Famille, lectures, humeur du jour.
Un petit tour dans le potager en sommeil gardé par les animaux censés à la belle saison éloigner les merles et autres volatiles. Dans le garage quelques cartons de décorations de noêl attendent mon bon vouloir, l’idée je l’ai, ouf j’ai bien failli manquer d’inspiration cette année. Mon devoir sans U est rendu, je suis un peu « désactivitée » mais rien de grave, c’est dimanche, le marché m’attend avec ses oranges à 2 vitesses, grosses mais insipides ou petites comme des billes mais avec un semblant de gout. Me revient à l’instant même où j’écris le souvenir de la route pour aller à Aïn-Taya, bordée de chaque côté d’orangeraies, le parfum qui s’en dégageaient au moment de la floraison, aucun « nez » n’a pu encore le recréer, il y avait comme un subtil mélange de parfums indéfinissables. Dans le marché couvert malheureusement je ne peux plus parler d’aromes, et odeur est un peu faible, c’est dans des endroits tels que l’on apprend à ne pas être délicate, surtout en arrivant devant l’étal du boucher ! Mais comme il fallait bien manger tous les jours et que les marchands avaient toujours et le sourire et le geste qui font plaisir, nous pouvions bien passer sur l’hygiène approximative, trop contentes de trouver de quoi remplir le couffin encore une fois. En Algérie entre 77 et 81 les périodes de pénuries étaient fréquentes, le leit-motiv « ah ça manque » pouvait s’appliquer à des articles aussi nécessaires que le PQ (nous le faisions venir de France par les amis et collègues) la farine ou les piles.
Il ne manquera rien tout à l’heure sur la marché rien sauf l’ambiance si particulière, le soleil et le bruit des vagues.