Famille, lectures, humeur du jour.
La sonde gastrique enlevée, c’est bien, maman s’alimente normalement, la perfusion envolée, pas bien, le traitement n’est pas fini, mais le week-end
qui commence le vendredi matin, toutes les erreurs sont permises !
Un petit 38° à midi qui se transforme en 39° à 18 h après 7h de fauteuil, j’hallucine ! L’eau gélifiée pour la faire boire demandée à 14 h et toujours pas apportée à 19h, vaut mieux pas que j’ouvre la bouche…
Une descente aux urgences pour remettre la perfusion « On en profitera pour lui refaire du sovirax » Ah tiens je croyais que le traitement était superflu maintenant…
Je rève, je ronge mon frein, hurlements silencieux et regards assassins qui n’impressionnent personne, la «ch*euse » du service avale toutes les couleuvres et les « disfonctionnements* », inhérents à la fin de semaine, quand le chef de service est remplacé par un sous-chef qui prend des initiatives regrettables, dont les malades font bien sûr les frais.
Pas de résultat de l’encéphalo, soit-disant que maman bougeait trop…
Rendez-vous, à l’arraché, avec la neurologue mercredi et en attendant vigilance accrue tout le week-end.
Je plains quand même les infirmières qui doivent obéir à des ordres avec lesquels elles ne sont pas d’accord.
*Disfonctionnement : n.m. synonyme de connerie.
Traumatisée par le téléfilm d'Arte, La journée de la jupe, avec une Adjani méconnaissable. Si ce film est le reflet de la réalité, je suis de tout
coeur avec les profs.