Famille, lectures, humeur du jour.

« -Tu viens chérie, on sort ! » pas besoins de m’imaginer que Maky m’emmène au restaurant ni au cinéma, nous sommes le veille du mercredi 18, j’ai plus besoin de la tenue d’éboueur que des talons hauts, les monstres sont sortis devant les maisons, les tas de n’importe quoi s’empilent en monticules instables sur les trottoirs et nous allons à la recherche de l’objet dont nous avons impérativement besoin avant de le déposer nous-même au prochain passage. La soirée est belle, les voitures qui font comme nous pilent sec devant une planche, un bureau cassé, une chaise bancale, des bouteilles vides, et que sais-je encore. Notre maraude nous permet d’admirer les lilas fleuris, les glycines violettes et nous débattons rapidement sur le fait de prendre ou pas ces tringles à rideaux en bois presque neuves.
« Freaks » Rien à voir donc avec ce film de 1939 qui montrait la vie dans un cirque de pauvres gens malmenés par la nature. La parade monstrueuse était le moment fort du film, encore un que j’ai vu trop jeune, sans doute cachée derrière le paravent, pendant que papa dormait dans son fauteuil, et que maman faisait semblant de ne pas sentir ma présence.
Ceci étant dit voici l’inventaire de notre promenade : 7 ou 8 tringles à rideaux en bois, justement je n’en n’avais plus d’avance, une chaise toute neuve qui sera parfaite dans l’atelier, des étagères, aussi pour l’atelier, et le top du top une poussette d’enfant, récupérée pour les roues qui feront un formidable chariot pour promener Maminette dans le jardin, beaucoup plus drôle que la poussette, je la vois déjà rire aux éclats quand ses frères la tireront entre les massifs. On a toujours besoin de petites roues chez soi. Ah j’oubliais une roue de vélo sans son pneu qui devrait avoir la bonne taille pour remplacer celle voilée de la vieille remorque.
Au final une bonne moisson, je dois préciser que nous adorons ce genre de plan, des ancêtres chiffonniers sans doute ? De mon côté je ne crois pas, dans une autre vie peut-être.