Famille, lectures, humeur du jour.

Ce temps est bien perturbant, déboussolant, générateur de moral en berne, de faux espoirs et de paresse. Comme
ce dimanche sous le signe de la torpeur limite comateuse. Hier pendant que des hommes habillés en jaune, bleu et rouge pédalaient avec assez peu d’entrain j’ai plongé dans un sommeil lourd et
réparateur jusqu’à une heure avancée de l’après-midi, j’en suis sortie un peu hébétée mais contente de n’avoir rien vu des averses nombreuses et très mouillées qui ont encore une fois rendu
inutile l’arrosage. Un beau dimanche totalement improductif, entrecoupé de petits réveils afin de mieux me rendormir.
Ces jours-çi j’ai beaucoup de mal à intégrer le fait que nous ne sommes pas encore en août, qu’il reste en principe de belles journées ensoleillées à notre crédit et que l’automne est encore
loin. Il paraît que la prochaine quinzaine sera estivale, j’ai du mal à le croire, vivement septembre qui nous verra sur la côte, à nous la plage, moins bondée, à nous les virées dans l’arrière
pays sans trop de bouchons, à nous enfin la mer et le soleil, au bout de 6 ans reprendrais-je mes marques ? Je pense que oui tout cela est inscrit dans mes gènes.
Dans la nichée j’ai un N°2 qui comme le temps de ce mois peut passer avec rapidité et facilité du rire aux larmes sans raison apparente, mais il faut bien avouer que sa mauvaise humeur est plus
facile à canaliser que les changements du temps, son oeil s’assombrit aussi vite que le ciel, il peut même nous prévenir le matin en déclarant qu’il est de « bonaise » humeur, amalgame
qui fait garer ses frêres un peu loin de lui jusqu’à ce que l’orage passe. Et quand le sourire lui revient, on ne sait pas pourquoi, la vie peut reprendre son cours tranquille, la chappe de plomb
se transforme en voile léger, le soleil brille à nouveau dans la maison. La seule qui n’a pas droit aux sautes d’humeur est Maminette, elle explose litéralement de joie quand elle le voit, ses
bras et jambes expriment un contentement proche de l’extase et le nirvana est à son comble quand il lui parle. Je dois préciser qu’il s’en occupe très bien et que souvent il lui donne à
manger avec une patience d’ange, d’où l’adoration qu’elle lui voue.
N°1 a du rentrer fourbu de son camp, Fille Unique dès que tu as un moment…
Hier j’ai failli à la tradition en ne parlant pas du marché, je répare aujourd’hui, de la pluie, des bronzés retour de vacances, des palots pas encore partis, des parapluies et même des anoraks,
avec des sandales c’est assez curieux. Quand aux fruits et légumes toujours aussi onéreux.