Famille, lectures, humeur du jour.
Fouillis, désordre inextricable, bazar, confusion, amoncellement, tas, fatras, dispersion, voilà l’atmosphère
qui règne dans la maison actuellement. Le « ça on verra plus tard pour jeter » fonctionne à merveille. Les tas de tout et de rien se déplacent, muent par une force qui leur est propre
ils vont et viennent d’un endroit à l’autre et si le salon pour le moment est épargné, l’entrée qui n’avait pas besoin de ça commence à ressembler à un dépotoir. En premier Maky soupèse du regard
l’objet, le prend en main, le retourne, hésite, évalue les multiples possiblilités qu’il pourrait en tirer,et ou bien il le repose ou bien le dépose dehors, je passe devant, « Tu le jetes
ça ? » si c’est oui je le mets à l’abri dans l’entrée, si c’est non je me demande mentalement ce que je pourrai bien en tirer. Et c’est ainsi qu’une paire d’appliques moches, mais que
j’ai toujours vu va éviter la benne, que 3 boîtes en bois
vont devenir après passage dans mes mains de très pratiques rangements pour les fils de broderies, voilà comment
des cisailles datant d’avant, avant guerre, ne coupant plus du tout et trop lourdes à manœuvrer vont se retrouver dans un garage. Tel jouet des petits va changer d’étage et avec tout ça l’atelier
ne se vide pas, la maison se remplit, le désordre règne en maître mais au moins pour l’instant nous ne regrettons aucune décision de jeter prise trop rapidement.
Et pendant ce temps vous pourriez imaginer que les cerises prennent une belle couleur carmin, ce serait le cas si les corbeaux ne venaient en piqué se servir comme au self, et si les pigeons attendant leur tour ne faisaient pas de même. Il ne restera rien pour les merles, pour nous je n’en parle même pas, c’est dommage car cette année elles ont l’air bien grosses et en abondance…