Famille, lectures, humeur du jour.
- Viens chérie, je t’emmène à Dijon.
- Bonne idée !
- Heu il faudrait prendre nos 2 voitures
- Ah ! on va ramener de la moutarde, du vin ?
- Ben non, une machine outils (un peu encombrante la bête !)
C’est ainsi que la promenade en amoureux s’est muée en un aller-retour sous le soleil, c’est ainsi que
j’ai fait 500kms dans la journée, sans clim dans la voiture pour transporter, avec le sourire, un morceau de ma future rivale. Tourner, fraiser, percer, usiner voilà le nouveau credo de Maky. Pas
la peine de vous dire que mes étagères attendront, que les gouttières à poser feront de même, il a bien tenté de m’expliquer qu’il pourrait aussi travailler le bois, je n’en crois pas un mot. Un
établi tout inox sur roulettes avec bac de liquide de refroidissement a brinqueballé dans ma voiture pendant 3 h, la « machina » par elle-même est toujours dans l’autre véhicule, 150
kilos à décharger ce n’est pas une mince affaire et toujours la grande question : « Mais que va-t-il bien pouvoir faire avec ça ? » Des pièces oui mais des pièces
pourquoi ? A part ces considération un rien moqueuses, il faisait beau, les vignoble de Gevrey-Chambertin bien fourni, le vendeur complètement stressé, l’image
même et caricaturale du père de 4 ados-filles dont « 3 jumelles » comme il dit, nous a bien fait rire. Un bref repas dans une ZI, le romantisme est bien
mort, et retour en convoi.
Je vais devoir jouer les femmes accomodantes, fermer les yeux sur les incartades de l’homme et surtout apprendre un peu à quoi servent tous ces accessoires aux noms bizarres.