Famille, lectures, humeur du jour.
Sans que je n’en fasse rien, ils filent les jours et me laissent sur le bord du chemin de ma vie.
Rien, rien, je ne fais rien ou si peu.
La machine à coudre est silencieuse, les projets de bricolage et travaux sont au point mort, la broderie n’avance pas et si le frigo pouvait se remplir tout seul…mais c’est une fonction que ne possède pas le mien.
Maky en est réduit à s’acheter tout seul des chaussettes. Parfois un coup d’aspirateur
vient redonner un coup de jeune à la maison.
La vitrine de Sister aurait bien besoin d’être refaite, du moins partiellement, mais le temps me manque un peu, n’aspirant qu’à une chose : Etre près de maman à 15 h, à 18 h je n’ai pas envie de la laisser mais j’en ai besoin. Besoin de voir les arbres, de respirer l’air pur et d’échapper à la misère physique qui hante les couloirs.
Je remarque depuis 3 semaines que bien des gens qui viennent visiter les malades se croient dans une galerie marchande, ça s’interpelle, ça rit haut et fort, ça chahute, ça se donne rendez-vous « on revient demain, amène Gérard on discutera en regardant la télé » le malade est dans son lit, souvent mal en point et il s’en fout de Gérard, il ne le connaît même pas !
J’ai connu un temps où l’on marchait sur la pointe des pieds, où l’on parlait à voix basse et surtout on venait apporter du réconfort à son malade.
Maintenant en passant devant les chambres je constate que les télés sont à fond, tant pis si le voisin de lit dort, que les visiteurs utilisent les toilettes des chambres comme si elles étaient publiques. Les escaliers aussi sont le terrain favori des incivilités les plus diverses, un exemple : verres en plastique abandonnés sur les marches…
Ah ! déverser sa bile fait du bien.