Famille, lectures, humeur du jour.
samedi 6 novembre 2010.
Il y a cette brume qui nimbe le jardin au matin, il y a ces feuilles mordorées qu’il faut ramasser, il y a les vendangeuses qui sont toutes
fanées et que la cisaille couche à terre, il y a les arbres qui se déplument en quelques heures sous un coup de vent, ne laissant qu’un squelette de branches.
Mais il y a aussi les rosiers qui n’en finissent pas de nous offrir boutons et roses épanouies, il y a ces fleurs dont j’ignore le nom et qui
nous propose un spectacle presque estival, elles semblent ne jamais vouloir céder à l’automne.
Il y a les brouettes, remorques, bacs, sacs que je remplis avec les tailles d’arbustes.
La nature ne veut pas céder au calendrier, l’herbe est mouillée du matin au soir mais le soleil chauffe mes vieux os quand je fais un remake de
Massacre à la tronçonneuse.
Il y a encore des heures de travail au jardin et je m’en réjouis, c’est d’une certaine façon reculer le moment où tout sera en
sommeil.