Famille, lectures, humeur du jour.
Ce sont les indications que Word affîche ce matin, tant de voyelles et consonnes, tant de pages pour
finalement ne pas dire grand-chose. Tellement de lettres utilisées pour décrire avec plus ou moins de bonheur grandes joies et petites peines. Quel honneur pour les tomates que de se savoir
référencées de la sorte et plus je pianote moins les chiffres sont exacts, comme dirait N°1 « Maintenant n’existe pas, tout bouge » Pas moyen d’arrêter le temps, pas possible de fuir vers
une planète figée dans l’espace d’une seconde. Maminette a 7 mois aujourd’hui, le temps file, N°1 aura 11 ans le 1er juin, jour où il montera sur les planches, entre ces 2 dates une
année de plus me sera tombée sur la tête. J’ai très mal vécu le passage à la soixantaine mais maintenant je m’en moque complètement. Certains matins j’ai 100 ans et d’autres je suis toujours le
garçon manqué qui monte aux arbres, des hannetons plein les poches, ou bien la jeunette qui retrouve ses cousines au Pin de la Lègue, ivre de liberté, pratiquant l’Europe avant l’heure. Les joies
du camping quand la corvée du quotidien est réservée aux adultes font des souvenirs toujours vivaces. Presque 800 000 caractères pour aboutir à des rencontres virtuelles ou pas, j’ai envie
de dire « Merci monsieur Gutemberg » Ces petits signes, cabalistiques, pour ceux qui ne peuvent les déchiffrer m’auront permis de créer des liens, d’expulser ma mauvaise humeur, d’exprimer
la joie de certains moments, de me moquer parfois de Maky, quelque fois de vous distraire, de garder un contact avec Fille Unique et surtout de voir que j’étais
capable de constance. Pas une fois je ne me suis dit « Ce matin je n’ai pas envie d’écrire » J’ai été heureuse de parler d’Odette, j’ai fait quelques portraits avec plaisir, ce sera une
trace, un fil rouge que mes petits-enfants auront peut-être plaisir à tirer un jour.
L’agencement plus ou moins harmonieux de ces petites lettres me servent ce matin à me réjouir de la journée estivale qui se prépare, avec des mots choisis je peux dire que toute fatigue envolée,
la journée sera bien remplie, lettres formant des mots, mots faisant des phrases, en voici une que je devrais employer plus souvent : « Je n’ai rien à dire alors
j’arrête »