Famille, lectures, humeur du jour.

Où étaient-elles mes Bellifontaines avec leurs vêtements bien pliés , présentés par taille, leurs chaussures bien cirées, les
habits d'enfants rangés par catégories, tailles et marques ?
Où étaient-elles les petites filles pressées de brader leurs jouets, toujours en parfait état , pour s'acheter les nouveautés.
Sur des kilomètres, pieds et mains gelés, j'arpente le bitume, vêtements en vrac, jetés sur le sol, chaussures n'ayant jamais vu le cirage, jouets cassés, ambiance morose, c'est la crise ...
Je ne vois que cette explication, les habituelles bradeuses n'ont pas voulu vendre pour ne pas avoir à racheter ! Et moi je reste les bras vides, pas une dînette digne de ce nom, pas un joli sur-pyjama bien chaud, juste un petit ensemble Sergent-Major, à 5 eus les 3 pièces et neuf en plus.
Je suis contrariée, dégouttée, fatiguée, j'ai baillée tout le dimanche en feuilletant les catalogues de jouets, me suis endormie comme une souche aux premières images de Barnaby, ce qui fait que je n'ai pas hésité longtemps entre lui et le film sur Jim Morrison sur Arte.