Famille, lectures, humeur du jour.
Ressortir de la boulangerie sans avoir cédé aux appels du croissant aux amandes n’est-ce pas tout simplement de
l’héroïsme ? Ignorer superbement les effluves de pain au chocolat (double) qui s’échappent de la pâtisserie, ne révèle-t-il pas une force de caractère phénoménale, passer devant la boite de
chocolat noir sans en ouvrir le couvercle n’est-ce pas le comble de la force de caractère, et c’est ainsi que mises bout à bout ces immenses frustrations quotidiennes me donnent l’impression
d’avoir égaré un bon kilo à la fin de la journée, ce qui n’est qu’illusoire bien entendu. Où est-il le temps béni de la trentaine insouciante, celui où tous les excès n’avaient aucune conséquence
sur le tour de taille, où est-il le temps où je m’installais dans un salon de thé et commandais 4, 5 gâteaux bien crémeux sans éprouver ni la moindre honte, ni le plus petit remords et encore
moins le moindre écoeurement ? Il est bien fini ce temps-là et quand on fait moins d’1m60, si on veut éviter de rouler il faut se montrer héroïque devant toutes les tentations.
Tout ça pour ne rien dire en fait, sauf qu’hier, sans aucun rapport avec ce qui précède, j’ai lu qu’à la Chambre des Lords il y avait 2 bancs, celui des insatisfaits et celui des satisfaits, pas
étonnant qu’elle donne l’impression d’un joyeux chahut quand on la voit à la télé. Pour ne rien dire encore, pas dormi 1 mn devant les Desperates, hou ! Il s’en passe des choses dans ce
quartier « calme et coquet » J’ai regretté de ne pouvoir enregistrer l’émission sur l’Italie, vu quelques images bien tentantes pendant les coupures de pub. En prévision des Desperates
j’avais bu un énorme thé dans l’après-midi à 2 heures je ne dormais pas encore devant Sonate d’automne, ça lave la tête des Experts, FBI et autres séries policières…