Famille, lectures, humeur du jour.
dimanche 13 juin 2010
Il existe pour moi différentes façons de m’adapter à la maison vide après le passage d’un ou des enfants.
Quand ce sont les 4 qui rejoignent leur vrai foyer, le rangement est aussitôt entrepris et mené à bien, j’efface toutes les traces de leur passage, me plonge dans un bain de silence et récupère
canapé et ordi.
Lorsqu’un seul enfant nous quitte, en l’occurrence Eugénie, l’attitude adoptée face à l’absence qui s’installe est bien différente.
Je range le plus encombrant (landau, poussette, bébés, cuisine, vélo) mais inconsciemment, je fais celle qui ne voit pas, la ficelle sur le tapis, Babar sur la console, les K7 à rembobiner,
l’assiette aux 101 dalmatiens (13 ans de bons et loyaux services), les livres sous la table basse, 1000 et une petites traces qui me rappellent à quel point nous nous sommes régalés de sa
présence et en même temps mes jambes me sont reconnaissantes de ne plus monter et descendre 50 fois par jour les escaliers.
Surveiller une coquine indépendante sur 3 niveaux n’est pas une sinécure.