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Famille, lectures, humeur du jour.

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Le boutis de marraine Justine.

boutis.jpgjustine.jpg

















C’est un boutis ancien aux couleurs délicates et passées, rose et bordeaux, usé, fané, mais si précieux que Pomponette s’est attelée à sa restauration et nous voici transportés par la magie de la mémoire dans un petit village de l'Aude, dans les Corbières, à quelques kms des Pyrénées. Village orgueilleux, gardé par un château cathare en ruine. Pour accéder à Tuchan il faut passer un col à 900 mètres d’altitude, modestement nommé « Col d’Extrème »…Pomponette est née dans ce village, les vignes l’entourent et les habitants sont dotés d’un accent rocailleux qui sent bon la garrigue. Mon grand-père est né aussi dans ce village , sa marraine aussi. Justine est une petite fille de 6 ans (à peu prés) dans la journée elle va avec sa sœur garder les chèvres et comme il n’est pas de bon ton de rester les mains inactives, elle emporte son ouvrage, le boutis. Elle mettra 2 ans à le faire. Justine est née sans doute dans les années 1860, elle ne savait pas exactement, une longue vie de travail de la terre, toujours vêtue du costume languedocien, toujours la coiffe sur la tête, pendant la guerre elle a subi l’outrage suprême pour elle quand les allemands l’ont obligé à enlever le foulard pour la prendre en photo. Quelle honte de montrer ses oreilles et ses cheveux. Pour Bon-Papa elle était « marraine », pour maman « marraine Justine » qui l’emmenait à la messe dés son plus jeune âge et la bourrait de bonbons poisseux qu’elle sortait de la poche de son tablier. Pour moi ce fut « la vieille marraine » qui ne parlait que patois, et vivait dans une maison sombre, pas très rassurée Mab.
Marraine Justine est morte à 90 ans, tous les jours en passant devant son armoire et sa commode je pense à elle…
Donc Pomponette ravaude, reprise, coud et se souvient, Pomponette, nourrie de romans policiers est une farceuse : entre 2 morceaux de tissus elle a glissé un papier, énigme pour les générations futures, sur lequel elle a écrit les nom et prénom de marraine avec un grand point d’interrogation.
J’ai intérêt à laisser des indices pour les petits sinon Justine sera oubliée à jamais, elle et son boutis.

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N
Quelle belle histoire que je découvre à l'occasion d'une visite de voisinage pourrait-on dire ...Je connais assez bien ce petit coin de France qu'on appelle les Corbières. J'en ai ramené quelques souvenirs: quelques jolis dessous anciens cousus et brodés main dont le plus vieux date, je crois, de 1860 et je me plais souvent à imaginer celles qui les ont réalisés et qui y ont parfois brodées leur prénom.Sans doute devrais-je créer un jour un blog plus personnel que celui auquel je contribue pour étaler tous ces trésors ... car ce sont de pures merveilles.
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B
Les blogs d'ouvrages de "dames" sont tellement jolis et agréables à regarder! je connais le blog de sine et marne, habitant au sud de Fontainebleau, sur les bords du loing je le consulte quelque fois.
F
L'histoire est très touchante, et je l'aime beaucoup!Mais il me semble que ce magnifique ouvrage n'est pas un boutis, mais bien une couverture piquée (mais peut-être que je me trompe....)le boutis provençal ancien, en tout cas, n'a pas du tout cet aspect. C'est un ouvrage blanc, qui consiste en 2 épaisseurs de toiles blanches piquées à tous petits point avant avec des dessins traditionnels coeurs, oiseaux, corbeille etc.. et  qui ensuite est bourré de coton entre les piqures, travail trèèèèèèès long; le résultat est différent, et surtout est aussi beau envers/ endroit et par transparence on voit bien les piqures. hem je crains d'avoir été un  peu longue là...! Et peut-être pas très claireMias je voudrais bien savoir, si j'ai fait étalage de ma science pour rien, ou si j'ai un bon coup d'oeil
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B
Oui tu as un bon coup d'oeil,, là pas de bourrage de coton, enfin pas dans celui-ci, mais j'en ai un autre qui n'a pas les dessins provençaux et qui est bourré de coton entre les piqures. Travail languedocien là est peut-être la différence. Tu n'as pas été trop longue au contraire,
P
Oh merveille! Un boutis, un vrai! J'ai vu un reportage sur cette métode de travail, c'est si beau! Que de minutie, de temps passé. A quoi rêvait-elle, Justine, en travaillant à son ouvrage? De quels rêves a-t-elle noué ses points? Et quelle chance que Pomponette sache restaurer ce boutis dans les règles de l'art.
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B
A quoi elle révait malheureusement je l'ignore par contre, adulte, elle pestait contre les religieuses qui lui avaient appris les travaux d'aiguilles plutôt qu'à lire, le regret de sa vie!
M
C'est vrai que les objets (meubles, linge, etc) ont ceci de bien, d'utile, de vital, qu'ils nous rappellent les personnes chères disparues.
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B
les disparus ne le sont pas tout à fait ainsi.
B
C'est bien de laisser une trace de son passage... Je me souviens lorsque nous avons construit l'escalier, y avoir caché une pièce. Qui vivra verra! 
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B
bonne idée aussi.