Je connais bien des personnes pour qui le dimanche est un jour à rayer du calendrier. Il a pour elles le goût amer des retours vers
l’internat.
Pour moi, il n’est qu’une virgule posée entre le samedi et le lundi, ni un commencement ni une fin, juste une parenthèse qui ne me donne aucun état d’âme.
Papa travaillait le dimanche, son jour de congé était le vendredi.
Tous les deux avec maman venaient me chercher au collège, le lendemain les copains me disaient « Waou, les jambes de ta mère ! ! ! » Il faut dire que sur ses talons vertigineux les jambes de
maman…auraient pu faire du cinéma.
Arrivée en Algérie, pas de dimanche, le week-end commençait le mercredi soir et le vendredi nous allions en bande pique-niquer au bord de la mer, de beaux vendredimanches au soleil presque toute
l’année.
Donc aujourd’hui c’est dimanche, marché et Barnaby, c’est le rituel.
Pour répondre aux interrogations concernant les marronniers en face de chez moi, oui, ils sont malades depuis quelques années et j'appréhende le jour où le propriétaire devra les faire abattre, la
vue sera beaucoup mois jolie.