Famille, lectures, humeur du jour.
J’ai beau avoir une confiance sans limite dans les capacités de Maky à gérer les situations les plus
compliquées, j’avoue qu’hier je stressais un peu à l’idée de déplacer 150 kilos de fonte sur une centaine de mètres. Première étape, faire sortir la bête de la voiture pour la mettre dans la
remorque, c’est ingrouillable ces machins-la, mais nous y sommes arrivés, à cheval sur une planche entre la remorque et la voiture, il fallait le palan pour l’installer confortablement, ensuite
suant, peinant hahanant sous l’effort et priant pour que les roues tiennent, traversée du jardin jusqu’à l’atelier, ouf nous y sommes, ne reste plus qu’à descendre la chose, oui mais
comment ? En basculant la remorque le plus délicatement possible, en calant avec des tabourets et chaises et en espérant que Maky n’allait pas la recevoir sur les jambes, c’est fait la
machine est descendue en douceur sur des rondins qui la font rouler jusqu’au palan…Re ouf, maintenant c’est du gâteau, cette merveille de palan fera le reste et je peux retourner à la quiétude de
ma lingerie face à face avec le tablier chasuble que j’ai commencé pour Maminette.
Morale de cette histoire : Quand Maky met son disque dur en marche, pas de souci, il a tout prévu.
Maintenant dans l’atelier à l’odeur des copeaux de bois se mêle celle de la limaille et de la graisse, j’adore (et ce n’est pas sarcastique du tout) c’est mon enfance
que resurgit quand je passais des journées entières chez le charron voisin de mes grands-parents. Actionner l’énorme soufflet de forge était un vrai plaisir, regarder le fer se tordre sous les
coups de marteaux, monter dans la charrette pour aider (j’avais 9 ou 10 ans, je devais plus encombrer qu’aider) à fixer les ridelles, et surtout, bonheur suprême j’avais la permission d’utiliser
le marteau pilon…
Il paraît que l’été arrive pour une dizaine de jours, c’est une bonne nouvelle qu’il faut prendre avec prudence, la météo n’est pas à une tromperie prés.
