Famille, lectures, humeur du jour.

En 1908, fuyant l’hiver Montmartrois, Renoir déménage avec pinceaux, palette, femme, enfants à Cagnes, mettant ainsi ses douleurs rhumatismales au soleil.
Pour fêter le centenaire de cette installation, le petit musée Renoir nous offre une exposition dans la maison même: Les familiers de
Renoir aux Colettes.
Des oliviers séculaires torturés et noueux entourent la maison qui recèle quelques objets intimes, de la correspondance et bien sûr des
tableaux. La visite de l’atelier est toujours aussi émouvante, sa palette semble attendre le maître, la maison résonne de cris d’enfants, les petits Renoir étaient espiègles et
chahuteurs.
Sous un ciel chauffé à blanc il est amusant de lire que Renoir préférait la fine lumière de Montmartre...
Une couple de jeunes mariés tout de blanc vétus prend la pose « on s’aime pour la vie » dans le jardin, une façon comme une
autre sans doute de faire rentrer un peu d’argent dans l’escarcelle du conservateur et peut-être ainsi de refaire l’installation électrique plus que vétuste, un court-circuit serait
catastrophique.
Plus que les visites des musées j'aime particulièrement pénétrer sur la pointe des pieds dans l'intimité des peintres et écrivains,
toucher avec les yeux un livre, un chapeau, une canne me met bien plus en relation directe avec l'artiste que la contemplation d'un tableau, bousculée par une foule de visiteurs pas toujours
disciplinés.
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