Famille, lectures, humeur du jour.

Depuis lundi ma petite sieste rituelle et réparatrice
d’insomnie se fait en compagnie de Miss Marple, Hercule Poirot ayant tiré sa révérence après avoir élucidé un grand nombre de meurtres, ceux qui sont perpétrés par quelque membre de le la
hight society, petit doigt en l’air et verre de sherry à proximité. Hercule Poirot a le nez trop délicat pour fréquenter la middle class, ce qui a mis Agatha Christie dans
l’obligation de créer Jane Marple, célibataire dotée d’un neveu travaillant à Scotland Yard et qui réclame son aide pour chercher et trouver les assassins qui peuplent sa verte campagne. Miss
Marple modeste tricoteuse devant l’éternel demêle les échevaux compliqués de révérends mariés à des femmes pas très sérieuses, traque la réelle identité de cette gouvernante venue
des Indes en même temps que l’épais tapis qui absorbe si bien le sang répandu par un hobereau acculé à la ruine.
Dans un demi sommeil je vois Poirot et Miss Marple se rencontrer lors d’une party, consommer un peu trop de brandy finir au lit comme le commun des mortels, œuvre de chair accomplie, il fallait bien trouver le happy end incontournable, une évidence s’impose alors, pas besoin de recherches d’ADN, pas besoin d’Interpol, nul besoin de Maigret et de sa lenteur proverbiale, un enfant est né de cette union, il s’appelle Thomas, Thomas Barnaby…
*Célèbre réplique du Commissaire Bourrel dans » les 5 dernières minutes ». Du temps où la télé vivait sans publicités.