Famille, lectures, humeur du jour.
Le mercredi a remplacé le jeudi, quand nous étions en Algérie, le lundi a pris la place du mercredi et le jeudi celle du samedi, le dimanche est devenu vendredi, vous suivez ?
Mais une chose ne change jamais, les goûters, appelés aussi "mon 4 heure"
Enfants, Pomponette nous régalait de larges tartines beurrées recouvertes de sucre en poudre, sous la langue la pellicule blanche crissait et brillait comme la neige sous les pieds, mon addiction au pain-beurre doit dater de cette époque.
Autre variante et non moins délicieuse, pain, beurre et cacao en poudre, celui qui était « ya bon » à peine enfourné dans une bouche gourmande, une sensation de suffocation s’emparait de moi avec un certain délice, surtout ne pas respirer si l’on ne voulait pas faire voleter la précieuse poussière chocolatée dans les narines.
Quand je me régale je mange salement, j’en avais donc partout au grand désespoir de maman.
Le meilleur du meilleur, (parce qu'exceptionnel) restait le bol de vin sucré bien frais, avec du pain, par temps d’orage et de grosse chaleur.
Des mets de rois pour des goûters d’enfants, bien loin des pains au chocolat, qui font faire la queue dans les boulangeries à l’heure des mamans, pas de céréales trop sucrées, non du simple, du rustique dont je garde encore le souvenir.
Pas d’œuf surprise qui coutent un demi-bras, des plaisirs simples qui devraient revenir avec ce que l’on nomme pudiquement la « crise ».
J’ai bien essayé avec les petits de les emmener dans mes souvenirs gustatifs, peu de succés…
Précision concernant la photo d’hier, ne cherchez pas, je n’y suis pas.