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Famille, lectures, humeur du jour.

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Filent, filent les heures et les jours...

Sans que je n’en fasse rien, ils filent les jours et me laissent sur le bord du chemin de ma vie.

Rien, rien, je ne fais rien ou si peu.

La machine à coudre est silencieuse, les projets de bricolage et travaux  sont au point mort, la broderie n’avance pas et si le frigo pouvait se remplir tout seul…mais c’est une fonction que ne possède pas le mien.

Maky en est réduit à s’acheter tout seul des chaussettes. Parfois un coup d’aspirateur vient redonner un coup de jeune à la maison.

La vitrine de Sister aurait bien besoin d’être refaite, du moins partiellement, mais le temps me manque un peu, n’aspirant qu’à une chose : Etre près de maman à 15 h, à 18 h je n’ai pas envie de la laisser mais j’en ai besoin. Besoin de voir les arbres, de respirer l’air pur et d’échapper à la misère physique qui hante les couloirs.

Je remarque depuis 3 semaines que bien des gens qui viennent visiter les malades se croient dans une galerie marchande, ça s’interpelle, ça rit haut et fort, ça chahute, ça se donne rendez-vous « on revient demain, amène Gérard on discutera en regardant la télé » le malade est dans son lit, souvent mal en point et il s’en fout de Gérard, il ne le connaît même pas !

 J’ai connu un temps où l’on marchait sur la pointe des pieds, où l’on parlait à voix basse et surtout  on venait apporter du réconfort à son malade.

Maintenant en passant devant les chambres je constate que les télés sont à fond, tant pis si le voisin de lit dort, que les visiteurs utilisent les toilettes des chambres comme si elles étaient publiques. Les escaliers aussi sont le terrain favori des incivilités les plus diverses, un exemple : verres en plastique abandonnés sur les marches…

Ah ! déverser sa bile fait du bien.

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C
Nous avons avec mes soeurs, mes neveux et nièces soutenue ma mère après plusieurs AVC en la visitant chaque jours. Nous n'étions pas nombreux à en faire autant...que de parents souffrants abandonnés, c'est assez incroyable.Nous avons essayé de la soutenir, de la maintenir, de lui amener ce qu'elle aimait manger, boire, de lui lire des poèmes qu'elle oubliait souvent, mais qu'elle reconnaissait toujours...Même si ça ne semble pas servir à grand chose, même si c'est souvent démoralisant, heureusement, nous étions plusieurs à nous soutenir.J'espère qu'il en est de même pour toi, parce que c'est toujours plus facile à supporter à plusieurs.Pour nous, ça a duré 8 ans...et je ne regrette pas le temps passé.Je ne peux que te souhaiter du courage...Mais je voudrais répondre aussi, que les portes ouvertes des chambres, c'est souvent le seul lien avec l'extérieur qu'ont quelques malades, même mal en point, c'est important de ne pas voir seulement le personnel soignant.
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F
La vie est rythmée en  fonction de la visite quotidienne et je me rappelle l'angoisse grandisssante que j'avais à pousser la porte au fil des jours. Courage.
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S
je comprends ton désarroi, toutes tes forces passent dans ces trois heures près de Pomponette.Il y a déjà longtemps que rien n'est plus respecté dans les hôpitaux : quand ma cadette est née il y a 23 ans, ma voisine de chambre avait un mari footballeur et le dimanche après le match, j'ai eu toute l'équipe à son chevet. Et comme tous ces mâles diffusaient de la chaleur, ils se sont permis d'ouvrir la fenêtre, en février, juste au dessus du berceau de Fifille !!!
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M
n'hésite pas, déverse, déverse, ça fait du bien.
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Y
Il n'y a plus de valeurs... peut-etre parce qu'elles ne sont plus enseignées... c'est l'ère du chacun pour soi, la solidarité est d'un autre temps... c'est démoralisant et je comprends que tu n'aies pas la peche....les blogamis sont là pour t'envoyer du courage.... alors je t'en envoie plein plein plein....
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