Bouger des meubles, tirer, pousser, monter, descendre les bras chargés (le téléphone sonne
toujours à ce moment), vider des tiroirs, trier, faire des tas (à jeter, à donner, à laver) regarder d’un œil neuf certaines choses exhumées du fond d’une armoire, chercher sans trouver (je n’adore
pas), imaginer les lieux quand tout sera fini, se dire que peut-être ce serait mieux autrement, (on verra plus tard).
C’était hier le grand chambardement, la chambre d’Eugénie est prête, chambre de petite fille sage…
Une commode rien que pour elle, les robes ne copinent plus avec les jeans des garçons. Un joli dessus de lit que je gardais depuis 10, au cas où une fille viendrait mettre un peu de douceur
dans ce monde de mâles, des tableaux plus féminins mais pas cucus et surtout un espace rien que pour elle et ses poupées.
Le dortoir des garçons est vidé des trucs de fille, l’armoire aussi, leur domaine semble s’être un peu agrandi.
Le 18, Eugénie dormira dans sa chambre et Henri…avec moi, j’en suis sûre, pas question pour lui de dormir seul. Je fais celle qui ne veut pas mais en réalité j’adore le voir sombrer dans le sommeil
au milieu d’une phrase, reprenant sa figure de joli bébé.