Mon ami Pierrot laisse la place à des hommes engoncés dans des combinaisons pesantes et il foulent le sol de l’astre vierge.
Nous regardons, éblouis par cet exploit technologique et humain…Premier vrai grand moment de télé.
Vient quelques années plus tard, un autre moment fort « Les rois maudits » avec le flamboyant Jean Piat dans le rôle de Robert d’Artois.(très peu rediffusés, hélas)
L’annonce d’abord à la radio et ensuite à la télé de la chute du mur de Berlin m’a mis les larmes aux yeux.
La victoire de Yannick Noah à Roland Garros, suspens insoutenable pendant 15 jours, m’a fait hurler de joie.
Et puis vient le 11 septembre, incompréhension et stupeur !
Quand, le soir j’annonce à Maky « y a rien à la télé », quand je vois des émissions débiles, des films au ras des paquerettes, l’invasion des séries américaines, souvent bien ficelées d’ailleurs,
je pense toujours à ces grands moments distillés par le petit écran.
Finalement c’est pas mal la télé, il faut juste trier et séparer le bon grain de l’ivraie.