Famille, lectures, humeur du jour.
lundi 27 septembre 2010
Il y a ceux qui préfèrent s’emmitoufler dans leur peine, la garder au chaud et ne pas la partager.
Il y a ceux qui ont besoin d’oublier en apparence, de faire comme si tout allait bien et surtout ne pas rester seuls.
Eux et nous, nous connaissons depuis 30 ans, c’est du par cœur, des souvenirs, des fêtes, du champagne et des fous rire.
Hier il n’y avait vraiment pas lieu de fêter quoique ce soit, si ce n’est la fin des souffrances de Gigi la guerrière.
Le deuil pour aussi douloureux qu’il soit s’accompagne toujours de son contraire, nous avons ri, plaisanté, soupiré, levé nos verres, ajouté des
noms sur des listes et savouré le simple fait de leur procurer un peu de réconfort.
Ils ont beaucoup téléphoné, reçu beaucoup d’appels et moi je suis sidérée.
Le faire-part, celui que l’on garde dans les archives familiales, celui que l’on apprécie pour sa calligraphie parfaite ou que l’on contemple
avec consternation tant il est d’un goût plus que douteux, le faire-part donc est complètement démodé, obsolète, ringard, FB s'occupe de divulguer à la terre entière les bonnes ou mauvaises
nouvelles…