Famille, lectures, humeur du jour.
Prostrée, à peine réveillée, ne réclamant qu’à dormir, pauvre petit oiseau perdu dans un grand lit, le choc a été rude pour Sister de voir maman comme ça.
Dans un joyeux brouhaha les infirmières finissent leur déjeuner « Oui aujourd’hui elle est fatiguée » c’est un euphémisme, elle est épuisée et brûlante.
Depuis jeudi soir qu’elle est dans ce service le « confidentiel » accroché au pied du lit mentionne son nom, prénom, âge, c’est tout.
Un gribouillis illisible indique la température, toujours élevée, et le seul traitement est celui pour une hernie hiatale, pas de nom de médecin, pas d’AVC signalé.
Je me demande même si à midi on lui a apporté un plateau !
L’heure du passage de l’infirmière arrive, 39°8 « Mais c’est beaucoup dit-elle » Avec mon air le plus ingénu je demande quel traitement on lui donne, elle regarde dans le dossier et très, très génée me répond : rien.
Je peux donc laisser mon mécontentement sortir.
Une femme de 86 ans, pas assez cohérente pour se plaindre ou réclamer quoique ce soit, avec une forte fièvre, que l’on laisse sans même
une perfusion depuis jeudi soir, il y a comme un problème.
Nous sommes samedi, pas de médecin, sauf celui des urgences, qui arrive au bout d’une heure et enfin à 18 heures Pomponette est perfusée, antibiotique, anti-fièvre et hydratation.
Il semblerait donc maintenant qu’une infirmière ne peut pas prendre l’initiative de donner ne serait ce qu’un doliprane à une malade.
Cet après-midi je m’attaque à la toilette…elle a un petit pansement à un orteil qui date de la maison…
Si je donne tous ces détails, ce n’est pas pour vous ennuyer mais pour la famille.
Autant dire qu’avec 39°8 elle ne nous a pas fait la lecture !