Famille, lectures, humeur du jour.

Une belle journée au soleil, il me semble que le dos va un peu mieux, j’ai pu sans trop de dommage mettre les plants de tomates en godets pendant une heure sans avoir besoin de m’allonger après. Je ne sais pas combien nous en aurons à mettre en pleine terre mais pour l’instant c’est l’invasion des godets, chacun avec leur frêle tige d’un joli vert clair, la surprise sera pour ce matin, combien redresseront fièrement la tête ? Combien nous donneront les beaux fruits rouges et juteux qui composeront l’essentiel de nos repas estivaux ? C’est la grande incertitude du jardinier amateur. Le salon a retrouvé un aspect normal, exit les cagettes décoratives, la table de camping et l’arrosoir de Maky qui trônait en bonne place. Du coup j’ai l’impression que la pièce est plus grande.
A 18 h nous sommes allées voir notre amie, Belle Tété, celle qui vient de perdre son gendre. Quelle tristesse pour une mère et grand-mère de devoir affonter à son âge le chagrin de sa fille et de ses petits-fils. Le corps étant rapatrié de Dakar rien ne peut être organisé tant que qu’il n’est pas arrivé, c’est long, trop long pour la famille dans la peine. Pendant deux heures nous l’avons laissé déverser son chagrin sans rien dire car les mots sont impuissants et inutiles. Veuve elle-même la voilà à bientôt 80 ans avec une charge morale dont à son âge elle se serait bien passée. Très proche de sa fille et de ses petits- enfants elle prend les coups en plein cœur.
Dans cette triste histoire force m’est de constater que le destin existe. Cet homme est allé tout droit au rendez-vous avec sa mort, tout se mettait en travers de son chemin pour qu’il ne parte pas, il a fait des pied et des mains pour avoir un passeport en un rien de temps, fait faire ses vaccins, au dernier moment, une grève devait avoir lieu à son travail qui l’aurait empêché de partir, elle a été annulée, et un tas d’autres petites choses qui font dire que c’était son heure.
Ma conclusion ? Profitons de la vie au maximum.