Famille, lectures, humeur du jour.

Pour ne pas penser, ressasser, refaire l’histoire, je n’ai encore rien trouvé de mieux qu’un bon gros pavé. Celui-la je l’ai trimballé de la maison à l’hôpital pendant des semaines, je l’ai lu par petits morceaux volés, quand Pomponette s’assoupissait un moment.
Il fallait en venir à bout, c’est fait depuis hier.
Je n’échangerais pas ma vie dans ce siècle contre une au Moyen-âge. Trop de misère, trop de maladies, trop de servitudes, trop d’obscurantisme de la part du clergé, trop de guerres.
Mais aussi l’achitecture qui prend son essor, les métiers à tisser qui arrivent d’Italie, la garance cultivée en grand pour donner cette couleur inimitable aux tissus, les moines copistes grâce à qui les livres de médecine commencent à circuler et à donner quelques conseils d’hygiène.
Un Moyen-âge qui fait la part belle aux femmes, elles travaillent, étudient et peuvent accéder à des positions élevées dans les villes.
Ce livre se passe en Angleterre, pour avoir beaucoup lu de récits ayant pour toile de fond la France, je constate que dans celui-ci, en 1286 pages il n’est pas fait la moindre allusion à une bonne toilette en étuve, un bon décrassage à la brosse, des onguents, des parfums, oui, de l’eau et du savon, jamais alors qu’en France, à cette époque on se lavait …et pas pour rire. Beaucoup d’illustrations, de peintures le prouvent.