Famille, lectures, humeur du jour.

Pas d'enfants pour ouvrir chaque jour une petite porte et y découvrir une friandise.
Pour moi l'Avent se décompte en mots rayés sur une liste de choses à faire avant le grand jour, celui où Fille Unique arrivera avec les 4 enfants.
Sitôt les embrassades achevées, les « mais comme tu as grandi, toi » passés, je sais au milimètre près comment se déroulera le scénario.
Arthur prendra un air détaché destiné à cacher son impatience de découvrir ses cadeaux. Depuis des mois il joue les Perrette, thésaurisant et dépensant les euros qu'il espère.
Victor regardera la table du goûter avec de la gourmandise dans les yeux.
Henri en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, énumèrera ce que le Père Noêl aura déposé en Normandie la veille, le repas et les invités. Nous saurons tout.
Et Eugénie dans tout ça ? Deux possibilités s'offrent à moi.
1- Elle participera de manière active à la dégustation des gâteaux et à la conversation.
2- Elle restera scotchée comme une bernique à sa mère. Nous avons connu ce cas de figure avec Henri. Très agaçant...
Histoire de leur faire comprendre ou du moins essayer, qu'ils ne sont pas venus jusqu'à nous rien que pour les cadeaux, je ferai un peu attendre le moment d'ouvrir les paquets (j'ai horreur des papier qui jonchent le sol) et enfin l'instant tant attendu du joyeux déballage arrivera avec, espéons-le, le contentement des uns et des autres.
Et Eugénie dans tout ça ? Je sais bien qu'à 2 ans un papier de soie et un bout de ficelle sont des présents merveilleux et je ne lui en voudrait pas de dédaigner lit et armoire de poupée.
Ma liste est longue, mais je raye tous les jours un petit quelque chose.