Famille, lectures, humeur du jour.
Ils sont nombreux, touristes-pigeons, vacanciers-qui-ne-veulent-pas-bronzer-idiots, amateurs d’art éclairés ou croyant l’être, ils sont nombreux et impatients de pénétrer dans l’arène exposant les oeuvres d’artistes espagnols contemporains. Epuisés d’avoir gravi le raidillon il faut avant tout sacrifier au rituel de tous lieux publics: Payer. 1ère estocade, 12 euros par personne, 13 si l’on prend des photos !
Quelques sculptures de Miro montent la garde, la visite peut commencer. 2ème estocade, les tableaux accrochés laissent les pigeons pantois, les amateurs d’art un peu moins éclairés prennent des mines d’expert, se tiennent le menton d’un air dubitatif et espèrent que la prochaine salle répondra à leur attente. Que nenni, s’offrent à leurs yeux exorbités un grillage orné de noeuds en papier rose, un marteau dont le manche est transpercé d’un clou, des verres avec des glaçons en plexiglas, la liste de ces incongruités serait trop longue...Tout cela a très certainement un sens, bien caché pour le touriste moyen. Le fou..ge de gueule élevé au rang d’art majeur.
J’avais envie depuis toujours de visiter la Fondation Maeght, c’est fait...Ne restait plus qu’à aller se laver les yeux à Saint Paul, la Colombe d’Or chère à Montand est bien défraîchie, les joueurs de pétanque sur la place ombragée connaissent leur rôle à la perfection, dès que passe un groupe de touristes ils contestent un point haut et fort mais sans le talent de Pagnol, la visite de ce merveilleux village rachète amplement les aberrations vues avant, architecture médiévale sobre, galeries d’art tous les 2 mètres, et vue imprenable sur la mer. Les habitants connaissent-ils leur chance ? Bon d’accord il faut grimper tout le temps !
Ces premiers jours de vacances se déroulent au rythme de la plage et des excursions, comme prévu Maky se plaint des galets, il fait un temps superbe et septembre présente bien des avantages, nous ne sommes pas anéantis par la chaleur par contre comme en août il doit y avoir écrit en lettre d’or sur mon front « américaine », le melon au prix du caviar ou presque...
La seule chose négative de ce séjour est le sevrage « Pcique » c’est très dur de ne pas pouvoir se précipiter sur Google à tous moments, ne pas prendre de vos nouvelles, c’est inhumain . J’ai trouvé un « Cyber-espace », j’irai tout à l’heure et après ce sera fermé jusqu’à lundi, trop dure la vie de vacanciers.
Ah, j’oubliais de mentionner que Grande Pipelette Saoulante nous a bien rendu service pour nous guider dans le labyrinthe des zones commerciales et industrielles dans lesquelles nous errions afin de trouver les chaussures anti-galets.