Famille, lectures, humeur du jour.
Depuis que je m’essaie à la couture pour Maminette je parcours les blogs de jeunes femmes couturières émérites,
qui entre deux aquarelles font une robe pour leur fille, une barboteuse pour le bébé d’une amie, écrivent leur blog, répondent longuement à des dizaines de commentaires, chinent tous les
dimanches, font de la déco, bricolent, jardinent et travaillent, bonne cuisinières en outre et mères de plusieurs enfants, une race de mutante est en train de naître. Je me pose quand même une
question : à l’heure où la mercerie de quartier n’existe plus, à l’heure où les marchandes de tissus sont une race en voie de disparition, pourquoi cet engouement pour la couture. Pomponette
cousait pour nous par nécessité, toutes les femmes dont je parle pratiquent cette activité pour leur plaisir, ce que je commence à comprendre, mais quand on sait à quel point cela relève du
parcours du combattant de trouver, fils, accessoires, tissus et surtout conseils, je les admire tout simplement. Mais si ce n’était que cela encore, en plus d’être des créatrices
elles sont un peu « spéciales ». Moi qui ai déjà bien du mal à décrypter un patron en français, je suis ébahie par ces jeunes aventurières de l’aiguille qui
ne jurent que par des livres de couture japonais et même pas traduits, (c’est vrai que certains modèles sont jolis). Lorsqu’elles en parlent elles me font l’effet d’appartenir à une société
secrète « As-tu fais le N°38 ? Avec 6 en moins ce sera mieux pour 10, mais en 3 fais le 27 avec 7 en plus et 4 sur les côtés) Couture et loto peut-être?
Avec tous ces chiffres je ne suis pas prête de coudre en japonais dans le texte.
Vivement que Maminette soit là pour que je prenne ses mesures exactes dans tous les sens et que je continue mon apprentissage.
Hier une journée magnifique de senteurs et couleurs, aller sur le marché a presque été un plaisir.