Famille, lectures, humeur du jour.

Hier soir j’ai regardé (sans sombrer dans le sommeil) un reportage sur certains qui ont une conscience écologique bien plus développée que la mienne.
J’en fus fort agacée.
Je m’insurge haut et fort, le vinaigre d’alcool, même s’il pollue moins qu’un détergent ménager ne décrasse pas aussi bien, c’est du vécu.
Les toilettes dans la cour, j’ai connu ça, enfant, chez mes grands-parents, pour rien au monde je ne voudrais retrouver cet inconfort. Toilettes sêches ou pas.
Faire les poubelles des fins de marchés quand on gagne fort bien sa vie, je trouve ça de la plus grande indécence vis-à-vis de ceux qui ne peuvent se nourrir autrement.
Avoir un tiroir à compost garni de lombrics dévoreurs de déchets dans un appartement semble être du dernier chic…
Quant à tout laisser, mari, enfants, métier pour vivre dans une yourte et élever des ânes…Il paraît que l’on y gagne en sérénité.
Ce style de vie s’appelle la « décroissance ».
Les asiles de nuits, les foyers, les trottoirs sont pleins de « décroissants » involontaires ceux-la.
Ils voudraient bien, j’en suis sûre, ne pas bouder les magasins, avoir une douche chaude, ne pas manger des déchets.
Je veux bien faire des efforts pour la planète, mais je ne veux pas revenir en arrière.
A 5 h il neigeait dru. Autant dire que je vais scruter le ciel toute la matinée, Fille Unique est sur les routes.