Famille, lectures, humeur du jour.

Je suis riche non pas d’espérances mais de boutons, moi qui n’en recoud que très rarement je suis à la tête de
plusieurs centaines de boutons, de toutes sortes, qui pour la plupart m’embarrassent mais que pour rien au monde je ne jetterai, suivant le bon vieux principe « ça peut servir », sachant
d’expérience que jamais , jamais je ne trouverai dans cette boite le bouton qui ira pile-poil au vêtement concerné. Cette collection involontaire a commencé à la mort de Bonne-Maman, dans sons
esprit légendaire de justice Pomponette a partagé le « trésor », Fille Unique, enfant calme et tranquille a plongé ses mains dans les boutons , les a contemplé plusieurs fois et là ce
sont stoppés net ses velleités de couture. La collection s’est enrichie à la mort de le tante Germaine de Maky, presque centenaire, dotée d’un sens aigü du « on ne jette rien » quand je
dis rien c’est rien de rien (les programmes télé au complet depuis le N°1) elle nous laissa, entre autres choses une grosse boite à biscuits rouilée pleine de boutons en
tous genre
, certains je dois dire très jolis, presque « couture » Plusieurs fois j’ai tenté de trier, les noirs, les blancs, les cassés, les moches, les dorés, les cuirs, les bois,
mais devant l’ampleur de la tâche j’ai renoncé. Et voilà que cet été Archi-mamy, n’ayant sans doute plus l’intention de recoudre un bouton, nous lègue tel le saint-sacrement sa boite, un casier
rouge avec 3 tiroirs , même pas ouvert encore, j’ai peur d’être ensevelie.
Je dois avouer quand même que j’adore plonger les mains dans ces petits objets brillants ou mats, souvent jolis,
en nacre ou en bois, quelque fois en porcelaine ou en cuivre. J’élimine sans pitié le plastique.