Famille, lectures, humeur du jour.
L’inspecteur Marino, fidèle bras droit de Kay Scarpetta, héroïne récurrente de Patricia Cornwell, depuis que sa femme l’a quitté n’a jamais enlevé les décorations de Noêl qui « embellissent » l’extérieur de sa maison, il en est un peu de même dans notre région, pas nécessairement en cas de divorce mais ce que les uns installent avec une ardeur digne de des 7 nains avant les fêtes, les mêmes, blasés, repus, fatigués laissent passer Pâques et la Trinité avant de s’apercevoir le 14 juillet que le bambi électrifié et le drapeau tricolore ne vont pas forcément ensemble. Je ne critique surtout pas, je constate. Pendant des années j’ai gardé sur la cheminée un "merveilleux" drapé doré qui s’empoussiérait joyeusement un peu plus chaque année, longtemps une guirlande poilue a cru dissimuler un tuyau que je jugeais inesthétique, des années sans plus rien voir, des années de négligence. Pendant 3 ou 4 ans j’ai habillé un peu les fenêtres donnant sur la rue et puis je n’ai plus eu le cœur à étaler même modestement l’esprit de noêl qui ne souffle pas pour tout le monde. La tempête de 99 a mis fin avec ses bourrasques à l’illumination du sapin dans le jardin avec bonhomme en rouge escaladeur, mr Gendre a débité le lendemain matin guirlande et sapin à la tronçonneuse. J’ai devant moi, dans une timbale un stylo-père-noêl, offert par Fille Unique il y a des années et si je cherche bien derrière un meuble, dans un interstice du carrelage je vais bien trouver une aiguille de sapin qui bien que faux se déplume un peu.