Famille, lectures, humeur du jour.
Mercredi 17 octobre 2012
Samantdi me demande l’histoire de ce tableau, je m’exécute bien volontiers, Fille-unique est mon sujet de prédilection
Septembre 1994 Fille-Unique vit à Paris, c’était le temps où il était inconcevable d’habiter ailleurs que dans le centre, rue de Cléry, quartier Montorgueil, les Halles, la vie est là est pas ailleurs et surtout pas à la campagne.
Un jour qu’elle et son futur mari (le 1er) étaient à la terrasse d’un de ces bistrots où il faisait bon traîner en regardant la faune bizarre et bigarrée, un homme aborde la chair de ma chair, pas le prince charmant mais un peintre Iranien qui, sous le charme de la prunelle de mes yeux, désire faire son portrait.
Bien sûr elle ne dit rien à maman mais quelques temps plus tard elle débarque du train avec 2 toiles bien encombrantes.
Les portraits sont très beaux, mais il a peint un aspect de Cécile que nous ne connaissons pas beaucoup, qu’a-t-il fait de son sourire qui faisait dire à maman qu’elle avait la politesse du cœur.
Le peintre, Mehran Zirak a du talent mais ne vend pas.
Sale coup pour les parents.
24 décembre 1994.
Maky fête ses 50 ans, toute la famille est là, c’est encore le temps où personne n’a déserté et mieux encore Futur gendre vient renforcer les rangs masculins.
Profitant d’une absence de Maky j’ai peint pour lui un tableau (non je ne le montre pas), un portrait…
Je me réjouis par avance de sa surprise, c’était sans compter sur une autre surprise, dans le brouhaha des bouchons de champagne qui sautent, des vœux affectueux pour entrer dans sa nouvelle décennie, des papiers cadeaux qui se froissent et jonchent le sol (j’ai horreur de ça) Fille-unique arrive avec un grand paquet.
Bon anniversaire papa et le papa ému découvre sa fille sur la toile.
Depuis la jeune fille aux perles s’est mariée 2 fois, nous a donné de beaux petits enfants et de beaux soucis, a laissé Paris et l’histoire de l’art et ne vivrait pour rien au monde ailleurs qu’à la campagne.