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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 07:49

Puisque le 24 nous serons seuls, puisque nous ferons le 24 le 25 et comme malgré tout il y a un anniversaire à fêter je me dirige d’un pas allègre vers le roi du surgelé, vu le nombre de personnes ayant eu la même idée que moi la chaîne du froid n’est pas loin d’être interrompue, le caddy vite rempli, slalomant entre les hésitants et indécis téléphone greffé à l’oreille, je choisis la file la moins longue, mais déjà impressionnante, une vingtaine de personnes déjà plus qu’hagardes, listes à la main, vérifiant qu’elle n’ont rien oublié, je patiente, un peu, ça ne va pas très vite et intérieurement je peste contre ceux qui retarde la progression des charriots, au bout de vingt minutes ouf c’est mon tour, à toute vitesse mes courses sont sur le tapis, un tas pour moi, un autre pour Sister, mes 2 cartes à la main, un charmant jeune homme range mes courses, ça y est la carte dans la fente appropriée, le code et …à refaire carte invalide, je précise qu’elle est neuve, que le compte bien que malmené est approvisionné, et que juste avant, à la parfumerie, pas de problème, derière moi la file s’allonge, je recommence, une deux, trois fois, la jeune caissière me jette des regards éperdus, la directrice arrive, me fait recommencer,  derrière moi monte un murmure mécontent, je les comprends, encore deux essais, rien à faire, et je ne peux pas changer de carte, la machine est bloquée comme les gens derrière, enfin après moult manipulation la directrice libère ma carte, j’introduis celle de Pomponette, ouf ça marche, je lance à la cantonnade des excuses à faire suivre et me voici enfin dehors, demain j’irai à la banque…

 

Pendant ce temps loin des tribulations de sa ménagère d’épouse Maky profitant d’un beau soleil brûlait les branches et feuilles qui formaient un tas dans le potager, il prenait l’air et la fumée à la fois, cet après-midi en principe nous entassons au fond du jardin les tuiles qui actuellement sont devant la maison.

 

Toujours pendant que je m’occupais des basses besognes cette incorrigible Pompette craquait pour des chaussures, la 101 ième paire, dorées, vernies et pour l’une des deux paires beaucoup trop hautes pour son âge, tant pis elle fera la belle dans son fauteuil, les jambes allongées sur un tabouret elle pourra admirer ses pieds sans se fatiguer. Pomponeete et les talons c’est une longue histoire d’amour, jamais trop hautes les chaussures, des échasses, mais depuis quelques années, à son grand regret la mode et l’âge venant elle a du revoir ses prétentions à la baisse. Il faudra le jour venu un cercueil à 2 places au moins pour que ses trésors l’accompagnent.

 

Apéritif dînatoire chez Cerisete, échange de cadeaux, un moment agréable, en attendant tous ceux qui vont suivre à partir du 25, jour où Fille Unique arrivera avec sa progéniture, sans Mr gendre, animaux obligent.

 

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 08:14

Il suffit d’allumer la radio pour que la journée soit pourrie dès le matin. Entendu dans l’ordre :

Pas de neige sur les pistes. Sans commentaire.

Le premier ministre entendu pendant 17 heures.

Un enfant de 12 ans mort à la récréation.

Je n’en dis pas plus mais je me retiens.

Je préfère me replonger, telle l’autruche, la tête non pas dans le sable mais dans mes souvenirs.

Fin des années 50.

Il fait froid, nous partons de bonne heure attendre le car au bout de la grande allée, les arbres sont blancs de givre, Sister dans sa poussette, Papa et Maman sont chargés comme des mûles, le car sera en retard, son chauffeur surnommé « « Patate » aime bien tester  les cafés sur son itinéraire et nous sommes toujours en avance, donc l’attente dans le froid sera longue.

C’est Noêl nous sommes invités à Paris chez le frère de papa. Adieu la maison du petit poucet dans les bois et à nous le bel appartement parisien proche de l’Arc de Triomphe .

Paris est à 100Km, les routes moins encombrées que de nos jours mais nous mettrons 3 heures pour arriver à destination. Je ne suis pas allée souvent chez cet oncle mais j’ai des souvenirs très vivaces de parquet ciré qui craque, de tapis moelleux, de portes vitrées, je trouvais cela du dernier chic. Les cousines avaient dans leur chambre une maison de poupée à laquelle je pense encore parfois et surtout les enfant avaient leur salle de bains à une époque où nous faisions nos ablutions dans la cuisine.

Les cadeaux sous un grand sapin attendaient la distribution qui se faisait après une séance de projection pour les enfants d’un petit film que les adultes regardaient aussi en buvant et fumant nonchalement, je crois bien que notre grand-père était là, il devait promener sa crinière blanche et son élégance naturelle dans les salons. Une fois les cadeaux attribués à chacun les enfants étaient envoyés dans leur appartement, et à cet instant  la journée écoulée perdait un peu de sa magie, quoi ? un jour de Noêl les enfants étaient éloignés, pas de jeux avec les parents, pas de chants, une autre monde pour moi.

En revenant à la maison maman soupirait après le confort qu’elle n’avait pas encore, papa remplissait les poêles à bois , il pensait sans doute que son frêre avait de la chance, mais nous étions si bien tous les 4 dans la maison au milieu des bois.

Les courses sont faîtes, ne reste plus qu’à patienter jusqu’à l’arrivée de la troupe et mettre un post-it pour ne pas oublier l’anniversaire de Maky, quelle idée aussi de naître un 24 décembre.

 

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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 07:27
Hier Petinamour3 a eu 5 ans, en bonne grand-mère que j’essai d’être je prends le téléphone pour lui souhaiter un bon anniversaire, pas là le N°3, parti depuis le matin 7h avec Monsieur Gendre vendre les derniers agneaux, parti entre hommes pour la journée, c’est N°2 qui décroche, et ça vaut toujours le coup de parler avec lui, d’abord sa joie de m’entendre fait chaud au cœur et pour avoir des nouvelles il n’y a pas mieux, d’une seule traite je sais tout : « Sur mon carnet il y a plus de vert que d’orange et pas de rouge, demain la maîtresse jouera avec nous, on ne met plus le sous-pull pour dormir, la salle de jeux est presque finie, tu ne vas pas reconnaître la petite, maman est au téléphone dans le bureau, la pendule est arrêtée, je suis pressé de te voir et tu sais quoi ? on va être en vacances, moi je resterai chez toi mais pas N°3, il est pénible, N°1 a super bien travaillé, et les cadeaux ? ils sont déjà là ? notre sapin est magnifique il brille tu peux pas t’imaginer ! j’ai fini mon livre et j’en suis au chapître 9 du suivant, c’est bien hein ? bon je vais calmer la petite bisous à bientôt. Pas le temps de placer une gentillesse, ni un compliment, ni une exclamation, avant il ne savait pas quoi dire et maintenant on ne peut pas l’arrêter.
Et avec tout ça la journée s’est écoulée sans que j’ai pu souhaiter un bon anniversaire au membre du clan des bagarreurs…
Mais quelques instants après j’ai eu Fille Unique longuement et ça c’est du bonheur pur sucre.
Pendant ce temps May plaçait le lave-mains de ces rêves dans les toilettes, un dernier coup de serpillière, les étagères reposées, les compliments de rigueur, sincères, et pour cette tranche de travaux c’est fini, après les fêtes je me mettrai à la peinture. Le palier a repris son aspect habituel, les boîtes à outils leur place, les 1000 trucs de femme actuelle sont à leur place sur le tabouret ne reste plus qu’à faire un grand coup de propre.
Aujourd’hui c’est l’hiver, pendant quelques jours ceux-ci seront stables, pour enfin commencer à allonger, « A la sainte Luce, un pas de puce » j’adore les dictons venus de la nuit des temps et de la sagesse populaire.
Le tabouret que je mentionne plus haut à une histoire. Quand nous étions enfants, Sitter et moi avons eu pour un Noah un bureau et son tabouret chacune, meubles dessinés par Pompette et faits sur mesure par le menuisier du coin, qui s’appelait Mr Marteau, ça ne s’invente pas. Je ne sais pas ce que sont devenus les bureaux mais les tabourets ont font partie intégrante de ma vie, pas question de m’en séparer et d’ailleurs le deuxième est en Normandie chez Fille Unique, toujours aussi solide, du vrai travail d’artisan d’avant.
Tout à l’heure je vais rentrer à reculons dans la grande cohorte des ménagères qui font leur courses en prévision du gavage des fêtes, sans oublier couches et lait pour Maminette qui dévore. Hier je me suis fendue de 4 paires de chaussettes pour May, j’ai fait 5 fois le tour du magasin, essayé 10 fois des jupes, reposées lesdites jupes autant de fois, marmonné mentalement, « je n’en n’ai pas besoin », finalement j’ai fait 2 ou 3 essayages sans conviction, tout remis en place, refait 3 fois le tour des rayons et enfin je me suis retrouvée à la caisse, jupe et chaussette en mains, épuisée par tant d’hésitations, j’ai horreur de m’acheter des fringues, je n’exclus pas la possibilité de rapporter la jupe tout à l’heure car c’est vrai que je n’en ai pas besoin…Maky ne vient jamais avec moi, vous avez compris pourquoi, je suis trop pénible selon lui à ne vouloir jamais rien.
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 18:06
J’ai grandi au château de Fleurville en compagnie de Camille et Madeleine, 2 sœurs extrèmement bien élevées, j’attendais dans les affres le retour du petit Paul porté disparu au cours d’un nauvrage, je révais de faire les même bétises que Sophie et comme elle j étais terrifiée par la cruelle madame Fichini. Mon premier voyage en Russie, en attendant Troyat je l’ai fait avec le général Dourakine qui avait le knout facile, la pauvreté du monde rurale j’en ai goûté dans « l’auberge de l’ange gardien », à la première lecture ça dégouline de bons sentiments mais la cruauté n’est jamais bien loin, et si on refait une lecture à l’âge adulte le 2ème et 3ème degré laissent entrevoir des sentiments pas si beaux que ça. Un enfant handicapé que l’on laisse mourir dans une pièce bien à l’écart des salons, certes la vieille bonne pourra finir sa vie dans les communs mais à quel âge la retraite, on fait beaucoup la charité mais on prend bien soin de ne pas trop s’approcher.
Un monde sans pitié tout compte fait.
J’ai abordé ces lectures d’abord avec maman qui nous lisait un chapître le soir, puis par moi-même, j’y ai pris un plaisir immense, la preuve je relis encore de temps en temps « les vacances » mais comment les enfants d’aujourd’hui abordent-ils cette littérature supposée enfantine ? et la lisent-ils au moins ? Petinamour1 n’a que 10 ans mais il prend du plaisir à bien d’autres choses, Harry Potter est passé par là il y à longtemps, le temps des contes et légendes est venu, univers mythologique peuplé de dieux et mauvais génies, je ne le vois pas palpiter aux aventures des enfants modèles. Peut-être que Petinamour 2 si je lui en donnais l’envie en lui faisant un peu la lecture serait plus réceptif, Maminette relèvera t-elle le défi des petites filles modèles ? on verra bien. Tout compte fait, chère comtesse quand vous nous contiez les aventures de vos petits-enfants ma génération y trouvait son compte et vous étiez incontournable. Je connais peu et même pas du tout la littérature enfantine d’aujourd’hui, en flanant dans les rayons de la bibliothèque je vois beaucoup de livres qui parlent de divorce, familles recomposées, inceste à mots couverts, des gros mots mis en valeur pour leur intérêt pédagogique, lequel ?, ou bien la collection Harlequin que les adolescentes dévorent en pensant au prince charmant qui les sortira de leurs barres HLM. Je schématise un peu mais pas tellement. Rose elle était rose ou verte la bibliothèque, puis Rouge et Or et une fois ces étapes franchies à nous les livres de grands. J’espère avoir répondu aux interrogations de Loula2 avec la comtesse de Ségur de mon enfance.
je ne sais pas pourquoi j'ai écrit ce texte hier soir, ce matin je me sens toute désoeuvrée et me retiens pour ne pas rallonger la sauce. Il ne faut pas changer ses habitudes, je m'en doutais .

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 07:18

Coucou les bonnes fées, j’ai un peu de temps à vous consacrer, non je ne vous oublie pas mais je suis tellement occupée à me faire des cuisses de sumo qui je n’ai pas une minute à moi, et puis dans la ferme j’ai un boulot de dingue. Je suis allée au marché de (j’ai oublié le nom) vendre les agneaux pour Laïd, c’est les musulmans qui les ont acheté, ils doivent habiter la Musulmandie, les parent avaient laissé la queue aux agneaux  exprés pour eux, une bonne chose de faite, passons aux lapins, depuis 2 ans une gentille dame voulait acheter des cages et des mères, c’est fait elle est arrivée à 10 h et repartie à 18 h, voilà pourquoi mamamanàmoi n’a pas pu rappeler Mab pour lui raconter notre vie pas tranquille, si vous ajouter à cela le fait que je me décarcasse comme Ducros pour faire des sourires vous aurez une petite idée de mon emploi du temps de ministre. Justement en parlant de sourire je voudrais bien savoir pourquoi les miens attirent automatiquement le fou rire, j’ai même entendu le mot « grimace » c’est bien la peine que je prenne mon élan, étire un coin de bouche, essaie de centrer le rictus, pour qu’à la fin de cet effort immense on me rit au nez, ingratitude des parents, ce n’est pas grave je note…

 

J’ai appris incidemment que les grands frêres resteraient chez Mab et Maky pendant les vacances et moi alors quand ? Bon d’accord je suis un peu petite mais il ne faut pas que je me fasse trop oublier, d’ailleurs à ce sujet sâchez que je me manifeste un peu plus, Mamamanamoi a dit à son papa qui est mon grand-père (c’est compliqué) que personne n’allait me reconnaître, c’est embêtant quand même, je suis toujours MOI et compte bien le rester

 

Pour en revenir aux vacances de Noêl je vais donc passer quelques jours chez les grands-parents, un vieux monsieur barbu va apporter des cadeaux, j’adore ça, mamamanàmoi sera contente de retrouver sa maison de petite fille, espérons que N°3 ne sera pas trop collant comme l’année dernière, les arrières grands-mère et tante sont pressées de me voir, il n’y a plus beaucoup d’hommes dans cette famille, je suis arrivée trop tard pour les connaître, le papa de Mab aurait été fou de joie en me voyant. Il y aura de bons repas, de grandes discussions, des papiers de toutes les couleurs partout sur les tapis, j’étrennerai ma turbulette toute neuve et ferai semblant de m’intéresser à la fameuse girafe pour leur faire plaisir. Ensuite je repartirai avec mamamanamoi et N°3 parce que pour le réveillon du 31 je recois des amis, plein de petits enfants et pendant ce temps les grands frêres se feront chouchouter un max par Mab et Maky , ils n’en peuvent plus de bonheur ces deux là à l’idée de ces quelques jours entre grands. Bon ne soyons pas jalouse mon tour viendra bien un jour et puis je ne peux pas laisser les parents tout seul ça leur ferait drôle une maison vide et silencieuse…

 

C’était «  en direct de la bergerie ».

 

A moi Maminette tu as assez pianoté et je n’ai plus rien à raconter sauf que Maky continue à jouer les Bricol-man dans les toilettes, ma liste diminue doucement mais sûrement et je suis toute excitée à l’idée d’avoir mes petits bientôt.

 

Eh Mab ! tu as oublié de dire que la salle de jeux était finie et que l’on n’attend plus que toi et l’agrafeuse pour poser le tissu, donc quand vous ramènerez les grands tu feras ça, Ok merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 07:43

Les années 60, les années yéyé, les années jeunesse, rien que du bonheur me direz-vous, tu travail pour tout le monde, la nouvelle vague et les promesses, pas toujours tenues, d’un avenir radieux. Mais dans  les années 60 circulait un petit guide de la parfaite épouse-ménagère, bon d’accord c’était dans les écoles catholiques, mais ça fait froid dans le dos. Je l’ai trouvé chez les filles de 1975, attention tenez-vous bien , on y parle d’accouplement auquel il est de bon ton de se soumettre tous les soirs, de pratiques sexuelles « différentes » qu’il ne faut surtout pas refuser à son époux, lequel bien sûr à tout à fait le droit de rentrer très tard le soir certain qu’il trouvera sa femme au garde à vous. Je vous laisse lire ces quelques lignes et vous en conviendrez sans doute avec moi, les années 60 c’était la préhistoire pour les femmes.

Bien heureusement j’ai lu autre chose qui cette fois m’a réjoui au-delà de tout, toujours dans le Pierre Assouline : No brown after six ou la meilleure façon de placer une personne dans sa catégorie sociale, quand même plus drôle que juger sur des critères plus ou mois justes, chaussures marrons apres 18 h et hop tu n’es pas un aristo. Mes lointaines origines anglaises remontent à la surface quand je réalise que je n’aime pas porter du neuf mais n’ayant pas de femme de chambre pour « fatiguer vêtements et chaussures » j’achète de l’occasion. De plus je ne suis pas contre un certain snobisme, bien confortable quelque fois, me manque un brin d’extravagance, les anglais sont très fort de ce côté-là. La formule « no brown after six » s’accompagne évidemment d’une longue explication sur les lacets mis dans les œillets à l’horizontale, sur le cuir qui doit être juste un peu vielli et sur la semelle qui impérativement doit briller juste un peu plus que le dessus, sinon « ca va pas le faire »

A part ça un dimanche tranquille, conquète de l’Everest de repassage menée à bien, les étagères de Maky se sont repeuplées de chemises, polos et caleçons, gros marché de fruits et légumes, en manger 5 par jour, plus facile à dire qu’à éplucher et point d’orgue de la journée, FBI, je n’ai pas vu grand-chose m’étant fait surprendre pas le sommeil.

Conversation téléphonique avec Fille Unique.

-« Allo maman, Maminette va très bien, elle boit un gros biberon, on a mis le chauffage, il fait doux dans toute la maison, on m’appelle sur l’autre ligne je te rappelle » c’était hier matin et j’attends toujours…Je crois que je vais créer un club avec Lili et Phélycitée. « CDMQDPDR » club des mères qui doivent prendre du recul, un peu long je vous l’accorde mais il est trop tôt pour mon neurone.

A part ça tout va bien, savoir qu’ils ont chaud et entendre à sa voix que tout allait bien a suffi à mon bonheur dominical, pas exigeante la Mab, elle a appris à se contenter de peu et à donner beaucoup.

Les préparatifs continuent, caméra OK, carte mémoire de l’APN vidée, bougies OK, nappe repassée, toujours la même depuis plus de 10 ans, je l’adore cette verte et rouge avec ses nœuds, pas mal de trucs rayés sur ma liste, tout roule, attention au grain de sable dans l’engrenage, jamais sereine à cette période, je ne sais pas pourquoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 07:55

Inspirée par le livre de Pierre Assouline, « Rosebud » qui en quelques nouvelles nous raconte un éclat de vie de certains hommes célèbres, je tente depuis quelques jours de trouver quel serait l’objet qui m’identifierait le mieux. J’aime les objets, bibelots, tableaux, je collectionne beaucoup, pas de manière envahissante, tous me rappelle quelqu’un ou quelque chose mais pas un seul ne pourrait être ma signature. Depuis des semaines je cherche un stylo précis, le stylo qui écrit bien, que j’ai bien en main, impossible de le retrouver mais je n’en fais pas une obsession. Cette jolie lampe aux couleurs orangées que l’on m’a offerte me fait penser à une amie et aux bons moments passés ensemble à Cabourg ou La Napoule, cette lampe je pourrais m’en défaire si par exemple Fille Unique la voulait. En me penchant sur la question je crois que ce sont les livres dont je ne pourrais pas me passer, ceux de mon enfance qui étaient ceux de l’enfance de papa ou de Pomponette, je ne donne pas mes livres, les prête avec parcimonie, attend avec inquiétude qu’ils reviennent prendre leur place, celle où je vais les yeux fermés.
Non je n’ai pas d’objet fêtiche, mais en écrivant cela, remontent à la surface le petit pichet à carreaux bleu et blanc que j’ai toujours vu chez moi, la dînette en alu que j’ai bien fait de garder, le petit coffret d’imprimerie de mon grand-père, la balance à courrier et la cloche en cuivre pour appeler la soubrette, soubrette que je n’ai jamais eu.
Mais ou est passé le moulin à café mural qu’il y avait dans la cuisine de bonne-maman ?
Par contre je sais où j’ai rangé le petit haut en dentelle noire de mon arrière grand-mère si petit, petit que personne à part Pomponette n’a jamais pu le mettre, je saurais très bien retrouver le cendrier en bakélite de bon-papa, bien qu’un peu cassé je le garde.
De grigri point, porte bonheur, ce serait donner beaucoup trop d’importance à un vulgaire bout de quelque chose même si j’y suis très attachée, le bonheur se tricote tous les jours, un rang à l’endroit, un rang à l’envers, parfois file une maille mais on rattrape comme on peut.

Au dos des tableaux, dans les tiroirs, à l’intérieur des armoires j’écris l’historique familial du meuble. Cela ne sera-t-il pas trop encombrant pour les futurs dépositaires de cette mémoire…Ils en feront ce qu’ils voudront et peut-être que le seul Rosebud qui me rappelera à leur souvenir sera ma …casquette, j’en souris à l’avance.
Oui objets inanimés vous avez une âme j’en suis certaine ou du moins vous étes l’âme de la maison. C’est curieux mais j’ai la vague impression d’avoir déjà partagé cela avec vous. Bis repetita…tant pis.
Hier j’ai bien entamé ma liste, les lits sont faits, le ménage aussi dans les chambres, les paquets emballés, il m’en reste encore pas mal, genre un Everest de repassage.
Nous sommes dimanche et je peux clamer haut et fort que ce n’est pas mon jour fétiche, le marché incontournable se fera sous la pluie sans doute et j’entends déjà le maître mot dominical « dans une semaine c’est noêl »
Et vous avez-vous un objet qui soit votre « moi profond » avez-vous un porte-bonheur ? un petit rien qui vous ressemble tellement que l’un ne va pas sans l’autre ?





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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 07:50

Ils se sont retrouvés au petit restaurant dans lequel travaille La PJF,  sont rentrés dicrètement, installés à une table au fond et c’était parti pour une longue conversation entre chats.

Marcello ex  éclopé et Balagan épanouie avaient à cœur d’échanger leur point de vue sur leur maîtresse respective. Le bureau des doléances est ouvert et c’est Marcello qui ouvre le débat.

 

Tu sais Balagan, j’en ai plus qu’assez de cette vie, toujours des invités, toujours des courses, elle rentre épuisée, toujours d’autres chats qui empiètent sans aucune gêne sur mon domaine, assez plus qu’assez du souci qu’elle se fait pour la petite, et je ne te parle même pas des volatiles qu’il faut supporter. En ce moment elle est excitée comme une puce, des achats par-çi, des listes par là, des paquets qui s’entassent au pied du sapin, l’atmosphère devient électrique et je sais bien qu’un jour elle va craquer et qui s’occupera de moi. Et je ne dis rien sur les mélodies accordéonesques que je dois supporter, les mosaïques sur lesquelles je ne dois pas marcher et les broderies qui m’empêchent d’aller sur ses genoux…

 

Balagan l’écoute en silence et se demande bien de quoi il se plaint ce gros matou, elle voudrait bien que sa maîtresse soit toujours par monts et par vaux une liste de courses à la main, elle aimerait que l’appartement déborde de convives pour les fêtes, Balagan en a assez d’être abandonnée tous les jours pour cause de recherches stériles d’appartement, Balagan aimerait regarder autre chose que FBI le dimanche soir, Balagan en a ras la casquette d’être arrosée de ricorée dans son sommeil et ces travaux qui durent, qui empestent, pas un bout de canapé disponible, et tous ces livres qui plongent sa maîtresse dans un silence à peinet ponctué des raleries de l’éreinté, ah celui-là il y aurait à dire mais ce n’est pas le jour. Pour l’heure (bleue) Balagan ne dit rien de tout cela à Marcello, elle vient de tomber amoureuse de ce gros matou, elle est sous le charme des ces rons-rons qu’elle en oublierait presque de penser au bébé qui va arriver bientôt, encore un sujet de stress et d’angoisse pour sa maîtresse qui n’en manque pas pourtant, va falloir laisser la place dans le lit pour les calins du matin ah non ça, pas question d’un intrus entre nous.

 

Balagan soupire, Marcello comme tous les hommes ne comprend rien et chacun reprend le chemin du retour vers son univers impitoyable de chat hyper gâté.

 

 

Quand j’ai vu les photos ce fût une évidence j’ai pensé tout de suite « Balagan et Marcello » c’est quand même un peu fort pour des chats que je ne connais pas. J’espère que Lili et Heure-bleue ne m’en voudront pas d’avoir fait parler leur animaux de compagnie.

 

 

Rien de neuf rue Voltaire, Yapuka a bien travaillé dans les toilettes, tout à l’heure j’entame le parcours « choses à faire avant le 24 » la liste est longue et pour le moment rien n’est encore rayé, j’ai commencé à faire les paquets, vous n’aurez pas la photo ce serait indécent…

 

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 07:18

Toutes les 3 semaines environ,  notre amie Perfecta, la bien nommée, nous convie toutes les trois, Pomponette, Sister et moi, chauffeur de ces dames, pour un somptueux goûter. Luxe, raffinement et  gaieté présideront cette après-midi joyeuse.

 

Nous partons vers 15h, les bras chargés de plantes à repiquer, (Pomponette et Perfecta sont des jardinières savantes, elles parlent en latin),  et de  magazines à échanger. Durant  le court trajet l’interrogation muette mais essentielle « que nous aura t-elle fait et qui ira direct sur les hanches ? » occupe nos pensées.

 

Pour planter le décor sachez que la maison est parfaite dans un village plein de charme, jardin parfait abrité par de hauts murs. Nous sonnons et dès que la porte s’ouvre le moral en prend un coup, nous sommes moches, ternes et éteintes, Perfecta est lumineuse de plus elle possède les jambes de Gary Cooper parfaites pour le pantalon hyper bien coupé évidemment.

 

Embrassades, cris, Perfecta est une extravertie à la gestuelle digne du mime Marceau et des comédiens français réunis, exclamations et commentaires sur la météo : trop chaud pour rester dehors, trop de vent ou bien il pleut et direction le salon où en hiver brûle un magnifique feu de cheminée, qui bien évidement ne fait ni cendres ni saletés devant l’âtre. Manteaux, imperméables, et accessoires disparaissent comme par enchantement.

 

Dans le salon tout n’est qu’harmonie de couleurs, décoration pensée dans les moindres détails, tableaux et bibelots « pile poil » aux bons endroits même les  enfants et petits-enfants dans les cadres à photos  ressemblent à des gravures de mode. L’ambiance est chaleureuse, tour d’horizon des petits évènements qui ont pimentés nos journées, potins sur les célébrités du moment, considérations de la plus haute importance sur la coiffure, le visagiste local, le monde et la vie en général.

 

Je hume discrètement, mais d’effluves du goûter point.

 

Chez Perfecta pas de thé pris à la sauvette un quart de fesse posé sur le canapé, pas de tasse ébréchée en équilibre précaire sur une table basse encombrée, non, chez Perfecta le thé est une chose sérieuse qui se déguste à la salle à manger, bien installées autour d’une table dressée avec art ; joli service, linge de maison assorti, fleurs et décoration, le plaisir des yeux avant celui des papilles.

 

De petites médisances en fous rires le moment tant attendu arrive, nos yeux brillent autant que vaisselle et argenterie et les assiettes se remplissent : chacune peut être assurée qu’elle aura sa « douceur » préférée. ..

 

Tartes aux fruits rouges, recette de madame Figaro, inaugurée pour nous, gâteau au chocolat, à se damner ou comble du bonheur le fameux café liégeois   dont elle garde jalousement la recette, sur ce coup-là Perfecta est une garce…Ah! j’allais oublier, pas de thé en sachet non plus.

 

Pour résumer : un pur moment de bonheur. Mais, car il y un a mais,  toute cette perfection me montre à quel point je dois progresser pour atteindre un niveau  sinon équivalent du moins tenter d’en approcher  et je me dis que même essayer relève de  « mission impossible » et de l’ascension de l’Annapurna.

 

J’ai eu beau m’exercer tout l’été à la confection des cafés liégeois, je suis toujours aussi nulle, pour le goût c’était presque ça mais la présentation va demander encore des décennies d’effort et d’entraînement acharnés. Ma chantilly semble sortir d’un tube de dentifrice, mes coupes sont trop petites, le caramel trop sucré, le temps de servir c’est à moitié fondu, bref, rien ne va. C’est tout simplement désespérant ces goûters du lundi, et à la limite du masochisme que de s’imposer pareille épreuve…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 07:22

Je ferais mieux de faire de la gym au lieu de pianoter, le mot d’ordre du jour devrait être é-li-mi-ner car ce fût salé, sucré et délicieux à en reprendre plusieurs fois, ça commence bien les festivités, si l’on ajoute à cela que nous avons été bien gâtés le tea-time fût un bon moment. Perfecta est arrivée super élégante comme toujours accompagnée de son mari même chose. Une question cruciale animé un débat de la plus haute importance, Sister ayant reçu une fort jolie bague il fallait décider à quel doigt la mettre, entre Sister et Perfecta ce sont des choses qui peuvent durer un bon moment, futiles et vénales voilà ce qu’elles sont. Pomponette a reçu un joli pull, doux et soyeux à souhait, qui lui va comme un gant, comme les gants que j’ai eu pour affronter les frimas, pas de mains gelées avec du cuir et Maky son livre habituel. Mr Perfecto est resté comme toujours en contemplation devant son paquet, chaque année nous envisageons le paquet vide car l’emballage lui fait presque plus plaisir que le contenu.

 Et voilà le moment de passer à table, toasts salés, toasts fromage, les desserts arrivent enfin, tarté au citron, scones, confitures, gâteau au chocolat, le tout arrosé de champagne, trop tard pour le thé, 2 hommes perdus au milieu de 4 femmes, ils ont eu quand même leur moment de gloire en nous racontant quelques anecdotes de service militaire, que nous connaissions déjà.
Une bonne soirée qui inaugure la périodes des fêtes.
Dans l’après-midi je me suis éclatée littéralement avec le scanner pendant que Maky, truelle à la main bouchait les trous dans les toilettes, yapuka faire un faux plafond, un coffrage amovible pour cacher la misère et les tuyaux, c’est Beaubourg dans ce coin-là, mettre un lave-mains, peindre, tapisser, bref yapuka…
Le sapin est fini, comme chaque année Maky me demande « ah bon il est fini, tu ne crois qu’il manque… »je ne le laisse pas finir, je fusille du regard l’enfant qu’il est resté et le couperet tombe « pas de guirlandes poilues, pas de coton pour la neige » Depuis 20 ans c’est sapin chic et sobre, inutile de dire que les petits n’apprécie pas non plus, mais je tiens bon, quelquefois je leur laisse le soin d’en faire un petit en bas avec toute la déco mise au rencart depuis des années, guirlandes poilues qui dégueulent, il n’y a pas d’autres mot, boules bien clinquantes, pas d’harmonie dans les couleurs, mais leur regard ébloui devant tant de beauté kitschienne en dit long sur ce qu’ils pensent de ma propre déco, rien à faire je suis seule décisionnaire pour ce genre de choses.
L’esprit de Noêl ne souffle pas partout la preuve chez
Lili du ciel , qui m’a bien plombé ma matinée.





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