Famille, lectures, humeur du jour.
Je trainasse, le mot n’est pas joli mais il correspond exactement à mon état, donc je trainasse d’un étage à
l’autre d’une pièce à l’autre, ouvrant une armoire, un tiroir, un livre, que quelqu’un me mette un bon coup de pied aux fesses pour finir mes lessives, ranger le sac de voyage béant et vide sur
le palier, j’en conclus que je suis partie trop longtemps…
Habituellement à chaque rentrée ou retour de vacances une seule chose m’anime et me propulse dans des ardeurs ménagères dévastatrices : remplacer la poubelle par une neuve ou bien (ou pas
et) changer la sauteuse Té*al. Mais ces jours-çi aucune envie de me lancer dans la quète de la poubelle parfaite ou de la sauteuse indispensable. Quelques projets de déco à finir ou de mini
travaux à entreprendre essaient en vain de s’installer dans mon cerveau mais jusqu’à présent sans grand succés, j’ai l’esprit vacant et libre à un point que cela en
est inquiètant. Je vais me reveiller, sans doute un problème d’horloge interne, d’adéquation entre le froid du matin et le soleil de l’après-midi, trop de changement
d’un coup entre le bleu du ciel et de la mer et la verte campagne du Gâtinais. Je m’accorde encore quelques jours le droit à trainasser, après tout c’est le privilège accordé à ceux qui ne
travaillent pas.