Alors que je découpais allègrement des cadavres en compagnie de la trop parfaite Scarpetta, je n’attendais qu’une chose, en avoir fini avec le jargon scientifique et informatique,(5 pages
consacrées aux polices de caractères !) dont l’auteur abuse un peu trop, pour me plonger avec délice dans un nouveau Jane Austen.
En perspective, une gourmandise de 510 pages, en petits caractères bien serrés, dans lesquelles il ne va littéralement rien se passer.
Cérémonial du thé, composition de bouquets, jeunes filles en fleurs à la recherche du mari idéal pour assurer les vieux jours, maisons de campagne, mondanités, déceptions amoureuses.
Petits riens dans la campagne anglaise…
Qui pourra expliquer l’étrange fascination que ces romans excercent sur les lecteurs depuis des décennies ?
Les protagonistes élèvent peu la voix, tout est en demi-teinte, jamais blanc, jamais noir, on pleure avec retenue, on aime et se désaime sans passion excessive.
Elégance des mouchoirs brodés qui sêchent les larmes, ombrelles arachnéennes pour se promener au soleil, ( comme dans Barnaby, il pleut rarement dans l’Angleterre de Jane Austen) discrétion des
fidèles serviteurs, regards à peine appuyés en guise de consentement à des épousailles arrangées. Nonchalance et distinction de ceux qui ignorent qu’il est parfois nécessaire de
travailler…
Un monde qui nous emmène bien loin du quotidien, un monde pour oublier.
Coucou ! Levée à l'aube pour emmener Anouk au bus de sa colo, je pensais être une des premières commentatrices ce jour ! Raté… Tu fais la grasse mat ? :-)