Famille, lectures, humeur du jour.
Le plein de ruines fait pour la journée nous aspirons à une bonne douche à l’hôtel, nous sommes en train de défaire les bagages quand des cris de douleur et de panique nous parviennent de la chambre de FU, elle vient de s’appuyer de tout son poids contre la rambarde du balcon où un essaim d’abeilles* a élu domicile, les demoiselles butineuses n’ont pas apprécié du tout et se sont vengées en laisssant des centaines de piqures ...
Pharmacien, médicaments, l’oedème est évité, ça va passer pensions-nous...Oui ça passe mais curieusement le processus du bronzage semble stoppé. FU se désespère, à quoi bon passer 15 jours en Grèce pour en revenir à peine plus hâlée qu’aprés un mois sous le crachin breton .
Dans la famille nous sommes du genre à prendre de belles couleurs en été, notre capital soleil bien entamé depuis la petite enfance, nous ne prenons pas beaucoup de précautions, il faut caraméliser, cuire, virer à l’ocre brun, les consignes de prudence actuelles ne sont pas encore au goût du jour, donc exposition à outrance, recto-verso.
Mais voilà qu’aux premières chaleurs de l’année suivante FU voit fleurir sur les bras, jambes et décolleté de disgracieuses vésicules qu’elle pourrait gratter jusqu’au sang... Bobologues, dermatos, allergologues... le verdict tombe : Allergie solaire, rien à faire si ce n’est de la puvathérapie, qui peut-être... et surtout de la patience. Personne ne semble intéressé par l’épisode piqures d’abeilles, mais moi, la mère, je sais bien que la vraie raison est là !
D’année en année l’allergie prend de l’ampleur, seul le visage est épargné, dés les premières chaleurs, pantalon et manches longues sont de rigueur, car elle n’a pas besoin de s’exposer pour que les boutons prolifèrent, indice de protection à 1000%, remèdes de grand-mère, sorciers et sommités médicales sont totalement et désespérément inéfficaces, ma jolie blonde à la peau dorée est restée en Grèce.
Amiedetoujours souffrant du même désagrément, quel euphémisme, lui dit « A 40 ans ce sera fini »
Chouette plus que 24 ans à attendre ! A chaque grossessse elle mettait beaucoup d’espoir dans les hormones censées régler bien des problèmes, en vain. Le point le plus douloureux se situant sur l’ourlet de l’oreille, transformée en chou-fleur, ça parait idiot décrit comme ça.
Aujourd’hui elle a 41 ans, toujours en conflit ouvert avec le soleil, mais dans la famille nous sommes solidaires, depuis 1 an la maman que je suis développe la même allergie, bras, jambes et décolleté hérissés de petits points granuleux remplis d’eau que je gratouille avec volupté et délectation, oui l’amour maternel peut aller jusqu’au mimétisme dans les affections cutanées.
Je hais les abeilles et j’adore le soleil !
*Je n’ai jamais su qui de l’abeille ou de la guèpe piquait, Maky me l’a dit maintes et maintes fois mais rien à faire…