Famille, lectures, humeur du jour.
Les petits cailloux blancs, par vous déposés, sur le difficile chemin de Pomponette ont permis qu’elle émerge peu à peu des limbes qui la maintenaient hors contact.
Depuis vendredi elle reconnaît en nous des visages « amis » obéit à des ordres simples, montre du doigt la porte et m’a jeté en pleine figure un « pourquoi » qui m’a bousillé.
Tout cela peut paraître bien dérisoire mais si l’on y ajoute une compote avalée sans problème nous pensons que c’est énorme.
Tellement que le premier jour je n’ai rien dit à Sister ni à Fille Unique, les hauts et les bas…la superstition, le « on ne sait jamais ».
Mais samedi les clignements d’yeux pour dire oui étaient toujours là, la tête qui disait non, le doigt pointé vers la télé étaient toujours là, c’était trop dur de garder ça pour moi.
Et surtout vous méritez tellement de savoir que vos pensées quotidiennes n’ont pas été vaines.
Je ne sais pas si les progrés vont continuer, je ne sais pas si la fièvre intermittente va enfin céder, mais je sais que demain peut-être elle sera débarrassée de la sonde gastrique et si les perfusions devenaient inutiles, elle ne serait plus attachée, enfin peut-être car Pomponette est d’un tempérament fugueur et les jambes ont vite fait d’enjamber les barrières.
Ne crions pas victoire, jugulons notre enthousiasme, réjouissons-nous à dose homéopatique, un petit comprimé par jour de joie nous suffira amplement.
Maintenant c’est obligé de croire au vendredi 13 !
Sa maladie est qualifiée de rarissime et gravissime mais maman est extraordinairissime, alors elle pourrait bien s’en sortir ! Ah voilà que je m’égare sur des sentiers interdits…