Des photos des enfants reçues ce matin au lever du jour.
Hier cela m’a traversé l’esprit une ou deux fois, mais occupée par mes multiples chantiers, j’ai juste pensé que si le 12 juillet 1965 je n’avais pas scellé mon destin (comme on dit dans les
romans de gare) à celui de Maky je ne serais pas en train de me décarcasser pour 3 garçons et une fille.
44 ans de mariage, de nos jours c’est une durée assez rare. Je n’ai pas besoin de réflêchir longtemps pour dire que ces 44 années sont légères sur mes épaules.
Mais si ce jour-là on m’avait prédit 4 petits-enfants…alors que je ne pensais même pas encore à la promesse d’une Fille-Unique. La seule à avoir pensé à cet anniversaire.
Pour non- fêter cette date, sous une chaleur accablante, j’ai commencé le décor du coffre à couettes, mis une dernière couche de peinture sur une petite table (devinez pour qui ?), rangé ma
lingerie-atelier, brodé l’avant dernière fleur de la nappe en cours, pesté parce qu’il n’y avait rien pour siester devant la télé, réorganisé les tiroirs à couverts, lu quelques pages d’un nouveau
livre et enfin 20h30 est arrivé !
Parfois j’envie celles qui peuvent rester des heures à bailler aux corneilles, sans rien faire, la tête vide.
J’ai essayé, je n’y arrive pas !