Famille, lectures, humeur du jour.
Après 10 ans de jeans, de grosses chaussures, de coton, de toiles rugueuses et rèches, après 9 mois passés dans
l’ignorance de l’identité du futur bébé, après un mois d’avril somptueux je pouvais légitimement espérer que pour le 1er séjour de Maminette à la maison ce serait défilé de mode,
froufrous et volants tous les matins, je pouvais espérer mettre ses petits bras dodus à l’air, et lui laisser les jambes et les pieds gigoter sans entrave. C’était sans compter avec la météo, ce
que j’ai vu hier sur la carte présentée niaisement et même avec un semblant de sourire béat m’a fichu un coup au moral, jeudi pluie, averses, précipitations, en un mot un temps à ne pas mettre
une jolie robe à Maminette. Je suis bien consciente qu’il y a des choses beaucoup plus importantes dans la vie, mais dans ma vie à moi pour ces quelques jours avec elle, faisant l’impasse et
occultant les soubressauts de la planète c’était un plaisir anticipé de l’habiller en fille après 3 garçons. Je suis en rogne c’est tout. D’autant plus que Maky avait l’intention de la promener
dans tous le département afin que les populations ebahies puissent l’admirer et entonner en chœur « tout le portrait de son grand-père ».
Et bien si le temps n’est pas avec nous, nous ne bêtifierons, ce sera dur. Si la pluie tombe drue on ne me verra pas autour du lac mettre les roues de la poussette dans les traces de ses frêres.
Nous ne ferons pas de jolies photos sous le cerisier complètement déplumé par les corbeaux.
S’il pleut, pas besoin d’arroser s’est déjà ça, mais trop de pluie n’est pas bon pour les tomates.