Famille, lectures, humeur du jour.

Le chéri de ces dames nous demande d’aller dans nos souvenirs photographiques, de comparer 2 photos et d’en tirer quelques réflexions.
J’ai la grande chance d’avoi mon arrière grand-mère à 2 ans et bien sûr Eugénie au même âge à peu de choses près.
Jeanne est née en 1868, pour ses 2 ans on l’emmène chez un grand maître de la photo d’art, ses cheveux blonds, qui jeune fille lui descendront jusqu’à la taille, auréolent son visage.
Nous sommes en 1870, la guerre gronde dans Paris, les citadins ne vont pas tarder à être affamés, bien qu’issue d’un milieu extrèment protégé, Jeanne
aura faim comme tout le monde et mangera du chat et du rat. Ce qui aura pour conséquence qu’elle ne sera jamais difficile et finira toujours son assiette.
Elevée par des gouvernantes, éduquée par des précepteurs, Jeanne ignorera longtemps qu’il y a des cuisines dans la maison où elle vit.
Enfance et jeunesse choyée, beau mariage mais veuve trop tôt avec 2 enfants de 8 et 10…
Un garçon qui mourra à la guerre de 14 et une fille, ma grand-mère qui mourra aussi trop jeune en laissant 2 enfants de 2 ans et 1 ans, papa et tante préférée.
J’ai bien connu Jeanne, sa vie a été longue.
Pour ce qui est des cuisines, Eugénie (qui a fait irruption dans nos vies le 24 octobre 2006) connaît bien, c’est son terrain de jeux favori, faire les mêmes gestes que sa maman, éplucher les légumes, nourrir ses bébés, et se mettre dans les faîtout…
Ces 2 petites filles n’ont rien en commun, ou alors il faudrait bien chercher…
140 ans séparent ces 2 photos, un papa chirurgien pour l’une, éleveur pour l’autre, enseignement à domicile pour la première, « socialisation précoce » en garderie pour la seconde, des frêres pour les 2, le château des vacances en Normandie pour Jeanne, une grosse maison normande pour Eugénie.
Je souhaite que les comparaisons s’arrêtent là, je ne voudrais certes pas d'un destin aussi tragique que celui de Jeanne pour Eugénie.
Pour l'inondation au café d'hier, Maky n'a même ralé!