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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 07:45

De retour depuis mercredi après-midi, nous avons laissé une Maminette de plus en plus souriante et éveillée, une Fille Unique en forme, des lapins sautillants dans l’herbe grasse, des vaches  en attente d’heureux évènements,(N°3 m'a tout expliqué sur l'insémination artificielle) et un Mr Gendre sur son tracteur.
Les minutes passant à la vitesse de la lumière la journée d’hier a déjà été bien remplie, visite du musée Napoléon  pour les 2 grands, piscine en fin d’après-midi avec les 3 et fabrication d’une fusée le soir. Bicarbonate et vinaigre mal dosés sans doute, le lancement de la mini Arianne a lamentablement foirée, mais l’excitation était à son comble. On peut faire confiance à N° 1 pour avoir toujours une idée lumineuse, un projet à mener à bien. N° 2 cette fois-çi commence à faire des jeux à l’ordinateur avec le clavier, il rouspète un peu mais dans l’ensemble ça va. Quant à N° 3 il nous a bien prévenu « Quand Eugénie aura l’age de venir ici vous serez morts alors c’est pas la peine… » J’ai bien compris qu’il n’avait aucune envie de partager son domaine grand-parental avec sa petite sœur, le tout agrémenté de « c’est dommage quand vous serz morts » « Mab chérie par çi, Mab adorée par là » Il sait y faire celui-là. Le temps est au beau fixe, les vélos font le Paris-Nice, les ballons marquent des buts dans les fleurs de Pomponette, les fauteuils de jardins, qui font ressembler la terrasse à une maison de retraite, tant il y en a, sont sortis de leur hibernation à la cave et Sister prend l’air en regardant les petits slalomer entre les sièges. Beaucoup plus amusant que la ligne droite.
N°1 meurt d’envie de regarder Rocky 4 mais sa  grande sensibilité le fait hésiter, il paraît que c’est très triste… Une bonne comédie est préférable et il faut le voir prendre son air de prof pour explique aux autres que c’est mieux pour eux.

A midi ils vont déjeuner avec leur arrière grand-mère je profiterai de ce moment de calme pour répondre à vos commentaires.

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 07:10

Prés de Reims le 27 juillet 1919.

 Maman chérie, nous voici dans un petit village prés du camp de prisonniers où Manu est affectée, je suis contente que nous ayons quitté Reims qui est une ville détestable, le mal semble régner partout, c’est plein d’individus louches et l’on ne peut sortir seule, la ville est tellement détruite que c’est une vraie tristesse. Hier Manu m’a emmené voir les tranchées et champs de batailles, tant de jeunes vies y sont tombées comme notre Robby…

Manu m’a montré le point exact où il avait fait une patrouille.
Nous logeons dans une petite maison assez confortable, l’hôtel est partiellement détruit. Je n’ai pas encore grossi mais si tous les repas ressemblent à ceux d’aujourd’hui Guy deviendra un  énorme bébé. Manu se tordait de rire en me voyant reprendre un énorme morceau de gâteau aux cerises. Pour digérer nous avons fait une promenade sur une ancienne position « boche », il reste encore beaucoup d’obus asphyxiants non éclatés et je me suis vite écartée. J’ai été très émue de voir toutes ces simples petites croix à perte de vue.

P.S. Sois bien prudente et repose toi beaucoup. J’ai hâte de te retrouver .

 

Odette écrit à sa mère tous les jours, elle attend un bébé qu’elle souhaite appeler Guy, Manu a été blessé plusieurs fois et décoré de la Légion d’honneur pour faits de guerre, sur cet épisode nous ne savons rien car il a toujours refusé de parler de la guerre à son fils. A la lecture de ces lettres nous comprenons qu’Odette l’a suivi dans plusieurs villes de garnison, une de mes cousines m’a dit une fois que notre grand-père travaillait aux relevés topographiques fournis par l’aviation, je n’en sais pas plus. J’aurais dû interroger tante préférée mais j’ignore si elle aurait eu les réponses à mes questions et de toutes façons là il est trop tard, non pas qu’elle ne soit plus de ce monde, bien au contraire mais je suis sur ma lancée, le PC est très sollicité par N°1…

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 07:57



Pas celui de John Wayne, bien que vaches et chevaux nous regarderons passer, pas celui des grandes étendues désertiques et arides, non celui de l’herbe bien verte, celui de la boue qui colle aux chaussures, pas celui des ranchs mais celui des maisons à colombages, l’ouest qui est prés de la mer que l’on a jamais le temps d’aller voir, l’ouest de Fille Unique qui est sans doute en panne de téléphone et d’internet vu son silence. Ce qui ne va pas nous empêcher de partir tout à l’heure chercher les petits en vacances dès ce soir. Pour une fois la voiture ne ressemblera pas à l’escargot de la photo, nous partirons à vide et cela me perturbe un peu, qu’ai-je bien pu oublier ? C’est un voyage sans rideaux à poser, sans meuble à installer, sans outils pour travailler, je m’interroge et non je ne vois rien à emmener, bizarre !
Sister et Pomponette vont zapper cette journée et se projeter à demain quand nous arriverons avec notre précieux chargement, 3 garcons plein de vie et de choses à raconter, un N° 1 qui va se précipiter sur l’ordinateur, oui mon Titou, Age of Empire est en place. N°2 fera le tour de la maison pour dénombrer les changements, oui mon Pioupiou il y en a quelques uns et un N°3 qui filera comme une flèche au garage pour sortir tracteur et vélo, le travail n’attend pas et jeudi nous mettrons les plants de tomates en godets ensemble. A mon avis ils ne seront pas ravis des changements dans l’atelier, Maky va avoir des reproches c’est sûr.
Le beau temps à l’air de vouloir s’installer, le cerisier est en fleurs, promesse de fruits en abondance ? Pomponette desherbe comme une esclave  et surveille les jeunes pousses, nous attendons les hirondelles…

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 07:44

J’attends patiemment dans le buffet qu’elle parle enfin de moi, mais ne voyant rien venir autant que je m’y mette, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et dieu sait que pour servir, je sers !

Je suis tout rond, bien dodu, couleur pain grillé, je viens de Vallauris, c’est écrit sur mon postérieur, je suis orphelin de mon couvercle, on m’appelle « le petit plat de Bonne-Maman » et je suis dans la famille depuis plus de 40 ans, pas une ébréchure, en parfait état et plein de souvenirs de bons petits repas, chauds ou froids mitonnés avec le tour de main inimitable d’un languedocienne pur jus.

Ah j’en ai vu passer des petites salades à la façon « bonne-maman » 2 haricots verts, 4 olives noires, quelques anchois, une tomates, un oignon rouge, un reste de pomme de terre, un délice si je dois en croire les exclamations de Mab et Maky quand ils arrivaient en vacances. Après avoir roulé toute la nuit, pas d’autoroute à cette époque, après s’être perdu dans Toulouse comme à chaque fois, après avoir pris le petit déjeuner à Sète et s’être trempés les pieds dans la mer ils arrivaient enfin aux confins de l’Aude, Tuchan et son château Cathare, avec Fille Unique, embrassades, exclamations et vite «  A table les petits », Fille Unique n’avait qu’un an et se dressait sur la pointe des pieds pour quémander un petit quelque chose que son arrère grand-mère lui donnait bien volontiers et moi je passais de mains en mains jusqu’à ce que je sois vide.

Depuis que j’ai trouvé ma place chez Mab, les repas sont moins goûteux, on me remplit de vulgaires pates, quand il y a de la sauce de tomate, c’est fête, d’autres fois je tiens le riz au chaud, rien de bien gastronomique, je regrette le temps des petites salades et surtout je me sens seul sans mon couvercle. Il faut aussi que j’avoue que bien qu’en Seine et Marne depuis des dizaines d’années j’aspire à un peu de soleil, l’accent chantant me manque. Voilà la vie d’un petit plat rond et jaune, je ne suis pas triste car  je sais que l’on tient à moi et que l’on m’aime et c’est l’essentiel.

Peut-être avez-vous aussi un objet sans aucune valeur si ce n’est sentimentale?

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 08:31



Je crois que c’est le dernier billet que j’écris, un an c’est bien il faut faire une fin. Je n’irai plus sur vos blogs, je n’irai même plus sur mister G. j’en ai assez de tout ça, je vais bazarder mon PC et revenir à des occupations plus saines, désherber, lire et broder. Tous ces instants passer devant le clavier à étaler mes petits riens finalement c’est un peu bête comme passe-temps, je fais une croix sur  la modernité, la panne d’élecricité de l’autre soir m’a fait réaliser que la vraie vie c’est celle sans télé, sans micro-ondes et sans volets roulants. Je laisse tomber aussi ma voiture, vive la charrette tirée par un bon gros cheval qui ne demandera pas du sans plomb, retour en 1900 pour le meilleur  et pour le pire voilà la nouvelle aventure qui m’attend.


Je sais que vous n’avez pas cru un seul instant à ce délire matinal, mais il fallait bien célébrer le 1er avril et son poisson traditionnel. Bon maintenant que c’est fait je reprends le cours normal, marché, il fait beau donc ce ne sera pas trop une corvée, Barnaby, pour récupérer d’une nuit perturbée par la pleine lune, préparation des chambres pour mes petits, contemplation des tomates et broderie. Il faut toujours en avoir une sur le feu.
Un peti coup d’humeur hier en lisant quelque part que l’opérateur bien connu et maçon de surcroît lance un concours du premier roman, avec une seule obligation : privilégier au maximum le langage SMS…vive la préservation de la langue française.

Hier  avec Maky nous avons regardé « Fauteuil d’orchestre » un joli film, et de bons acteurs. Par contre hier soir navet à tous les étages. Je crois que de son côté Sitter est allée voir avec une amie « Ensemble c’est tout » j’attends de vois ce qu’elle en aura pensé.

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 07:30







Il y a un an en même temps que les pinceaux, marteaux, tournevis, je prenais aussi la souris et cliquais pour envoyer mon premier blog


Après avoir passé 3 ans à lire ceux des autres et à soupçonner le plaisir que les blogueurs-euses y prenaient, après avoir enfin osé laisser des commentaires, je sentais qu?il était temps pour moi de passer de l?autre côté. Le début de nos travaux était le moment idéal pour céder à cette pulsion. Famille, amis, copains pourraient suivre en live le déroulement des opérations. A l?inverse de beaucoup d?autres mon blog n?était pas secret vis-à-vis de mon entourage et je sais que beaucoup y trouve un certain plaisir.

382 posts plus tard, les travaux sont finis et mon plaisir est toujours le même le matin, le cérémonial aussi, lever, ouvrir les volets, allumer l?ami ordi, déjeuner et petit café en faisant le tour de popotes. Je ne vais pas citer tout le monde, mais je dois dire qu?au début j?ai beaucoup pioché chez Lili, puis j?ai découvert le Claude Darget du web en la personne de maître Patriarch, Heure bleue m?a enchanté tout de suite et je me sentais proche de Phélycitée. Tant d?autres ont suivi, une rencontre virtuelle avec Anitta m?a comblé, c?est chez elle que j?ai découvert le célèbre Maurice et son humour redoutable. Sans parler du fidèle parmi les fidèles  Fleur de Lys  devenu au fil des commentaires l?ami canadien. La famille « Amisdetoujours » très présente au début est un peu rebutée par le code des commentaires, ils lisent, commentent entre eux mais ne laissent pas de traces. Le matin j?ai mes incontournables, ils sont dans mes liens, ensuite je vais dans mes favoris, tous les jours il y en a un peu plus. Comme je vous le disais vous étes trop nombreux pour que je puisse vous citer tous. Les peintres, les brodeuses, les talentueuses de l?écriture, les amoureuses de chats, les guides touristiques du Paris des musées, les décapants comme Quintescent, les trop rares comme Bernie et le Bibelot, tous vous m?avez fait une petite place chez vous, et sachez que rien de ce qui vous touche ne me laisse indifférente. Dans cet inventaire à la Prévert on trouve  une Fauvette qui survole le jardin de Baïlili, une Tanette qui s?éclate en scooter, prête à faite le tour de la Planeth en s?arrêtant prendre une tasse de thé chez Philomène, une Maé qui immortalise les petits bonheurs du jour, Lollah qui pleure toujours un peu, une Lulu « reviendue », une Bérangère qui cherche un pantalon, une FD qui nous fait souvent frémir, une cousine poète, une blogueuse de mon village qui nous connaît et que je ne connais pas, et comme  je passais « Laparhasard »  j?ai rencontré Co qui contait des histoires de mur, La Princesse  Liath , qui n?est pas  Asimutée, Tarmine qui se promène avec une jambe femelle dans les bras. La Comtesse de Ségur m?a fait rencontrer  Loni  et ses peintures,  Karmara  à déboulé en rollers et « Les filles de 1975 » nous concoctent des recettes originales. Je garde pour la fin mes expatriés, Edouard au clavier d?argent, Otir aux  1000 mercis que je lis en buvant une  Orange pressée.

Et le plus important d'entre tous, Maky dans la catégorie "Une fois de temps en temps"

J?en ai oublié, c?est sûr, mais tout ça pour dire  que je ne ressens pas encore de lassitude ni à vous lire, ni à écrire.

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 08:05

Un temps épouvantable ce matin, une grosse pluie bien mouillée, oui je trouve que certaines pluies mouillent plus que d’autres, de même que j’ai l’impression quand je sors de la piscine que je suis plus dégoulinante qu’en sortant de la douche. Hier soir la piscine était bondée de   forcenés qui se prenaient pour Laure Manaudou, impossible d’avoir une ligne d’eau tranquille, slaloms obligatoires pour éviter les nageoires des uns et des autres, Cerisette et moi au bout de 40 mn nous nous sommes repliées vers la cabine de sudation espérant y laisser quelques grammes.
Le jardin commence à fleurir un peu partout et j’adresse une fervente prière à Mr Météo pour que le séjour des enfants ne soit pas trop humide. Nous allons les chercher mardi, une demi-journée avec Fille Unique et nous revenons mercredi. A partir de ce moment là le temps est compté.
Visite du musée Napoléon à Fontainebleau avec les 2 grands, une après-midi à Fami-Parc, nous avons la chance d’avoir à 15 kms un parc d’attraction à l’échelle humaine, un repas chez archi-mamy suivi d’une balade dans les rochers, Rocky 4 et 5 à regarder, un dimanche de Pâques à chercher les œufs dans le jardin et tous les matins entendre la litanie « On part quand ? oh non pas déjà c’est trop court ». Trop court pour nous aussi.
Ordinateur, vélo, les gages le soir après dîner, c’est la tradition à laquelle il ne faut surtout pas déroger, 1000 bornes et dominos avec Sister, le Petit poucet déclamé par Pomponette, (N°3 se bouche les oreilles, c’est trop affreux des parents qui abandonnent leurs enfants), beaucoup de choses à caser en peu de temps. En attendant, tout à l’heure  je vais au cimetière passer la tombe à l’eau de javel, et j’emmènerai Pomponette à Egreville , un Gam Vert vient d’ouvrir avec des promotions sur les plantes pour faires les potées, elle pourrait y trouver son bonheur.
C’est la vie tranquille de tous les jours à la seule condition de ne pas écouter les infos.

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 07:52





















Fromonville le 8 octobre 1917.

Par Grey/Loing, SetM.

 

Ma maman,

J'ai reçu hier ton gentil petit mot et le carnet : merci ma chérie.
Et me voici dans le confortable château avec une tendre amie et une vieille Granny, les jours s'écoulent calmes mais vite et chaque jour qui passe me rend heureuse puisqu'il me rapproche de la permission de Manu et du jour où je vous retrouverai Marianne si jeune, ce sera bon de reprendre notre petite vie à deux, avec dans la vie de ta Bleue une une telle lumière. Je n'ai encore rien de Manu, je m'efforce d'être calme, pour toi, pour Robby mais quelque fois mon coeur est gros de toutes ces angoisses qui m'étreignent parfois, mais n'est-ce pas nous pourrons nous revoir et nous aurons toute la douceur de nous dire tout ce que nous ne voulons pas écrire.
Je sais (je te raconterai comment) que son père le sait et que Jean a été interwievé sur moi. Oh maman que c'est beau ce bonheur, prie pour nous pour que rien ne vienne nous séparer. Il paraît que Blanche T. avait dit à Eliane : « La femme que Manu aimera aura bien de la chance, il est beau et épatant au point de vue moral ». Le Friquet croit qu'il est dans un rève et que tout va s'envoler. Mais je me dis que d'autres l'ont déjà eu ce bonheur, que d'autres l'auront encore et que je dois vivre pleinement le moment présent qui est si beau.
Ecris moi souvent et ne de moque pas de moi parce que je te parle de lui.

Sois bien prudente.
Et pense sans cesse à nous deux qui t'aimons si merveilleusement et si respectueusement.
Un long baiser de ta petite. Je n'ai rien du Loup et ça m'ennuie un peu.

 

Cette lettre nous apprend que l'amitié avec Jean n'a pas évolué et qu'un certain Manu (Emmanuel) cousin de Jean occupe à présent ses pensées et son coeur, les choses prennent tournure, les parents de Manu sont au courant, Le Loup (son frère Robby) et Manu se sont rencontrés aussi. De longues fiançailles seront célébrées dans l'intimité, la guerre n'étant pas propice aux festivités. Le 12 avril 1918 Robby est mort au combat, le 3 juin 1918 Odette épouse Emmanuel. Le couple de mes grands-parents est formé.

Odette aime beaucoup donner des surnoms, elle appelle sa mère Marianne, je ne sais pas pourquoi, se surnomme le Friquet et elle signe souvent ses lettres « ta bleue ».

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 07:01


J’avais l’intention de virer le papier à carreaux des toilettes pour m’éclater  avec du rose et du vert anis mais comme disait Clothaire le vieux cocher-jardinier de mon enfance : « l’herbe me gagne », l’urgence était plutôt dans le potager car étant donné la vitesse de croissance des tomates il est impératif de préparer les planches, donc armé jusqu’aux dents de courage et de divers outils je m’y suis attelée, Pomponette ayant jardiné toute la matinée sans dommage, il n’y avait aucune raison pour que je ne fasse pas de même sans trop de dégats dorsaux. Oui mais il y une différence de  taille, Pomponette a 84 ans et moi 63, Pomponette se réveille le matin après avoir dormi comme un bébé sans aucune douleur, moi je me suis tournée et retournée, calant mes 4 coussins au gré des douleurs siégeant principalement au bas du dos, le matin avant que les cachets fassent leur effet pas question de faire tomber quelque chose, je ne pourrai pas le ramasser, pas question de me retourner brutalement sinon je resterai coincée pendant des jours. Donnez moi une armoire à porter, pas de problème, faites moi déménager une maison, j’adore ça mais balayer, amener un plat sur la table, me pencher sur la terre me détruit complètement. A genoux je peux pallier à tout ça mais vous conviendrez avec moi que porter un plat ou balayer à genoux ce n’est pas très facile. Pomponette est très souple moi comme un verre de lampe, tout ça pour dire qu’après une heure de désherbage il me faut une heure de canapé…Le rendement n’est pas terrible ! Mais cet après-midi je remets ça,  à genoux, avec un petit piochon. La récompense sera dans l’assiette cet été, à la croque au sel, en salade au vinaigre balsamique, farcies par Pomponette, recette sur l’ancien blog, ou mieux encore délicatement cueillie d’une légère torsion et dégustée sur place, économie de saladier et assiette.

Merci Lili pour la comptine du vieux Basile.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 07:29






















Elles auraient pu être jumelles si elles avaient vécu à la même époque, elles ont la même faculté à faire ressortir la plus mauvaise part de l’âme humaine, elles n’ont aucune mansuétude pour les hommes, l’une fouille les tréfonds de l’esprit avec délicatesse et élégance, aime les potins mais déteste les bavardage, la grossièreté et la vulgarité l’autre nous jette en pleine figure perversion, père abusif, assassins et violeurs mais au bout du bout « Raison et sentiments » et « Délicieuses pourritures » sont écrits avec la même plume trempée dans le vitriol.
Jane Austen et Joyce Carol Oates sont deux femmes qui maitrisent à la perfection la manière de nous faire parcourir les chemins tortueux qui mènent pour l’une au mariage et pour l’autre devant un miroir où il ne fait pas bon se reconnaître. La tasse de thé a  souvent un goût amer pour Jane, celui du célibat si mal vu à son époque et pour Joyce  « Une éducation sentimentale » a la couleur de « L’aile du corbeau » c’est dire si nous sommes loin des romans de gare teintés de rose. Je me complais dans leur univers si différent et si proche à la fois, le mot juste, la petite phrase qui résonne longtemps, des personnages que l’on connait parfois mieux que certains membres de sa propre famille, tout est noir  mais   flamboyant. J’en redemande.


Juste un petit mot sur les tomates ; la troisième feuille commence à poindre, à la 4ième il faudra mettre en godets…Photo de la forêt vierge demain. Maky a troqué sa casqette de plombier, bié,bié, bié contre celle de maçon « si j’avais un marteau, je construirais…un atelier plus grand » il traine à longueur de journée des poutres et encore des poutres.
Maminette à fait un grand pas pour elle et un petit pour l’humanité : elle attrappe tout ce qui passe à sa portée sous l’œil admiratif de ses frères. Ils seront moins contents quand elle fera main basse sur les petites voitures et playmobils.

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