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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 06:25

En 1870 j’ai deux ans et déjà  ne suis plus la seule enfant dans la maison, mon frère Fernand est né pendant le siège de Paris, maman à attrapé la scarlatine, c’est très grave pour elle qui fait des convulsions et pour le petit Fernand qu’elle ne peut nourrir, les temps sont plus que troublés dans Paris, les gens ont faim, les nourrices sont rares et gardent leur lait pour leur propres enfants, mais papa ayant rendu de grands services à des religieuses celles-ci ont trouvé du lait, denrée rare et inestimable pour ce bébé hurlant de faim. Je dois m’habituer à ces pleurs car sept autres enfants viendront agrandir la famille. Isabelle, René, Marthe, Marcel, Pierre, Daniel et Raoul. Jusqu’en 1887 maman nous donnera presque tous les deux ans plus de frères que de sœurs, Isabelle nous quittera à presque 3 ans.

 

Dans Paris assiégé les obus pleuvent autour de la maison. Grand-papa Gustave envoie alors son cocher afin de nous amener chez lui, maman est encore affaiblie par sa maladie et la naissance de Fernand, mais nous arrivons sains et sauf rue des Ecoles, le lendemain nous apprenons la destruction totale de notre maison…

 

A partir de 1872 nous passerons tous nos étés en compagnie de nos nombreux cousins à Savigny/Orge, chez nos grands-parents qui louaient des maisons au fur et à mesure que les familles s’agrandissaient. Papa tenait absolument à nous faire quitter un Paris bruyant, pollué, encombré, adepte de la devise « Mens sana in corpore sano » études et activités sportives étaient au programme, les cours d’eau des environs nous offraient de belles promenades en barque et les chemins creux regorgeaient de mûres délicieuses. Le temps de l’enfance insouciante pendant de nombreuses années.

 

Des cousins de Mazamet venaient chaque été se joindre à nous, ce détail aura son importance. Le soir avant la prière du coucher nous jouons aux charades, parlons des nouvelles inventions qui fleurissent tous les jours, papa est très tenté par le téléphone, nos chevaux seront-ils remplacés par la locomotive qui fait un bruit d’enfer ? Et ce phonographe, je crains bien que sa fonction ne s’accorde pas beaucoup avec l’austérité protestante. On ne m’a toujours pas dit que j’étais jolie mais les miroirs me renvoient une image qui ne me déplait pas du tout, ah si seulement les frères cessaient de me tirer les cheveux, taquins ils sont, moqueurs nous sommes, le voisinage en fait les frais, mais on ne touche pas aux enfants du docteur, bien élevés mais chahuteurs en diable.

 

 

Petits faits anodins et anecdotes d’une enfance trop courte qui intéresseront, je l’espère, la cinquième génération, la dernière avoir côtoyée leur arrière grand-père Renaud qui était mon petit-fils. Je compte aussi sur Mab pour leur dire que toutes les deux nous nous sommes bien connues cela raccourcira un peu la distance et les années.

 

Tout ce qui précède est le reflet de la réalité, je n’ai rien inventé, simplement pioché de ci de là dans le journal du grand-père de Jeanne.

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 07:40

Avis de tempête sur Londres.

 

« John Powers doit faire face à la perte de sa somptueuse Lulu, lassée de sa jalousie pathologique et des pulsions homicides qui en découlent, Brian et Dotty, installés dans une caravane dans l’allée de leurs voisins apprennent à vivre dans le dénuement le plus absolu, Rick fruste séducteur de Chicago… » Ces quelques lignes à l’ouverture du livre m’ont donné envie de plonger tête la première dans l’univers de Joseph Connoly qui m’avait déjà tant réjoui avec « Vacances anglaises » devenues au cin éma grâce au talent de Michel Blanc « Embrassez qui vous voulez »

 

Et d’un, mais la moisson d’hier à la bibli ne s’arrête pas là.

 Je m’embarque en Afrique du Sud avec la famille Lament, de l’humour décapant à chaque page et de deux, je vais attrapper un chaud et froid en passant de l’Angleterre à la Rhodésie, tant pis je lirai les deux en même temps… 

Mais au détour d’un rayonnage, bien caché, j'entends un "Coup  de Chifflet", il me tend sa couverture jaune et grâce à lui je vais pouvoir alimenter n’importe quelle conversations de trottoir sans avoir recours à la météo. Phrases toutes faites, évidences, expression populaires frappées au coin du bon sens, citations, lieux communs, un mine d’or pour sourire un peu et je me réjouis à l’avance de pouvoir placer que je suis une « saccoplastikophile » que la souris « chicote » que Vivaldi était roux  et qu’il faudra 4000 ans à une bouteille en verre pour se dégrader. Me voici donc pétrie de culture et avec 3 bons livres sur la table basse.

 

A part ça rien et c’est très bien ainsi juste une réflexion empreinte d’un peu de ralerie matinale.

 

Super les emails en ce moment !

 

18h45 Fille Unique appelle, « Alors comment tu la trouves ? » je tombe des nues, une explication plus tard je comprends qu’elle vient d’envoyer 2 photos du plus beau bébé du monde, rien reçu, visite à ma boîte de réception jusqu’à l’heure du coucher, toujours rien…Ce matin à 6h enfin Maminette est en plein écran.

 

Autre déconvenue mailesque, Lili n’a pas reçu celui où je la remerciais pour les Dingbats, remue-méninges que j’aime beaucoup, donc Lili tu fais marcher Mr Google.

 

Les bouchons ne sont pas que sur la Francilienne, mais aussi dans les tuyaux du net.

 

Je viens d’entendre à la radio que demain à 19h55 la tour Eiffel aussi se mettra en noir pendant 5 minutes, je ne lui ai pourtant pas envoyé un mail à elle. D’autres monuments suivront j’en suis sûre mais cela aura-t-il un quelconque effet sur nos décideurs présents et futurs, prendront-ils les mesures nécessaires pour sauver la planète et laisser aux prochaines générations une certaine qualité de vie ? Je ne parle même pas de douceur de vivre…

 

Heureusement que cette consigne devra être suivie à 19h55 et non à 20h35, autrement le choix aurait été cornélien, Kamelot ou la planète ?

 

Les dessous de fenêtres avancent bien, le trumeau aussi, j’ai commencé une broderie aux points de croix pour Maminette, quelle activité rue Voltaire ! heu pas dans la rue, hier elle était complètement déserte, pas une voiture, pas un piéton, pas un chien perdu sans collier, rien, personne, une seule lumière celle de la vitrine de Sister.

1er février 5 mn pour la planète

 

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 07:00

 

Longtemps j’ai vécu dans la maison des chats, j’étais leur esclave consentante, heureuse de répondre à leurs moindres désirs, allant même jusqu’à marcher sur la pointe des pieds quand ils dormaient sur le lit ou élégamment vautrés sur le canapé, prenant toute la place, seule consigne, ne pas déranger.

 J’ai cédé à tous leurs caprices avec une joie non feinte, j’ai hurlé leurs noms bien des soirs pour les faire rentrer, le ridicule ne m’a pas tué et ils ne sont pas toujours rentrés, j’ai déjoué les ruses de Nana qui allait se cacher dans une armoire dès qu’elle me voyait éteindre la télé, j’ai décroché du sapin le pataud Fifi plus souvent qu’à mon tour, je me suis extasiée devant Gros mimi et Ptit mimi, si beaux dans leur robe de chats de gouttière, j’ai sauvé plusieurs fois Nana bébé quand elle tombait dans la gamelle de Yago le chien en train de manger voracement, j’ai accompagné Gudule chez le vétérinaire pour sa dernière visite. Ils ont placidement accepté mes caresses, ont supporté vaillamment mon gâtisme vis-à-vis d’eux, le dernier a accepté dédaigneusement que mes mains soient sur un clavier plutôt que sur lui, tous ont vécu leur vie de chats, indépendante et soumise à la fois. Ils ont posé pour des photos idiotes, certains ont beaucoup cassé, d’autres se sont montrés collants à l’extrème, Maky a fabriqué des échelles pour qu’ils descendent du toit plus facilement, à leur service exclusif nous étions, une vie sans chat paraissait impossible et puis Sister à eu un Livio, bandit corse, qui en a fait voir à toute la famille de toutes les couleurs, puis un Barnabé, albinos et un peu sourd, pas facile non plus. Le jour de mes 50 ans May m’a ramené dans son blouson deux chatons, craquants mais Gudule m’a fait comprendre rapidement que c’étaient eux ou lui, j’ai choisi et fait don la meort dans la peine d’un chaton aux pattes Louis XV à une amie et l’autre à Archi mamy.

 

Et puis un matin de décembre, pas de Gudule à la fenêtre, pas de Barnabé chez Sister, j’arpente comme une âme en peine les rues alentour, la voie ferrée, je crie, appelle, sonne chez les voisins, en vain, me fait ouvrir des caves, rien rien rien. Les jours passent, un voisin vient me dire que les chats sont chez lui, dans son jardin, visiblement empoisonnés.

 

Une seule phrase me vient à l’esprit, « C’est fini même plus un papillon »

 

Maintenant ce sont les chats du voisinage qui viennent nous rendre visite. Je collectionne les chats en toutes matière mais plus en poils et les petits-enfants sont là pour que je gagatise.

 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 07:03

Ce matin comme une envie de mer, de plage, de cris de mouettes, de pieds dans le sable trop chaud, de cris d’enfants bousculés par les vagues, de plagistes grands et bronzés aux petits soins des vacanciers. Pas envie d’ouvrir les volets sur la grisaille, pas envie de froid, de février qui approche, pas envie de mon café qui est resté allumé toute la nuit. Envie de vous faire partager le fou rire de Maky et surtout envie de savoir si vous aussi vous avez ri, moi non, mais ça c’est normal, mais j’ai beaucoup ri en l’entendant s’étrangler de bonheur tant il est bon public, ce qui me réjouit c’est plutôt les Dingbats de Lili.

 

Comme j’aimerais avoir le rire facile, être bon public, me réjouir de la moindre chose, mais non pas possible.

 

J’ai une amie embourbée depuis des années dans de gros et graves ennuis de santé, la gâce lui est faite d’avoir un tempérament rieur, un rien la met en joie, tout est prétexte à rire, elle démarre au quart de tour et c’est un bonheur de la cotoyer rien que pour ça. Le rire est le propre de l’homme dit-on, suis-je une extra terrestre alors ? de quelle planète ai-je bien pu arriver ? heureusement dans ma boîte à souvenirs il y a quelques fous rires mémorables, de ceux qui ne peuvent s’arrêter, de ceux qui vous font filer aux toilettes trop tard, de ceux qui vous laissent des douleurs abdominales pendant des heures, épuisée par ce maelstrom dévastateur et en même temps bénéfique, bon ça va, finalement je suis bien une terrienne normale, le rire je connais, même si la dernière trouvaille de Maky ne m’arrache qu’un demi sourire, mais je vous en prie donnez-moi votre avis afin que je mesure ma « normalité ».

 

Ceci dit hier je ne suis pas allée sur le marché, j’ai oublié d’acheter le pain, le repas chez Sister a été agréable, je n’ai pas vu Barnaby et je viens d’entendre à la radio que notre ministre de la santé allait se pencher sur mes problèmes de sommeil, tout va bien donc, sauf si il est énarque là je me fais du souci car étant ministre de la santé ce serait trop simple qu’il soit médecin ! Entendu aussi qu’un australien avait mis sa vie aux enchères sur un site bien connu, ayant déjà utilisé ce système de ventes je me demande bien dans quelle catégorie il a pu mettre le descriptif et la photo de sa vie, j’ai déjà bien  du mal à cataloguer un objet banal entre tous, alors là …

 

Cet après-midi j’emmène Cerisette, l’éclopée du poignet, dans mon magasin préféré, à nous les tissus, à nous les échevettes multicolores, à nous les trames de lin les plus fines, enfin à elle, parce que moi j’ai enfin compris, pas de rivalité dans ce domaine, elle brode du super fin et délicat, elle y voit bien mieux que moi, chacune son niveau, plus de torture, je fais ce que je peux.

 

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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 07:53

Sa fille vient déjeuner chez Sister, les souvenirs remontent à la surface, je ne résiste pas au plaisir de me replonger dans les années 70.

 

Maître B est une figure incontournable du village, petit, tout rond, élégant jusqu’au bout des ongles qui sont peut-être manucurés, été comme hiver le chapeau sur la tête, de ma vie je ne l’ai jamais vu un tant soit peu négligé, même pas ses filles sans doute, le notaire qu’il est promène son allure d’un autre temps à petits pas tranquilles, le stress connaît pas, la précipitation encore moins, il est né notaire comme d’autres naissent boulangers, une seconde nature.

 

C’était le temps béni où Sister vidait son magasin chaque dimanche, où la marchandise se trouvait facilement, le temps où les ventes aux enchères se faisaient à la suite d’un décés survenu à un âge normal, les héritiers se crépaient souvent le chignon pour une boîte en fer, les huissiers avaient moins de travail que de nos jours et maître B était là pour assurer le spectacle. Car spectacle il y avait.

 

Je sais par expérience qu’en tout notaire sommeille un saltimbanque qui se réveille dès qu’il saisit le marteau d’ivoire, d’ailleurs les commissaires priseurs sont pareils, des cabotins je vous dis.

 

Les adjudications de maître B étaient un pur moment de bonheur.

 

La séance avait souvent lieu dans le jardin de la maison à vendre, un mobilier hétéroclite entassé n’importe comment par les clercs, des caisses d’ustensiles de cuisines, d’outils, chaises cassées, bouts de tout et de rien, toute une vie à l’encan, et des acheteurs potentiels, venus chercher la bonne affaire parmi tout ce bric à brac. Et à ce moment la dignité de maître B fait place à un acteur consommé qui sait mener son monde  à coups de marteau bien sentis. L’œil frise, l’humour au détour d’une phrase, le geste ample pour vanter le vieux machin sans valeur, il fait monter la sauce, prend Mme X à témoin, et lui adjuge comme une grâce l’objet dont elle n’a aucun besoin mais qui maintenant la comble de bonheur, elle en mourait d’envie et ne le savait pas, trop fort le notaire.

 

Je l’ai vu un jour adjuger une bouteille de gaz vide plus cher qu’une pleine que deux coqs de village se  disputaient âprement et stupidement, trop fort je vous dis mon notaire.

 

L’après-midi touche à sa fin, les badauds venus voir défiler une vie s’éparpillent, les brocanteurs ou assimilés regardent avec dédain ce qui n’a pas trouvé preneur, le temps est suspendu mais nous savons bien que la partie ne fait que commencer, d’un air innocent maître B semble soudain se souvenir d’un lot d’objets un peu moins cassés que les précédents, il se frotte les mains mentalement, et les choses sérieuses commencent, entre marchands de la région pas de quartier, il faut les aligner les francs de l’époque pour remporter le gros lot, mais le tout dans la bonne humeur, le notaire voudrait nous faire croire que ce tableau est vraiment beau et que peut-être en y regardant bien, sous la crasse on pourrait lire une signature qui… non, malgré tout son talent on ne croira jamais que Monet à peint cette croute, pas assez fort mon notaire sur ce coup là.

 

Il est tard, la nuit descend sur le jardin, les héritiers sont contents, le notaire a bien travaillé, toute une vie vient de partir aux 4 vents, rien ne meurt tout à fait, Sister sera contente nous lui ramenons un peu de marchandise et nous avons passé une après-midi excellente. Merci Maître B.

 

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 07:12

Mab te rends-tu compte de ton bonheur ? As-tu conscience de ta chance ? Descends de ton nuage tu sais que ça ne va pas durer, garde bien présent à l’esprit que les journées sans nouvelles reviendront. Oui d’accord mais en attendant je déguste, et comme un petit rien me suffit je comptabilise : En une semaine 3 commentaires, 4 coup de fils, 3 photos si ce n’est pas le bonheur ça y ressemble étrangement et en plus la voix était gaie, à moins que j’ai perdu la notice de décryptage je sens que que tout va bien là-bas, je sais que les problèmes ne se sont pas envolés miraculeusement, mais le moral est là.

 

Quand Fille Unique va bien Mab va très très bien, elle déborde d’énergie, passe l’aspirateur, se saisit des pinceaux, mène tambour battant les finitions des travaux, marche d’un pas vif et décidé, accepterait même un peu de neige avec un « presque sourire »

 

Tout cela ne serait pas si Mab avait eu plusieurs enfants, elle ne focaliserait sur une seule, c’est sans doute lourd à porter pour l’unique objet de son amour maternel et Mab y voit peut-être une explication à cette famille nombreuse qui grandit à 300kms.

 

Comme Mab n’est pas 100% pur sucre elle ne peut s’empêcher de se dire en pensant à Elle « Tu verras quand la petite doucette aura 20 ans et qu’elle aura autre chose à faire que de donner des nouvelles ! tu verras quand pour elle ce sera « les copains d’abord », tu verras comme c’est agaçant les jours « sans » et tu le prendras encore moins bien que moi car tu seras moins jeune.

 

Mais comme d’un autre côté je ne veux que son bonheur je souhaite que cela n’arrive pas, pas si méchante Mab en fin de compte.

 

Malgré tout quelques petites contrariétés hier, Mossieur l’administrateur débloque complètement hier c’était avec une heure d’avance, 18h30 au lieu de 19h30, pas pu répondre aux commentaires, de guerre lasse je suis allée faire un tour ailleurs, j’aurais mieux fait de m’abstenir ainsi je n’aurais pas appris que M’ame Bérangère nous laissait lâchement tomber, fini les descriptions si vivantes de ces voyages, fini son humour décapant, fini ces phrases ciselées au laser, fini le mot juste qui résume en quelques syllabes une situation cocasse, fini le plaisir du dépaysement tout en restant derrière son clavier, Bérangère c’est un coup bas ça où je ne m’y connais pas.

 

C’est la saison qui veut ça sans doute car les blogues ferment à tour de bras en ce moment, j’espère que ce n’est pas contagieux.

 

Hier nous avons regardé grâce à Cerisette un film anglais extra, un vrai régal « Calendar girls » je ne sais pas quelles critiques il a eu à sa sortie mais moi je lui mets ++++.

 

 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 07:16

Petitnamour1 était ravi hier de ne pouvoir aller au collège à cause de la neige mais que dirait-il si pendant un mois il serait privé de copains et de cours, beaucoup moins content que moi et 1954, hiver funeste pour beaucoup mais de vraies vacances pour moi.

 

Remontons le temps.

 

En 1954 papa est surveillant général dans un institut pour enfants, des garçons uniquement, difficiles, marqués par la guerre, des situations familiales compliquées, un QI pour certains pas tout à fait aux normes, il viennent de la France entière et ne retourne chez eux ou chez leurs parents nourriciers qu’une fois par an. L’insitut est dans un château entouré de forêt à 3 kms du premier village.

 

Hiver 54, le froid est rude, la neige est tombée d’abondance, le gel s’est mis la-dessus, les routes sont impraticables, les conduites d’eau ont gelées et la bonne nouvelle tombe « Tu ne peux pas aller à l’école » ça c’est du bonheur, maman va bien me faire aller quelques fois suivre les cours des enfants mais la perturbation que cela leur apporte et mon manque d’empressement font que je passe mon temps à courir les bois, à jouer à Davy Crocket tout en me félicitant de ces journées blanches et immobiles.

 

Un peu d’excitation certains soirs quand un abbé révolté joue au « Quitte ou double » à la radio, porté par l’enthousiasme de Zappy Max il remporte un gros chèque qu’il va consacrer aux sans abris, car il semblerait qu’à Paris des gens sont morts de froid dans la rue, comment est-ce possible, ils n’avaient donc pas de maison. A dix ans c’est très difficile de comprendre de telles choses.

 

En attendant je suis bien à la maison, je peux lire tout mon soûl, vagabonder des journées entières, à cette époque un enfant peut disparaître pendant des heures personne ne va déclencher le plan Alerte enlèvement, mais je surveille quand même l’état des chemins, il ne faudrait pas que ça fonde trop vite, pas pressée de retourner à l’école.

 

Je ne me souviens pas si nous avions déjà la télé, lucarne magique sur le monde, mais je ne me souviens pas non plus m’être ennuyée une seule seconde. Je me souviens par contre des énormes gamelles d’eau que l’on nous apportait à la maison pour pallier aux conduites gelées, cela ne devait pas faciliter les taches ménagères pour Pomponette, je me souviens très bien des longues parties de glissades, d’ailleurs je glisse toujours dans le couloir et dès que les petits tiennent sur leurs jambes je leur apprend ce mode de déplacement, leur tête en me voyant glisser vaut de l’or. Glissades et sauter dans les flaques d’eau il n’y a pas mieux.

 

Ce matin pas de blanc dans le jardin. Tant mieux, je n’ai plus envie de rester bloquée à la maison.

 

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 07:48

Je m’appelle Jeanne M. je suis née sous Napoléon III en 1868 à Paris. J’ai quitté ce monde en 1956 , 88 ans c’est bien long.

 

Mon enfance et ma jeunesse se sont écoulées au sein d’une famille aimante et nombreuse, entourée de fréres et sœurs sur qui j’ai pu m’appuyer tout au long de ma vie. Des oncles, tantes et cousins à s’y perdre tant il y en a.

 

Enfance choyée, éducation stricte, ma famille est protestante, nous vivons tous notre foi au quotidien. Les oncles pasteurs y veillent.

 

J’ai la grande chance de vivre dans un milieu aisé où les études tiennent une grande place, surtout pour les garçons. Suis-je une jolie fillette? on ne me l'a jamais dit, mais je sais trés bien me moquer des travers des uns et des autres, c'est "une marque de fabrique" chez nous et elle perdure au fil des générations.

Aînée de 8 enfants, précepteurs et gouvernantes ont parfois bien du mal à canaliser notre joie de vivre. Les valeurs essentielles nous sont enseignées à toutes occasions et gare à celui qui ne finira pas son assiette il se la verra resservir à chaque repas jusqu’à ce qu’elle soit vide.

 

La guerre de 1870 nous a permis de goûter à des mets « délicieux » tels que chats et rats, depuis cette époque douloureuse j’ai toujours mangé de bon appétit quoique l’on me présente dans mon assiette.

 

Nombre de drames ont ponctués ma longue vie, mon enfance et ma jeunesse heureuses m’ont aidé à supporter de grands chagrins. Durant ces sombres journées de guere papa revenait de l'hôpital recouvert de sang, il avait opéré de longues heures et son visage portait les marques de fatigues et de tristesse.

 

De là où je suis je constate avec joie que ma descendance entretient toujours le souvenir vivace de ma famille, je ne comprends pas du tout cette nouvelle manière d’écrire, moi qui ai tant écrit à l’encre violette à ma fille et mon fils, mais j’entrevois bien la finalité de ce qu’entreprend à ce jour mon arrière petite-fille. Laisser une trace à sa descendance, matérialiser des anecdotes en remplaçant l’oral par l’écrit. Pour eux je vais remuer des souvenirs plus souvent douloureux que joyeux, mais aussi des petits riens qui ont fait ma vie.

 

J’ai assisté aux funérailles nationales de Victor Hugo en 1885, ce jour là le Paris du baron Haussmann était tout drapé de noir et les rues recouvertes de paille pour amortir le bruit des voitures à cheval.

 

Un soir d’été mes fréres et moi sommes partis en vélo sur la place de l’Etoile nouvellement inaugurée par Napoléon III, ces chenapans se sont cachés et m’ont laissé seule au milieu d’une circulation infernale,  des claquements de fouets des cochers, imaginez la frayeur d’une fillette à cette époque, ce fut presque l’aventure de ma vie, je m’en souviens d’ailleurs comme si c’était hier.

 

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 06:34

Elles marchent toutes les deux sur la place du village, l’une un peu pressée, la main droite encombrée de paquets, la gauche pend sur le côté, à quelques pas derrière elle, sautillant d’un pied sur l’autre la petite fille se porte à la hauteur de sa mère, sa main vient s’emboîter dans celle plus grande de sa maman, pas un mot, pas un regard, elles sont à l’unisson, une grande main programmée mettre au chaud la petite, (Houston, Houston,ici la navette,téléguidage parfait, arrimage réussi).

 

 Elles s’éloignent joyeusement. Je réalise combien ma main est vide. J’ai un pincement au cœur, flash-back, soudain à mes côtés je vois la petite fille blonde aux yeux clairs, sourire ravageur et chanson au bord des lèvres qui sort de l’école, il y à trente ans c’était moi qui recevait une petite main chaude, au même endroit, à la même heure, celle des mamans, avais-je conscience que c’était un moment précieux, sans doute pas, main dans la main, mère et fille c’est banal.

 

Comment fais-tu Lulu avec 6 enfants, tu n’as que 2 mains, comment fais-tu ma poulette avec 4 enfants et seulement 2 mains ? En tant que grand-mère je crains toujours d’en délaisser un, je suis disponible et fais en sorte que chacun ait son moment rien qu’à lui avec Maky ou moi, mais je suis comme vous je n’ai que 2 mains, des yeux derrière la tête,soit, des oreilles bioniques pour les entendre chahuter les soir, mais seulement 2 mains. Sûr que si j’avais voulu partager Fille Unique avec une fratrie je ne me poserais pas la question, j’aurais même trouvé la solution.

 

C’était la question existentielle du jour, le temps gris et le vent froid sans doute.

 

Hier visite à l’hôpital voir l’amie en chimio, elle a toujours le moral, peste contre les infirmières qui tardent à remettre la perfusion, et comme elle dit « je suis là pour 52 heures, pas 53 » rouspéter la maintient hors de l’eau et si c’est comme il y a 15 jours en sortant elle ira passer deux jours à la chasse. Après tout ce n’est que son 3ème cancer en 7 ans, la belle Gigi nous étonnera toujours. Petit hôpital de proximité, dont on nous promet la fermeture depuis des années, espérons que cela n’arrivera pas, étant donné malheureusement le taux de remplissage et les cas très lourds qui y sont traités ce serait bien dommage.
Pas de photo, monsieur l'administrateur a une panne d'oreiller...

 

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 08:39

Ce n’est vraiment pas la peine d’avoir un tître aussi ronflant et d’être aussi incompétent depuis déjà un certain temps. Ce n’est pas la peine de proposer la possiblité de répondre à mes amis de manière individuelle et de me bloquer de longues minutes, je dis bien minutes, en attendant que les icones de polices de caractères veuillent bien s’afficher, ce n’est pas la peine de me faire pédaler dans la semoule encore de longues minutes quand animée de l’espoir que tout va se débloquer en cliquant sur « entrée » je vois apparaître la funeste mention « serveur indisponible »

 

Serveur de quoi, je ne vois aucun service, je rage, enrage, rouspète et pour finir me lasse. Si à 19 h il est impossible d’accéder à vos servives, cher monsieur l’administrateur dites-moi quand je peux répondre aux commentaires. Je ne voudrais pas passer ni pour une ingrate, ni pour mal élevée, ma mère s’est donnée bien trop de mal pour faire de moi une personne à peu prés polie alors je ne vous dis pas merci, ne vous envoie pas mes respectueuses salutations, non je vous envoie au diable, je vous maudis et pendant quelques jours je vous boude.

 

Veuillez agréer, Môooosieur l’administrateur l’expression de mes sentiments les plus agacés, énervés et gnagna gna.

 

Vous l’aurez compris sans doute, vous ne pourrez pas lire les réponses à vos gentils vœux pour pomponette, elle l’a fait elle-même.

 

Je veux juste dire combien je me sens proche de ceux et celles qui détestent la neige. Juste dire à Fleur de Lys que lui étant canadien il est programmé pour aimer ça, mais moi je suis née au sud sud, dans mes gènes il y a du soleil et la mer, depuis bien longtemps mon sang danois est trop dilué pour que je me sente des atomes crochus avec la « petite sirène ». Bon ce matin rien de blanc dans le jardin ça va.

 

Pour Bérangère et Fille Unique je mets une mosaïque, enfin si monsieur l’administrateur veut bien la prendre, à ce propos comment met-on des photos dans les coms ?

 

Complètement décousu ce billet, ce matin ma poulette ce n’est pas du Delerm, la faute à mon agacement, à mon insomnie, à mon réveil tardif, il faut bien trouver des responsables n’est-ce pas ?

 

Hier j’ai bien avancé dans mes travaux, je suis contente et pressée de passer à l’étape suivante, la peinture des motifs proprement dite, c’est pour demain
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