Famille, lectures, humeur du jour.
2 petites pièces, 2 portes, l’une vitrée, l’autre pleine, des rosiers qui l’habillent tout l’été, des murs
épais, une cheminée pour les grillades à la belle saison, un petit grenier bien pratique pour y ranger n’importe quoi, un carrelage de tomettes disjointes. La première partie servait à Pomponette
pour son matériel de jardin, les 2 containers à roulettes y avaient leur place, tracteur et vélos s’y entassaient pendant les séjours des enfants. Dans l’autre pièce depuis 36 Maky avait installé
son atelier, armoire, meubles bancales, établis, scies, bois, ferraille, amoncellement de trucs cassés à réparer, une bonne odeur de copeaux et d’huile, son domaine en un mot. Mais voilà que
Môssieur est à la retraite, que môssieur a du temps pour bricoler et que Môssieur se trouve à l’étroit, c’est vrai que couper une planche de plus de 2 m nécessitait des contorsions et le sciage
finissait dehors. Alors comme Pomponette ne sait rien refuser à son gendre, elle s’est exilée dans la grange en face avec son rateau et sécateur, engrais et coussins pour s’agenouiller dans les
plates-bandes, pas en signe de dévotion, pour traquer le liseron envahisseur et refractaire à tout herbicide... Des semaines de réflexion intenses ont abouties à abattre le mur entre les 2
pièces, à fermer la partie basse d’une porte, à créer un fenêtre et enfin Maky s’installe dans ses nouveaux appartements.
Il a de la place et en aura encore plus quand après plusieurs choix cornéliens
il aura jeté diverses choses. Le coin des enfants est préservé, leur réserve de bois pour la fabrication des épées est toujours là et les étaux sont en place, bientôt mon artiste pourra donner
libre cours à sa fantaisie créatrice. Mais avant cela il reste quelques remorques à remplir de choses « indispensables » que l’on ne devrait pas jeter.
Dernière minute : Les tomates résistent vaillamment à l’attaque sournoise des Saints de glace. J’ai encore perdu leurs noms…