Famille, lectures, humeur du jour.
mardi 4 mai 2010

« Papa disait toujours qu’il faut une sublime excuse pour écrire l’histoire de sa vie avec l’espoir d’être lu.
« A moins que ton nom ne soit comparable à ceux de Mozart, Churchill, Matisse, Che Guevara ou Bond, James Bond, il vaut mieux que tu consacres ton temps à peindre avec les doigts ou pratiquer le
palet, car personne, mis à part ta pauvre mère aux bras flasques et cheveux rêches qui te couve d’un regard tendre comme du veau, ne voudra écouter le récit de ta pitoyable existence, laquelle
s’achèvera sans doute comme elle a commencé, dans un râle. »
Premières lignes du livre, le ton est donné, 610 pages d'humour, d'auto-dérision, de passages poignants et toujours la pirouette qui rend le tout jubilatoire.
Mais après cet avertissement, est-il bien raisonnable de se livrer, un peu, quotidiennement sur un blog ?