Famille, lectures, humeur du jour.
Rituellement à cette saison j’arrête de brasser de l’air vers 18h pour, telle une Pénélope moderne prendre mon
ouvrage et laisser vagabonder mes pensées au gré du motif à respecter. D’habitude c’est un bon moment jusqu’à 20 h, la maison est calme, Maky est à son bureau, j’entends ses pas de temps en
temps, un coup d’œil circulaire sur le salon, tout est à sa place, les lumières ambiantes vont prendre vie au fur et à mesure que le soleil baissera, c’est chez moi, donc tout me plait, les
tableaux, les meubles, les bibelots et même mon petit fouillis de livres sur la table basse, alors pourquoi allumer la télé ? J’ai décidé inilatéralement, en septembre que Ruquier n’aurait
plus ma clientèle, trop de vulgarité et de « m’as-tu-vu-c’est moi le meilleur » alors d’une zapette alerte cliquons joyeusement sur la 5. Yves Calvie dans "C dans l’air" nous invite sur
les sentiers des substances illicites, cultures, commercialisations diverses etc. Le front serein un intervenant de la police nous informe que pour 15 euros partout dans le monde (pas chez nous)
on peut acheter un très jeune enfant esclave (pas en vue d’adoption) pour le former à l’arrosage délicat et constant de certaines plantes
qui partent plus tard en fumée. Sans sourciller un autre invité nous assène qu’un avion obligé de s’arrêter en Mauritanie pour avarie a été confisqué pour la seule et unique raison qu’il
contenait 150 millions de dollars en liquide (en l’écrivant je ne suis plus très sûre du montant). Et pendant 45 minutes tout fut à l’avenant. Parents et grands-parents il y a de quoi frémir en
pensant à tout ce qui guette nos enfants.
Bravo le bon moment broderie dans la sérénité ! Je le sais pourtant que je dois éviter le plus possible d’écouter radio et télé.