorienté par la fièvre, je lui ai demandé : « Tu sais ou je t’emmène ?» « Au ciel » m’a-t-il répondu. La boucle était bouclée. Il est mort le 12 août, le même mois que sa maman, victime comme tant d’autres de la canicule.

Toute son enfance on lui a vanté la grandeur d’âme de son oncle Robby ce n’était pas fait pour valoriser un enfant orphelin à 2 ans. Mentionner la guerre de 14-18 lui faisait monter les larmes aux yeux. Heureusement qu’il a rencontré Pomponette qui a mis la couleur du sud dans sa vie pour contrer un peu la rigueur protestante.

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 06:53

Une belle journée au soleil, il me semble que le dos va un peu mieux, j’ai pu sans trop de dommage mettre les plants de tomates en godets pendant une heure sans avoir besoin de m’allonger après. Je ne sais pas combien nous en aurons à mettre en pleine terre mais pour l’instant c’est l’invasion des godets, chacun avec leur frêle tige d’un joli vert clair, la surprise sera pour ce matin, combien redresseront fièrement la tête ? Combien nous donneront les beaux fruits rouges et juteux qui composeront l’essentiel de nos repas estivaux ? C’est la grande incertitude du jardinier amateur. Le salon a retrouvé un aspect normal, exit les cagettes décoratives, la table de camping et l’arrosoir de Maky qui trônait en bonne place. Du coup j’ai l’impression que la pièce est plus grande.

A 18 h nous sommes allées voir notre amie, Belle Tété, celle qui vient de perdre son gendre. Quelle tristesse pour une mère et grand-mère de devoir affonter à son âge le chagrin de sa fille et de ses petits-fils. Le corps étant rapatrié de Dakar rien ne peut être organisé tant que qu’il n’est pas arrivé, c’est long, trop long pour la famille dans la peine. Pendant deux heures nous l’avons laissé déverser son chagrin sans rien dire car les mots sont impuissants et inutiles. Veuve elle-même la voilà à bientôt 80 ans avec une charge morale dont à son âge elle se serait bien passée. Très proche de sa fille et de ses petits- enfants elle prend les coups en plein cœur.
Dans cette triste histoire force m’est de constater que le destin existe. Cet homme est allé tout droit au rendez-vous avec sa mort, tout se mettait en travers de son chemin pour qu’il ne parte pas, il a fait des pied et des mains pour avoir un passeport en un rien de temps, fait faire ses vaccins, au dernier moment, une grève devait avoir lieu à son travail qui l’aurait empêché de partir, elle a été annulée, et un tas d’autres petites choses qui font dire que c’était son heure.

Ma conclusion ? Profitons de la vie au maximum.

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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 07:03

Une voyage vers la Normandie sous le soleil et des enfants qui  rient aux éclats pendant 300 km, un soleil estival, un trajet sans encombre, une arrivée en fanfare et Maminette encore bien changée en une semaine, tout était donc parfait. Quand l’herbe est sêche et la boue aussi c’est quand même  bien mieux pour se promener dans les champs et les alentours de la maison. Les parents contents de récupérer des petits en pleine forme, d’écouter le récit de leurs vacances et N°3 qui a filé direct voir les vaches, tiens à ce propos il m’a appris comment se faisaient les bébés « Tu vois Mab, en fait, on met un autocollant sur l’arrière train et pour mon anniversaire la vache aura un petit veau » Vous ne saviez pas que cela se passait ainsi et bien moi non plus ! j’ éclaire votre lanterne l’autocollant sert à repérer la vache qui a été inséminée.

Hier matin j’avais rendez-vous avec l’étiopathe-miracle de Fille Unique, à Lisieux, des cervicales aux lombaires il m’a fait craquer de partout, je dois ressentir un mieux d’ici une semaine. Après ces manipulations je m’étais fixée une mission de la plus haute importance, trouver une charlotte avec beaucoup de volants pour Maminette, et rose bien sûr, j’ai trouvé, mais pas exactement ce que je voulais. Comme tous les bébés dés qu’elle l’a eu sur la tête elle l’a enlevé pour bien la machouiller.
Sur le chemin du retour nous avons pris livraison du demi cochon commandé il y a 3 semaines. Bien emballé et conditionné en petites barquettes je vais congeler tout ça ce matin. Fille Unique m’a averti que dans un an il y aurait 400 kg de bœuf à partager. Je devrais dire adieu à mon boucher. Sur la route entre Dreux et Verneuil on trouve tout pour faire son marché, les fermes proposent, agneaux, volailles, pommes, cidre et porc à un prix défiant toute concurrence et d’une qualité sans égal.

Je vous remercie infiniment pour tous vos commentaires de sympathie sur mon dernier post, je ne pense pas avoir le temps de vous répondre individuellement mais j’apprécie vos petits mots de soutien.

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 08:33

Hier je racontais que nous avions passé un joli dimanche avec des amis, le copain de N°1, sa mère et sa grand-mère, des personnes que nous connaissons depuis toujours. Quand ils sont arrivés chez eux à 20h le téléphone a sonné pour annoncer la mort accidentelle à Dakar du père et mari. Il laisse deux enfants, 16 et 20 ans, qui avaient encore bien besoin de lui.
Pas remises du choc de cette nouvelle, le mauvais film continue avec l’annonce d’une maladie moche pour un ami. Toute la journée nous avons eu l’esprit occupé par ces nouvelles, heureusement les petits étaient là pour nous distraire de nos sombres pensées. Ils ont profité de cette dernière journée pour faire en accéléré : légos, badmington, tiré de corde, courses chronométrées en vélo et à pieds, j’en oublie sans doute. Pour ce matin ils ont  prévu un programme qui à mon avis ne pourra pas être tenu d’ici 14 h.
Une bonne chose quand même dans ce lundi un peu spécial, la première hirondelle de la l’année s’est posée sur le toit pour chanter et narguer Chipie. Le printemps est bel et bien là.

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 08:58

 

Comme dns un film qui raconterait un dimanche de Pâques au soleil, en famille et entre amis.
Un ciel d’une pureté sans nuage, un cerisier en fleurs, des tulipes qui zébrent le vert de la pelouse de leurs couleurs printanières, des bourgeons précoces sur la vigne qui n’a pas été taillée, et des cloches plus que généreuses. Des enfants qui cherchent et trouvent  lapins et poules en chocolat,  Sister, Mab et Pomponette extasiées bien sûr. Une interrogation quand même : « On mange dehors ou pas » Finalement le oui l’a emporté et la vaisselle d’été est sortie du placard, les coussins des fauteuils aussi, le repas était délicieux et dévoré par les enfants malgré les chocolats  bien entamés avant le repas. Quand Archi-mamy est arrivée les cloches sont repassées dans le potager cette fois et lorsque le grand ami de 16 ans de N°1 a fait son apparition un lapin énorme et des œufs sont venus compléter la moisson chocolatière.
Un seul bémol, à cette saison le soleil n’est pas assez haut, toutes les heures nous devions nous reculer d’un mètre, à 5h nous avions fait 10 mètres  en arrière pour profiter de sa chaleur, quel travail !
Une belle journée pour toute la famille immortalisée par films et photos.
Je souhaite que la votre se soit déroulée de la même manière.
Juste une précision, il semble que Maminette apprécie beaucoup l’absence de ses frères et mette à profit sa tranquilité pour se consacrer à faire beaucoup de progrés, dixit Fille Unique.

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 08:01

Le soleil ayant eu la bonne idée de réchauffer l’atmosphère à partir de midi, le départ pour Fami Parc s’est fait avec les casquettes de rigueur et les sweets élégament noués à la taille, la troupe est de bonne humeur et dés leur arrivée ils ont pris d’assaut le tonneau, le trampoline et les structures gonflables. Cris de joie, et  « j’ai faim » ont ponctués la journée. Le spectacle du « Cabaret-Magie » les a époustouflé et là je me dis que nos enfants malgré tout ce qu’ils peuvent voir à la télé ou dans les jeux vidéos ne sont pas blasés pour autant, mettez-leur devant les yeux une piste de cirque minable, une belle jeune fille empaillétée sur un trapèze, et des tours de magie dignes du cours élémentaire et ils sont aux anges, la piste aux étoiles leur met du brillant dans les yeux et le final avec des cerceaux leur fait le même effet que le meilleur numéro du cirque de Moscou, après cet intermède, la faim était trop forte, direction le château, venir le jour de l’ouverture n’est pas une bonne idée, les glaces promises sur le dépliant se transforment en cornets basiques pour le prix du caviar. Ils sont contents, je rale intérieurement en passant à mes euros envolés pour pas grand-chose mais je me régale de les voir courir partout, cernés par tous les petits parisiens couleur navet, leurs joues de normands me permet de les repérer de loin, rubicond c’est le mot qui convient pour les définir. Une bonne journée qui se poursuit par une visite  à une vieille amie de N°1 la tatie-tabac qui lui remplissait les poches de bonbons quand elle officiait derrière son comptoir, une des seules personnes du village, si ce n’est la seule qui me connaît depuis  59 ans…
Un petit passage par le vidéo club, Mister Bean-Bond loué, ce sera une bonne soirée pour finir une bonne journée.

Moi j’ai regardé  « La constance du jardinier » les laboratoires pharmaceutiques sur la sellette…

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 08:09

-« Et surtout surveillez bien votre petit frère, à 5 h vous revenez, les sandwichs sont dans le sac à dos, pas de bétises avec les copains et ne laissez pas les vélos n’importe où, allez bisous et amusez-vous bien. »
Si « on serait » dans les années 50, si les routes n’étaient pas encombrées de chauffards, si des malades n’enlevaient pas les enfants, si, si, si  et bien mes petits pourraient aller se promener seuls, partir avec des copains, aller jouer au foot au stade qui est très prés de la maison, ils pourraient aller à la pêche sans avoir besoin d’une surveillance constante, ils pourraient avoir une enfance faite de liberté, une enfance comme j’ai eu quand j’étais en vacances chez mes grands-parents, je pouvais disparaître des heures sans que le plan Amber ne soit déclanché, je pouvais cavaler le soir dans les rues mal éclairées, pas de crainte il y avait toujours le clan des veuves assises devant la porte profitant d’une fraîcheur relative toujours promptes à nous gronder si nécessaire. Si la pollution n’existait pas ils pourraient se baigner dans la rivière qui est à 50 m de la maison, mais tout cela était dans une autre vie, avant que la souris ne serve à cliquer, c’était du temps où le goûter se composait d’une tartine de beurre avec de la confiture, c’était le temps de mon enfance, je l’idéalise sans doute, les souvenirs embellissent toujours la réalité mais l’impression de liberté que nous éprouvions sur nos vélos était grisante, les voitures rares et les vacances avaient le goût des bonbons collants de la vieille épicière.
Si « on serait » comme disent les enfants dans les années 50 ce serait la guerre des boutons et « si j’aurais su j’aurais pas venu » alors acceptons ces quelques contraintes et profitons de ce que le nouveau siècle nous offre : une promenade dans les rochers avec un grand-père encore gaillard,  une technologie dispensatrice de beaucoup de plaisirs, des notions de diététiques pas inutiles, un parc d’attractions parfait pour de jeunes enfants, un DVD d’Oliver Twist, dont je n’envie pas la jeunesse, des cloches qui seront sans doute très généreuses, ainsi va la vie d’aujourd’hui avec ses bons mauvais côtés.

Finalement ils ont regardé Rocky IV dans la matiné, très triste, Appolo est mort…Je sens que vous ne saisissez pas le dramatique de la chose, moi non plus.

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