Famille, lectures, humeur du jour.
Chaque jour un moins s’inscrit dans la comptabilité que je tiens scrupuleusement de l’état de Pomponette. Avant-hier elle avait profité des liens détachés pour dormir sur le côté, hier même pas.
Des nouvelles agréables et amusantes des petits normands sont venues mettre un peu de soleil dans une journée où j’ai encore passé trop de temps à faire des jeux idiots sur internet, encore une journée où je n’ai pas ouvert un livre, pas fait un point, à peine un repas et presque pas assuré le quotidien.
Encore une journée dans l’attente impatiente de l’heure des visites.
Quand je suis au chevet de cette petite flamme qui vacille mon impuissance est moins grande.
La détacher est mon premier geste, ensuite je démêle les fils et tuyaux de cet « ordinateur » qui flanche, je la couvre, la découvre, pose une main sur son front, vérifie que toutes les perfusions coulent bien, regarde les lignes vertes et les chiffres sur l’écran de sa vie. Les infirmières passent et repassent, nous échangeons quelques mots et regards inquiets.
Arrive l’heure de la laisser, le service s’anime pour les soins du soir, je rentre à la maison, appelle Fille Unique, ce sera mon seul coup de fil.