Famille, lectures, humeur du jour.
Si l’été était bien là pour 3 mois je n’aurais pas de valse hésitation entre les couettes
d’hiver, celles d’été, le simple drap de dessus et le dessus de lit affreux, que je cache, mais tellement douillet.
Dans une chambre mansardée, au soleil toute la journée, on peut facilement se coucher dans une fournaise, s’endormir avec la fraîcheur de la rivière, être réveillés par un petit air plus que frisquet à minuit et fermer la fenêtre au petit matin.
D’où la nécessité impérieuse d’avoir toujours à portée de mains de quoi parer à tous les cas de figure.
Des années que sur la rampe d’escalier, pendant les mois d’été, s’étalent en couches
succesives les diverses couettes et plus.
Et je ne parle pas de la chambre des garçons qui le matin ressemble à un champ de bataille
avec un Henri qui veut du poids sur lui, un Arthur qui a toujours trop chaud mais qui dort la tête enfermée dans un drap pour faire barrage aux terreurs nocturnes, un Victor...non lui, pas de
problème, la tête sur l'oreiller, froid ou chaud, aucune importance et Eugénie, qui ne saurait dormir sans sa "bubulette" indispensable à son bien être.
Ça suffit maintenant. J’ai mesuré, cogité, il me faut un coffre pour ranger tout ça.
Les garages, outre le fait d’abriter les voitures, servent aussi de réserve pour les planches de toutes sortes et j’y ai trouvé mon bonheur, pas celui de Maky, de quoi lui fournir le matériel pour que de bon cœur et de bonne humeur il scie, visse et me livre le coffre indispensable qui sera peint, agrémenté de pochoirs et de coussins.
Canicule, froid, tièdeur, vent léger ou tempête, je ne crains plus rien pour cet été, toutes les possibilités de se couvrir ou découvrir seront dans le coffre.